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L’hotel, 20 Juin 2005

“Nade dans la Chambre Jaune.” 2011. Copyright Alice Odilon.

Dans la chambre jaune Nade s’est enfermée depuis hier soir.

La jeune femme se hisse dans l’espace clos dont la paroi mal éclairée cache des objets soustraits à la vue, des boîtes à chaussures vides, un butin.
L’alcôve d’un boudoir, la lumière rouge et blanche, des photos, un tableau ovale sur le mur: “Madame Bovary”.

Ce petit retrait de femme joue le rôle de bunker- sentinelle. (Panic-room semblerait aussi, approprié.)

De la fenêtre masquée par trois tentures en désaccord, Nade peut voir arriver de la rue, anticiper la venue des policiers.

Elle guette de temps en temps le bruit d’un moteur inconnu, plus puissant que d’ordinaire.

Dans ce cachot de nid, elle arrange des boîtes les unes aux autres, les étiquette afin de se rappeler, mettre à distance les évidences de son future proche.

Alice Odilon. Copyright.

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Simply enjoy another way browsing my work.

The Doll “Isee” and the androgyn temptation of anorexia

Je crois que cela se passait en Hiver, en janvier, dans cette ville inconnue, où je vivais chaque nuit dans mes rêves acérés.

A quelques dizaine de mètres de la tour akanienne, un petit café parisien avait imposé ses tables et badots, parmi lesquels je reconnus aisément Flower Doll avec sa capeline de pétales blanches, le Ragdoll cat, jouant à Lolita derrière ses immenses lunettes noires, dissimulant le bleu trop bleu de ses yeux ronds.
Assise plus loin, j’identifiais sans hésitations, malgré ce nouveau béret tombant, blanc également, la petite Akan, soucieuse de la beauté de sa peau et qui barrait le soleil grâce à sa nouvelle coiffure immaculée.
Elle aussi portait de larges lunettes noires pour éviter l’assaut des rayons UV sur le contour de ses yeux immenses.
Syndra Raynaud, “La Main coupée” fumait une cigarette blonde vanillée, les doigts longs étirés langoureusement, appuyée contre le bras de la Petite Akan.

Elle semblait avoir oublié sa “propriétaire”, la poupée voleuse amputée par les milices Iranniennes.

Qui, elle, n’avait toujours pas montré le bout de son bras.

Betsy Mac Call, seule, manquait à ce rendez-vous en terrasse; tombée de fatigue, immergée dans une sieste platiforme au 32 étage de la tour, après avoir couru quelques 40 km la veille pour: “The anorexic paper doll Charity”.

- Mince alors! s’écria la poupée fleur (habituellement muette et aveugle) en regardant arriver cette créature indécise et délicieusement ciselée, de l’autre côté de l’Avenue A.

- Elle est nue, sa tête est nue. Si maigre et si belle! Ses seins sont presque inexistants, pointés comme des dunes de sable. Murmura un homme assis à côté d’une pin-up jalouse.

- Elle est si blanche, si longue, si tendue!

Enchérit une jeune femme laide, à la peau couperosée et aux cheveux bruns courts, assise à une table à côté.

- Quelle façon particulière de marcher! Quelle élégance gauche!

S’étourdit Syndra Raynaud, les doigts déployés vers le ciel.


“The Androgyn Doll “ISEE”. Alice Odilon 2011


- Regardez! Ses yeux glacés chavirent au delà d’elle-même, comme si l’orgasme sexuel venait de traverser son corps de poupée au sexe indéterminé.

Ajouta la main coupée, soudainement bleutée par une sorte d’excitation envahissante.

- Elle semble avoir faim, de loin, je vois sa faim, la négation de sa faim en elle, pour être belle, indépendante, et insoumise. S’écria le Ragdoll cat, assis à côté de Flower doll.

- Elle semble vouloir échapper à son ombre.

- Quelle drôle d’inquiétude se lit sur son visage!

- Oui, elle semble terrifiée par quelque chose qui ne se voit pas, qui ne se dit pas! ajouta Akan aux aguets.

- Ces yeux transparents, c’est terriblement troublant! ronronna le chat!

- Un tel désarroi dans ce regard de verre, une telle déception! quelle pauvre poupée! s’écria le garçon de café, pâle de fatigue.

