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If Akan becomes “object a”, she will die

Akan a buté sur une citation de Jacques Lacan, issue du Séminaire X: “L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas.”

Maintenant elle s’interroge : “ai-je connu cette échange unique avec quelqu’un?”

Oui, elle l’a connu quelques secondes, dans un village de France, perdu dans le sud.

Elle venait de quitter en pleurs son analyste,  elle était désespérée, le néant l’avalait, elle ne comprenait plus sa vie.

Lui, il l’a rattrapée en bas dans la rue, en prétextant aller chercher des cigarettes au tabac, il l’a regardée quelques secondes pour l’atteindre, et elle a sentie si fort ce regard d’amour.

Elle l’a refusé sans savoir, par instinct auto-destructeur, elle s’est refermée sur elle, sur rien.

Elle savait qu’il ne pouvait pas lui donner ce qu’il donnait déjà à quelqu’un d’autre, elle le savait, elle ne pouvait que refuser de connaître cette couleur amère amoureux.

Il eût été question de passion en place de l’amour.

Et cela lui semblait trop enivrant.

(Sur cette photo c’est autre chose: Akan les a photographiés à Lisbonne/airport, lui il ne l’aimait plus, et elle demandait son amour.

Elle lui donnait tout sauf ce qu’il attendait, et lui ne voulait pas de cette demande là.)

Alors la maigre Akan se penche sur son enfance et cherche des traces d’ amour.


Akan a été la fille de Andrée , la mère affamante.

{Quand l’Autre rabat l’amour au niveau du besoin, dit Lacan, il est étouffant.}

{Quand l’Autre « confond ses soins avec le don de son amour », quand l’Autre, à la place de donner ce qu’il n’a pas – ce qui est la définition de l’amour –} ne donne que la nourriture inerte.

Quand l’Autre, donc, à la place de donner ce qu’il n’a pas «  gave Akan de la bouillie étouffante », alors Akan a refusé de satisfaire à la demande de Andrée : « Akan gavée de bouillie-leurre d’amour,  a refusé la nourriture et a joué de son refus comme d’un désir de rien, d’un rien fécond, avec une charge potentielle positive.

Elle arrache son propre coeur de son corps, pour mieux voir et vivre.

“Oculaire Cardiaque”. Copyright Alice Odilon 2009.


Akan utilise son anorexie comme son signe identificatoire,  vouant un culte au rien sacré.

Akan ne se représente pas, elle ne vit pas dans son corps, simplement dans ses yeux.

S’il fallait qu’un miroir la réfléchisse il montrerait une forme filiforme placardée d’un manteau plat sans profondeur ni intérieur.

L’image d’Akan dans le miroir est une housse en plastique,  pas grand chose d’elle-même puisque tous les vêtements vitaux sont enfermés et rendus  invisibles par le contenant à fermeture éclair.

Akan sert de  porte-manteau en os, la seule structure capable de tenir tête au mauvais oeil de la mère méduse.

L’habit ne fait pas Akan.


“Anorexie”. {“Abercombrie and Fitch” picture.}


Le manteau  spéculaire  cache le ceintre maigre et habille la douleur.

Mais Akan se cache dans bien moins encore.

Akan se cache dans son  regard, elle  incarne l’objet regard.

La césure corporelle s’effectue par les yeux.

Le regard est le lieu où Akan “tient son moi et même son corps”. { Françoise Dolto : l’enfant du miroir}.

Çà vit uniquement dans son regard.

Les yeux sont le sanctuaire de vie de Akan. Ils ne se représentent pas, ils voient.

Akan est l’objet regard dont la présence meurtrie.

Son regard tue.

Alice Odilon. 21 septembre 2010.

Akan stumbled over a quotation of Jacques Lacan, in  Seminary X: “ Love consists in giving something that other one doesn’t have to somebody else who does not want it ”.

Now she asks herself: “ did I knew this sort of unique exchange with anybody ?”

