“Portrait de Nade”. Copyrights Alice Odilon 2012. All rights reserved.
L’histoire commence avec son visage enregistré régulièrement par les CCTV.
Nade avance dans la lumière des néons, offerte aux écrans de sécurité.
Sa peau exacerbe la luminance des effets de blancs. La regarder c’est la toucher, tant le voile de son épiderme se fond dans une poussière de porcelaine.
La fluidité de ses joues relie les traits de poupée asiatique.
Des sourcils délicatement précis au ton de roses bulgares, des taches de rousseur réparties en petites étoiles sur la chair des pommettes et les ailes du nez, lui donnant un air de campagne, quelque chose de rare et citronné, une Eau Impériale de Guerlain.
Cette radiance du visage inaugure le sentiment d’une perception amplifiée, fondamentale.
Ce teint de peau éclaire l’histoire: par sa faute Nade mourra plus tôt.
Le masque de poupée raconte les sentiments les plus durs à supporter.
Le visage de fulgurance avalé par les yeux.
Le nez, la bouche s’érèctent en petits phallus roses.
Les lèvres tendrement tendues demeurent délicatement fermées.
Au lieu de crier.
Alice Odilon. 2008. Copyright.















Alice ODILON
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