La créature incertaine avançait d’un pas silencieux et cassé comme celui d’un pantin.

La rigidité de ses membres empêchait un mouvement délié et entraînait des rythmes saccadés, surprenants, inquiétants et en même temps extrêmement séduisants.

Plus personne ne pouvait quitter des yeux cette poupée raidie et anéantie par l’absence de toute identité.

Il était plaisant de voir qu’elle n’appartenait ni au genre masculin, par son port de tête et la finesse de sa peau marbrée de froid, par la longueur de ses cils noirs caressant la lumière de la nuit, ni au genre féminin par ses allures adolescentes de jeune garçon insurgé.

Akan l’imagina, déchet de plaisir, prostituée, transsexuelle empêchée, esclave dieu offert aux violences et déjection d’une communauté grasse de pouvoir et de mensonges.

De son corps, on aurait dit celui d’un Apollon amaigri par la soif d’être une femme.

Cette allure terriblement enfantine et prostituée de poupée égarée, disparaissait parfois dans la lumière, si l’on considérait ses bras et l’angulation aiguë de ses jambes.

Rien d’une femme, tout d’un jeune homme et en même temps ni l’un ni l’autre! Une jeune femme maigre au sexe nu, à vendre!

Une tatouée, une brûlée par les cigarettes, un androgyne épilé pour la scène et la jouissance des illuminatis.

(L’objet des désirs enfouis chez ces Messieurs de pouvoir, masquant leur indomptables pulsions homosexuelle et prédatrice.)

- Un ange castré aux allures de fée perdue, sale, et wagabonde.

Virilité et vulnérabilité épousaient les forces saillantes de sa peau à fleur d’os.

Sa maigreur n’était plus, son squelette était tout, ses allures habillaient la chair disparue.

En même temps, ce manque de tout, inspirait une sauvage sexualité à tout ceux qui la regardait: un fantasme de viol, d’attaches, de claques et de possession terminale sur ce corps dénué de possession.

Elle semblait si embarassée de vivre son personnage, cette carcasse aristocratique.

Aveuglée par la peur, elle se sentit brutalement dévisagée par ces gens regroupés aux terrasses.

Elle lança  un regard de verre, opalescent et vif, cruel et tendre à la fois.

Comme pour dire: “je veux disparaître mais je veux subir votre désir criminel de me violer.”

Son être si incandescent se réfugiait dans des yeux admirables, impossiblement beaux, et son squelette érectile, qui finirait par tomber en cendre.

Akan eut très envie de l’inviter à s’assoir parmi ses amis.

Mais était-il humain de demander à quelqu’un de si affamé de se joindre à ceux qui vivent?

Alice Odilon. 21 of January 2011

If Akan becomes “object a”, she will die

Akan a buté sur une citation de Jacques Lacan, issue du Séminaire X: “L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas.”

Maintenant elle s’interroge : “ai-je connu cette échange unique avec quelqu’un?”

Oui, elle l’a connu quelques secondes, dans un village de France, perdu dans le sud.

Elle venait de quitter en pleurs son analyste,  elle était désespérée, le néant l’avalait, elle ne comprenait plus sa vie.

Lui, il l’a rattrapée en bas dans la rue, en prétextant aller chercher des cigarettes au tabac, il l’a regardée quelques secondes pour l’atteindre, et elle a sentie si fort ce regard d’amour.

Elle l’a refusé sans savoir, par instinct auto-destructeur, elle s’est refermée sur elle, sur rien.

Elle savait qu’il ne pouvait pas lui donner ce qu’il donnait déjà à quelqu’un d’autre, elle le savait, elle ne pouvait que refuser de connaître cette couleur amère amoureux.

Il eût été question de passion en place de l’amour.

Et cela lui semblait trop enivrant.

(Sur cette photo c’est autre chose: Akan les a photographiés à Lisbonne/airport, lui il ne l’aimait plus, et elle demandait son amour.

Elle lui donnait tout sauf ce qu’il attendait, et lui ne voulait pas de cette demande là.)

Alors la maigre Akan se penche sur son enfance et cherche des traces d’ amour.


Akan a été la fille de Andrée , la mère affamante.