Yes, she knew it, once a time,  for some seconds, in a village of France, lost in the south.

She had there just left  her analyst, she was despaired, she didn’t understood her life anymore.

The analyst  caught her in the street below, by using as an excuse going  to buy cigarettes in tobacco, he looked at her to attain her, and she felt so very much this look of love.

She refused it without knowing how to accept what she wanted so much, by auto-destructive instinct, she closed again on her, on nothing.

She knew that he could not give her what he has already given to somebody else, she knew it, she could only refuse to know this pain of loving failure.

It would have been question of live passion instead of love.

And it seemed forbidden for them.

Then thin Akan remembers her childhood and searches traces of  love.

Akan was the daughter of Andrée, the “starvation” mother.

{When Other one pulls down love at the level of the need, says Lacan, he is oppressive}.

{When Other one « merges its care with the donation of its love », when Other one, gives dead food instead to give what he does not have – what is the definition of love– he is an abuser}.

When Other one, therefore, to give what it does not have « force-feeds Akan with the oppressive gruel », then Akan refuses to meet at the request of Andrée: « Akan force-fed with gruel – decoy of love- , refuses the food and plays her refusal as a wish of nothing, a fecund nothing, with a positive potential load.

She tears off her own heart of her body, to see better and live.


“Le temps du coeur”.Copyright Alice Odilon 2009.


Akan has in fact no identity,  only the one to be anorexic, toxicomane of the nothing.

Akan cannot be represented by herself, she doesn’t see her real self, because it’s not shown in the mirror.

If it was possible that a mirror reflects it,  it would show a spindly form posted by a superficial flat topcoat nor an inside.

Akan appears as a ghost in the mirror, she is completely picked up by this specular picture, that means her emptiness, as her weak vital inside stays invisible in the mirror.

Akan is the coat rack in bones, the only structure able of standing up to the bad eye of the killer mother.

The specular coat does not make Akan.

It  hides the thin Akan and dresses pain.

The bodily caesura is made by eyes.

“Le Marquis”. Self-portrait Alice Odilon 1984. All rights reserved.


Look is the place where Akan ” holds her self  and even her body “. {Françoise Dolto: the child of the mirror}.

Life stays only in her look.

Eyes are the shrine of life of Akan.

They’re not visible, but they see.

Akan is the object “look” of which  presence hurts.

Her eyes kill.

Alice Odilon.

September 21st, 2010.



L’hirondelle volée

Il doit être 1 heure de l’après-midi, et une chaleur encombrante monte dans la rue où nos deux personnages entament un long débat.

- Vous marchez trop vite! si vous voulez parler, ralentissez!

Votre rythme délibérément accéléré me fatigue!

S’écrie la jeune fille suivant le pas furtif de Akan déjà quelques mètres devant elle.

- Oh! excusez moi, j’aime tant aller vite, engager la voie, m’élever presque du sol.


“Elle s’élève”.Copyright Alice ODILON 2010


Je ne me rends pas compte, je vais comme l’oiseau.

C’est joli votre tatouage à l’intérieur de votre bras gauche!

C’est étrange; ces hirondelles naturalistes, s’imprègnent en vous comme une plaie bleue marine.

- Vraiment trop long à cicatriser, cela met du temps à se faire oublier.

- Et quel est le sens de ce logo au centre du tatouage?

- Personnel, cela ne vous regarde pas.


- Excusez moi encore de mon indiscrétion.

C’est que j’aime les hirondelles, voyez-vous?

Les martinets m’ont sifflé le secret de la liberté, grâce à leurs cris, leur vol périlleux rasant les murs de l’enceinte ténébreuse contrôlée par ma mère, j’ai pu tenir dans la nuit, alors qu’il faisait encore jour en ces étés superbes.

Les hirondelles m’avertissaient de ce qui métait possible encore de tenter pour m’échapper de l’emprise.

Dans les moments les plus noirs, quand j’étais seule dans mon lit loin du monde, j’entendais leurs cris, et c’était tout.


- Pourquoi me dites vous ces choses? Cela ne me concerne pas et ne me touche pas.

- Peut-être bien. Elles sont tellement importantes pour moi.

Vous savez quand je suis devenue femme, je pensais toujours aux hirondelles.

Un jour, à Paris, rue de la Paix, une lumière blanche a captivé mon regard

dans une vitrine abondante d’un joaillier.

Sur un banc de velours bleu, étincelait une hirondelle en or blanc sertie de diamants.

Je suis entrée et je l’ai achetée sans réfléchir.

Je la voulais autour de mon cou, mais c’était une erreur, une hirondelle ne s’attache pas.

D’ailleurs elle s’est vite envolée, on me l’a volée peu de temps après.


“L’hirondelle s’envole après avoir été volée”. Copyright Alice ODILON 2010.


Je l’avais mise dans un coffret et je ne l’ai plus jamais retrouvée.

je l’ai cherchée longtemps, puis je me suis consolée de l’avoir perdue, car je ne l’avais pas oubliée.


- Ce n’est pas moi qui l’ai volée!

- Bien sûr que non! vous l’avez seulement dessinée et graver dans la chair de votre bras, mais une hirondelle ne se représente pas, un signe s’écrit, l’hirondelle s’écrit dans le ciel, ce n’est pas un dessin, elle

écrit sa vie, elle s’écrie de cette conscience acérée de la vie.

Dessiner une hirondelle sonne comme un non sens. voyez-vous?

- Non je ne vois pas, je veux que vous voyez mon tatouage, que vous me regardiez et que vous me trouviez belle.

Ce tatouage m’est désormais attitré, ces foutus oiseaux indélébiles crèvent dans mon épiderme, je dois faire avec, et vos histoires je m’en fous.

Elles ne peuvent plus bouger maintenant, ni elle, ni vous, vous entendez?

je n’ai rien demandé aux hirondelles si ce n’est qu’elles se taisent à jamais dans ma peau.

Que le ciel devienne ma peau partout, pour elle, pour cette mère que je déteste!

Que ma chair avale les hirondelles et ma mère!

Et maintenant poussez-vous, partez! que je vous oublie aussi fort que le coeur!


- Alors, Adieu, répondit Akan, mystérieuse et libre.

Alice ODILON. Copyright 3/7/2010

It must be 1:00 pm , and a cumbersome heat goes up in the street where our two characters start a long debate.

- You walk too quickly! if you want to speak, slow down!

Your deliberately accelerated rhythm tires me!

Exclaims the young girl according to the furtive step of Akan already a few meters in front of her.

- Oh! excuse me, I like so much to go quickly, engage the way, take of almost.

- I do not realize, I go my way like a bird.

That’ a nice tattoo you’ve got on the inside of your left arm!

That’s  strange; these naturalist  swallows, impregnate your skin like a marine blue wound.

- Really too long to heal, it takes to much time to made me forget it.

- And what does mean this logo in the center of the tattoo?

- Private. It’s not your business.

- Again Please accept my apologises for my indiscretion.

That’s because I love  swallows,  you see?

The swifts whistled to me the secrecy of freedom.

Thanks to their cries, thanks to their perilous flight shaving the walls, – the dark enclosure of my mother – I could stay in the dark, during these nights of Summer.

The swallows informed me what was still possible to try for me to escape from the morbid hold of my mother.

In the blackest moments, when I was obliged to go to bed far from the world, I heard their cries, and that was it.

- Why are you letting me know all these things?

That does not relate to me and does not touch me.

- Perhaps well. They are so important for me.

You know when I became woman, I always thought of the swallows.

One day, in Paris, Rue de la paix, a white light captivated my glance in an abundant window of a jeweller.

On a blue velvet bench, was glittering a swallow in white gold crimped of diamonds.

I entered and I bought it without any doubt.

I wanted it around my neck; but it was an error, a swallow cannot live captive.

Although it was quickly flown away: it was stolen next year after.

I had put it in a box and  l never found it again.

I had sought it for a long time, then I comforted myself with the dead thought I had lost it.

But I have never forgotten it.

- I didn’t stole it!

- Of course not! You only drew and engrave it in the flesh of your arm,

but a swallow cannot be drawn, a sign writes itself, a swallow  writes itself in the sky, this is not a drawing, it writes its own life, with its sharp-edged conscience of life.

To draw a swallow sounds like no sense. Do you understand?

- No I don’t see what you mean, the only thing I want is that you would admire my tattoo, that you look at me and that you find me amazing.

This tattoo is me, these bloody indelible birds die in my skin, I must deal with them by now.

They cannot move any more now, neither them, nor you, you listen?

I only asked  the swallows they would keep silent forever in my skin.

Let the sky become my skin everywhere, Let my flesh swallow the swallows and my mother!

And now get away, leave!

I want forget you!

- Then, Good-bye, answered Akan, mysterious and free.

Meeting an anti-girl

NB: Depuis le début de ce blog, j’aurais dû mentionner que le code est le suivant:

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Amis lecteurs gardez les en mémoire, si vous en avez envie.

Reprenons: Après le difficil entrevue entre le grand homme élancé et Akan, il se passe des choses tristes dans la tête de notre héroïne: des choses amolissant, ralentissant l’envie et l’énergie de celle-ci.

Elle qui d’habitude part de rien et retrouve son tout, se situe maintenant sur une ère de rue délicate et pleine d’embûches.

A chaque pas, il faut bien regarder de tous côtés pour voir venir l’ennemi, ou l’espoir, la Figure A.

Rien n’est moins simple que de poursuivre et repartir en avant, même de travers.

Akan sait que si elle renonce, elle mourra par l’ennui et la mort dans l’âme.

Il vaut mieux aller jusqu’au bout et tenter le coup pour le tout A-Figure.

Elle n’y perdra rien, elle y perdra toute sa vie.

En s’amusant des contraires, Akan marche à côté d’une jeune fille blanche à la peau immaculée, fraîche du matin, toute neuve, éclose et pourtant……

Les rythmes des pas de nos deux personnages coïncident presque, il reste un écart imperceptible dû aux poids différents des corps.

La jeune femme petite et massive, porte son bassin comme la mort, comme une faute impardonnable, une erreur exquise, un écran à la vie.

Tout son corps est attaché à cette masse finale d’inertie.

Elle voudrait cacher çà, l’oublier, oublier son poids aveugle et sa masse réelle.

Mais elle ne peut pas, elle en fut dotée par le Dieu du malheur, lors de ses 4 ans.

De ce terrible fait elle marche lourdement, freinée par la part sourde.

D’ailleurs elle a senti le bras de Akan frôler sa robe et cela ne lui plaît pas car elle ne veut pas que l’on sente son corps, que l’on touche une parcelle de sa peau sublime, que l’on voit la largeur de ses hanches

prisonnières dans la chair opâque.

- Excusez-moi, s’écrie Akan, comme une idiote.

- Ce n’est pas grave, murmure la gamine taciturne et sombre.

- Je voulais vous dire; vous avez l’air d’une amphore, d’un vase de plomb, votre allure si épaisse et sombre me fait mal, avoue Akan, d’un flot de mots lancés.

Votre tronc est votre énigme, la question non élucidée, le sujet essentiel, que vous évitez depuis longtemps, des années, certainement.

Cette boîte en vous va rester fermée et se durcir encore, la porte ne cèdera jamais, il est trop tard.

Vous avez été traumatisée dans l’enfance par les méfaits d’un abuseur menaçant de mort votre mère, et vous avez dû la défendre nuit et jour.

Vous vous êtes perdue à vous battre contre le mal, votre mère s’en est sortie et vous a sauvée aussi, mais vous vous êtes tout de même perdue et le trauma vous a emmenée de l’autre côté, celui des méchants.

De témoins victime, vous êtes devenue un prédateur.

Les parents harceleurs font des enfants manipulables qui donnent naissance à des manipulateurs pervers narcissiques. Votre mère était manipulée par sa mère, elle est devenue anorexique pour survivre de l’emprise; Vous êtes née en 1988, Vous avez été une petite fille sage, chagrinée car vos parents se sont séparés lorsque vous aviez 3 ans.

Vous avez été mal pendant cette période, très mal, vous perdiez tout sentiment de sécurité; votre mère était seule et vous sentiez sa faiblesse et son errance.

Un jour de février 92, elle s’est perdue dans les bras d’un abuseur comme pour retrouver l’emprise sécurisante et morbide qu’elle avait connue petite fille avec sa propre mère.

Vous avez réalisé comment votre maman était manipulable et cela vous a terrorisée.

Elle vous est apparue faible et imbécile, vous avez vu son aveuglement presque aussitôt.

La manipulation mentale a été votre mécanisme de  survie.

Voyant votre mère se détruire sous l’emprise de l’abuseur.

Vous avez emprunté la stratégie du harceleur menaçant votre vie et celle de votre mère.

Cela vous a permis de ne plus avoir peur.

Mais cela ne vous a pas rendu heureuse, cela vous a donné cet air maussade, ce visage contracté de mécontentement, votre côté bilieux, votre mémoire morose.



- Non mais çà va pas, espèce de folle! comment osez-vous? vous êtes vous regardée dans une glace, horreur de ma vue, mocheté, affreuse vieille femme, vous êtes si laide, tas d’os, terrible spectre nerveux, vous n’avez pas le droit de me dire la vérité.

- Si je suis ainsi c’est que je l’ai voulu, voilà toute la différence.

je me veux maigre et ardue comme l’herbe des chemins.

Sèche et racée en hirondelle dans le ciel.

Mon pas abrite mon coeur et mon corps respire dans mes pas.

je ne transporte plus rien avec moi que moi-même et mon présent, le reste s’est envolé, le mal s’est assoupi. Des cancers j’ai fait des gallets sur la plage.

Je me suis acceptée.

- Vos dires sont infondés. j’ai en effet un corps intérieur symbole de masouffrance et mon histoire dramatique, j’ai une volonté d’acier pour combattre le mal que je vois partout.

Je dois maîtriser les gens, les séduire, les charmer, les observer, les tester, les flatter.

je dois tuer l’autre pour vivre.

Je n’ai pas le choix, c’est ma vie.


Alice ODILON. Copyright 2/07/2010.


NB  Since the start of this blog I should have mentioned the following equivalence :

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Dear Readers bear this in mind if you so wish.


Let’s continue: Following the difficult meeting between the tall elegant man and Akan something sad came to pass in the mind of our heroine, something relaxing, reducing her desire and energy.

She, who normally started from nothing and yet discovered everything, found herself in a delicate situation on a road full of pitfalls.

With each step she had to look around for potential dangers, or hopefully for Figure A.

Nothing is easier than to continue and to move forward, even awry.

Akan knows that if she doesn’t she’ll die of boredom and a heavy heart.

Better to go through with it and go all out for A Figure.

She won’t loss anything; she’ll lose all her life.

Whilst reflecting on these contradictions, Akan was walking next to a pale young girl with perfect skin, fresh as a daisy, brand new, as if newly hatched and yet………….

The rhythms of their steps almost coincided, there was just an almost imperceptible difference due to their contrasting body weights.

The young girl, small and heavy built, carried her pelvis as if dead, like an unforgivable sin, a terrible error, a shield from life.

All her body is attached to this mass of death and inertia.

She would have liked to hide this, forget it, forget her weight and her true mass.

However she is incapable, she was cursed with it by the God of misfortune when she was only 4 years old.

As a result of this terrible fact she walked heavily, slowed down by her handicap.

Besides she had felt Akan’s arm graze her dress and this was unpleasant for her as she didn’t want anyone to feel her body, to touch any part of her magnificent skin, or see the size of her hips imprisoned within.

- Excuse me, exclaimed Akan like an idiot.

- It’s nothing, murmured the taciturn and gloomy young girl.

- I’d like to tell you; you look like an amphora, a vase made of lead, your appearance so solid and somber upsets me, confessed Akan, with an outpouring of words. Your body is your enigma, the unanswered question, the essential subject that you have avoided for so long, years no doubt.

This box in you will remain closed and become even more durable, the door will never open, it is too late.

You have been traumatised in childhood by the misdeeds of an abuser threatening the life of your mother, and you had to defend her night and day.

You entered perdition by fighting against this evil, your mother escaped, saving you as well, despite which you were lost, the trauma transformed you and you ended up on the side of the wicked.

From being a victim and witness you have become a predator.

Overpowering and aggressive parents produce children that are easily manipulated who themselves give birth to perverse narcissic manipulators.

Your mother had been manipulated by her mother so she became anorexic to escape this stranglehold; You were born in 1988, you were a well-behaved little girl, saddened when your parents separated when you were 3.

You were unhappy during this period, very unhappy, you lost all sense of security; your mother was alone and you sensed her weakness and wandering.

One day in February 1992 she fell for an abuser as if she wanted to return to the unhealthy sensations of her childhood being manipulated by her own mother.

You realised how easily your mother could be manipulated and that terrorised you.

She seemed weak and stupid to you, you saw how blind she was almost immediately.

Mental manipulation was your means of surviving.

Seeing your own mother self destruct under the influence of the abuser, you took on the mantel of the abuser who threatened both you and your mother.

Like this you were no longer afraid.

However this didn’t make you happy, it gave you your sulky attitude, your discontented look, your bilious manner, your morose memories.

- But who do you think you are? You’re mad! Who gave you the right?

Have you looked in a mirror recently? Awful, horrible old woman, you are so ugly, a pile of bones, a nervous wreck, you don’t have the right to tell me the truth.

- I’m like this because I want to be, that’s the big difference.

I want to be thin and tough like grass growing on paths.

Dry and racy like swallows in the sky. My steps harbour my heart and my body breathes through my steps.

I have no other baggage than myself and my present, all the rest has gone, my pain has gone to sleep. I have transformed my cancerous memories into no more than pebbles on a beach.

I have come to terms with myself.

- What you say is untrue.

Effectively I have an inner body which is a symbol

of my suffering and my dramatic past; however I have a will power of steel to fight the evil that I see everywhere.

I have to master people, seduce them, charm them, observe them, test them, and flatter them.

I need to kill others to live.

I have no choice, it’s my life.


Alice ODILON. (Traduction David SOAMES)4/06/2010


Anorexia: The Irreversible Figure

I use photography as an analysis (beyond my control).


(By trying to give up my anorexic control, and without my Psychoanalyst RB, my friend.)


To make a photo is to lye on the couch and make free associations.




“The Irreversible Figure A”. copyright Alice ODILON 2009. No clone is free.


At the start, losing control of my thoughts was simply obscene to me, and I always looked for a pure sense of my associations.


Then I lived with, I seized, as so aptly Magritte, an image is a way of describing a thought.


(This inspired thought units visible things so that their mystery is evoked.


The thoughts suggesting the mystery are like the world because the world is mystery.)


The idea pushed by the unconscious links the opposites, giving an alive referent.


(The paradoxical relationship between representation and reality make disappear the resemblance.)


Magritte uses the banality of the common place to the visible world but also to reveal something else.


The picture is a setting in abyss of words and images, without ever finding the right direction.


I think Magritte was constantly trying to find his “I”, denying the real alienation of Disorder, (Chilhood bereaved by the suicide of his mother), and demonstrated the presence of invisible point: the unconscious, the only country of use.

The mystery is enjoyment because it cannot be revealed.


There is a strong parallelism between the mirror stage, Magritte and his research,on one hand, and on the other hand, the Myth of Persée and Medusa, and anorexia,(development gap between perception and reality


by the thinness convulsing the expected image) .


As said Persée beheading the Medusa: ”I was not where you could see me.”


The anorexic girl foils the disposition of the superego with using her irreversible thinness first kept secret and hiden by the coat that conceals the anorexic.

(Maintained in the agreed superego).


We can  say that the superego denies the unconscious.







“The Weapon.” 2001. Copyright Alice ODILON. No clone is free.



Then the sickle of apparent odds arises in front of the other and the anorexic girl kills him…


At the beginning the anorexic girl is initially invisible in her mystery behind her sudden and lethal weapon: the bone sickle.


Her symptom has not been noticed yet by the others.

So the clothes, being metaphorical image, the anorexic girl will consistently hiding in the folds or at least the broad to live in the spaces between body and fabric.



“Mimétique Dentelle”. Copyright Alice ODILON 1977.





Given that the skin is the mirror between the inside and outside, between form and magma body; I might say that the anorexic girl installs a gap between the skin and flesh, and another between the skin and clothing.


The anorexic girl uses this deviant strategy because she does not enter


in a standardized and castrating language.


She wants to keep and give to see what she doesn’t have.


But she goes further because she falls in the spiral of irreversibility namely making her weight lighter each day toward the ultimate infinity.


It is not in a time loop, it is an hypertely vertigo of time.


She happens to herself because she is time-bound body.


(The elusive moment of time, there is one, it is blank.


This is one of that, the irreversible real).


She does not stop the time, she flows into the movement of the seconds and his overactive body to appear just a short time.


The irreversible time makes everything new each time, every unique moment, “there is one,” as said Lacan.






“She will be re-born from herself from her bones and limbs”. Copyright Alice ODILON 2009.



(The word reel in French gives leer to read it backwards, says Lacan.


{Leer in German means empty: the real, time is the thrust of the vacuum, or, as physicists say “the vacuum is a push.”


But this is not the empty hollow space which is usually a surge, that is the void of time which is a thrust.


In the vacuum of space we fall in the time and come up in a dance}.


Guy Massat. Psychoanalyst.






“Inside Out” as Top of Issey Miyake 2001. Copyright Alice ODILON.








{“Gradually everything will start to fail in its place”.} Claude RABANT.



Anorexia Is a dance without a trace.moon29

Alice ODILON November 2009.



Anorexie: Figure de l’irréversible

J’utilise la photographie comme une analyse (beyond my  control).


(En tentant d’abandonner mon contrôle anorexique,  et sans mon Psychanalyste RB,  mon ami).


Faire une photo c’est m’allonger sur le divan et faire des associations libres.


Au début  perdre le contrôle de ma pensée était tout simplement obscène à mes yeux et je cherchais toujours un sens pur à mes associations.


Puis avec mon vécu,  j’ai saisis, comme le dit si bien Magritte, qu’une image est un moyen de description d’une pensée.


{Cette pensee inspirée unit des choses visibles de telle sorte que leur mystère soit évoqué.


Les pensées qui suggèrent le mystère ressemblent au monde car le monde est mystère}.

Cette pensée poussée par l’inconscient établit un lien entre les contraires.


ce qui donne un devenir sans référent mort.


(La relation paradoxale entre la représentation et la réalité fait disparaître la ressemblance).


Magritte se sert de la Banalité, du lieu commun pour faire visible le monde mais aussi pour révéler autre chose.


La photo est une mise en abîme des mots et des images, sans jamais tomber dans le bon sens.


{C’est d’ailleurs ce que Magritte a souhaité pour chacun de ses tableaux, l’idée étant “d’obtenir une image qui résiste à toute explication”}.


Il y a un rapport évident entre la recherche de Magritte face au langage et aux images et le stade du miroir qui fait jouer la confrontation entre le réel et la forme spéculaire et l’écart censé naître du “JE”.


Je pense que Magritte a sans cesse essayé de trouver son “Je”, refusant l’aliénation du réel traumatique (enfance endeuillée par le suicide de sa mère), et démontrer la présence du point invisible: l’inconscient, seul pays de jouissance.


Le mystère est jouissance car il ne peut être révélé.


Il y a un fort parrallèlisme entre le stade du miroir, Magritte et sa recherche, le Mythe de Persée et  la Méduse,  et l’anorexie, mise en écart entre l’image et la réalité par la maigreur convulsant l’image qu’on attend.


Comme dit Persée en décapitant la Méduse: “je n’étais pas là où tu me voyais”.


L’anorexique déjoue l’aliénation du surmoi par sa maigreur irréversible d’abord tenue secrète et non vue par l’entourage dupé par l’habit  qui cache l’anorexique. (maintenue dans le surmoi convenu).


On peut dire que le surmoi cache le moi et nie l’inconscient.


C’est quand la faucille des côtes apparentes surgit au regard de l’autre que l’anorexique tue l’autre.


Car l’anorexique est  d’abord invisible dans son mystère et soudain tend son arme fatale: l’os en forme de faucille.


“L’Arme”. 2001. copyright Alice ODILON. No clone is free.

Ainsi le vêtement étant métaphore de l’image, l’anorexique n’aura de cesse que de se cacher dans les plis ou du moins faire du large pour pouvoir vivre dans les espaces vides entre le corps  et l’étoffe.

“Supermodel Sandra Heidoff in Issey Miyake dress.2001.” copyright Alice ODILON.


Sachant que la peau est le miroir entre le dedans et le dehors, entre la forme et le magma du corps on pourrait dire que l’anorexique installe un écart  entre la peau et la chair  et un autre entre  la peau et le vêtement.



“Grand Manteau Issey Miyake”. 2001. Copyright Alice ODILON

L’anorexique recourt à cette stratégie de secours car elle ne veut pas entrer dans un langage normalisant et castrateur.

Elle veut garder ce qu’elle n’a pas et le donner à voir.


mais elle va plus loin car elle joue de la spirale de l’irréversibilité à savoir son poids s’allège chaque jour vers l’ultime infini.


Elle n’est pas dans un temps bouclé, elle est dans une hypertélie du vertige du temps.


Elle advient à l’unité d’elle-même car elle est liée au temps corporel.


{L’instant insaisissable du temps, il est un, il est vierge. C’est le un du çà, l’irréversible réel}.


Elle n’arrête pas le temps, elle se jète dans le mouvement des secondes et de son corps suractif pour apparaître ne fut ce qu’un court instant.


Le temps irréversible fait que toute chose est nouvelle à chaque fois, que tout moment est unique, « qu’il y a de l’un », comme dit Lacan.


{Le mot réel ça donne leer à le lire à l’envers, nous dit Lacan.

“Inside Out top of fur Issey Miyake”. 2001.Copyright Alice ODILON


Leer en allemand veut dire vide : le réel, le temps c’est la poussée du vide, ou, comme disent les physiciens : « le vide est une poussée ».

Mais ce n’est pas le vide creux de l’espace ordinaire qui est une poussée c’est le vide du temps qui lui est une poussée.

Dans le vide de l’espace on chute, dans celui du temps on est soulevé comme par une danse.} Guy Massat. Psychanalyste.


{“De proche en proche toute chose va commencer à manquer à sa place”.}  Claude Rabant.

Supermodel Sandra Heidoff in Tulle Dress by Issey Miyake. 2001. Copyright Alice ODILON

L’anorexie est une danse sans trace avec transparence et plis d’obscurité.
Alice ODILON. Novembre 2009.

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