{Quand l’Autre rabat l’amour au niveau du besoin, dit Lacan, il est étouffant.}

{Quand l’Autre « confond ses soins avec le don de son amour », quand l’Autre, à la place de donner ce qu’il n’a pas – ce qui est la définition de l’amour –} ne donne que la nourriture inerte.

Quand l’Autre, donc, à la place de donner ce qu’il n’a pas «  gave Akan de la bouillie étouffante », alors Akan a refusé de satisfaire à la demande de Andrée : « Akan gavée de bouillie-leurre d’amour,  a refusé la nourriture et a joué de son refus comme d’un désir de rien, d’un rien fécond, avec une charge potentielle positive.

Elle arrache son propre coeur de son corps, pour mieux voir et vivre.

“Oculaire Cardiaque”. Copyright Alice Odilon 2009.


Akan utilise son anorexie comme son signe identificatoire,  vouant un culte au rien sacré.

Akan ne se représente pas, elle ne vit pas dans son corps, simplement dans ses yeux.

S’il fallait qu’un miroir la réfléchisse il montrerait une forme filiforme placardée d’un manteau plat sans profondeur ni intérieur.

L’image d’Akan dans le miroir est une housse en plastique,  pas grand chose d’elle-même puisque tous les vêtements vitaux sont enfermés et rendus  invisibles par le contenant à fermeture éclair.

Akan sert de  porte-manteau en os, la seule structure capable de tenir tête au mauvais oeil de la mère méduse.

L’habit ne fait pas Akan.


“Anorexie”. {“Abercombrie and Fitch” picture.}


Le manteau  spéculaire  cache le ceintre maigre et habille la douleur.

Mais Akan se cache dans bien moins encore.

Akan se cache dans son  regard, elle  incarne l’objet regard.

La césure corporelle s’effectue par les yeux.

Le regard est le lieu où Akan “tient son moi et même son corps”. { Françoise Dolto : l’enfant du miroir}.

Çà vit uniquement dans son regard.

Les yeux sont le sanctuaire de vie de Akan. Ils ne se représentent pas, ils voient.

Akan est l’objet regard dont la présence meurtrie.

Son regard tue.

Alice Odilon. 21 septembre 2010.

Akan stumbled over a quotation of Jacques Lacan, in  Seminary X: “ Love consists in giving something that other one doesn’t have to somebody else who does not want it ”.

Now she asks herself: “ did I knew this sort of unique exchange with anybody ?”

Yes, she knew it, once a time,  for some seconds, in a village of France, lost in the south.

She had there just left  her analyst, she was despaired, she didn’t understood her life anymore.

The analyst  caught her in the street below, by using as an excuse going  to buy cigarettes in tobacco, he looked at her to attain her, and she felt so very much this look of love.

She refused it without knowing how to accept what she wanted so much, by auto-destructive instinct, she closed again on her, on nothing.

She knew that he could not give her what he has already given to somebody else, she knew it, she could only refuse to know this pain of loving failure.

It would have been question of live passion instead of love.

And it seemed forbidden for them.

Then thin Akan remembers her childhood and searches traces of  love.

Akan was the daughter of Andrée, the “starvation” mother.

{When Other one pulls down love at the level of the need, says Lacan, he is oppressive}.

{When Other one « merges its care with the donation of its love », when Other one, gives dead food instead to give what he does not have – what is the definition of love– he is an abuser}.

When Other one, therefore, to give what it does not have « force-feeds Akan with the oppressive gruel », then Akan refuses to meet at the request of Andrée: « Akan force-fed with gruel – decoy of love- , refuses the food and plays her refusal as a wish of nothing, a fecund nothing, with a positive potential load.

She tears off her own heart of her body, to see better and live.


“Le temps du coeur”.Copyright Alice Odilon 2009.


Akan has in fact no identity,  only the one to be anorexic, toxicomane of the nothing.

Akan cannot be represented by herself, she doesn’t see her real self, because it’s not shown in the mirror.

If it was possible that a mirror reflects it,  it would show a spindly form posted by a superficial flat topcoat nor an inside.

Akan appears as a ghost in the mirror, she is completely picked up by this specular picture, that means her emptiness, as her weak vital inside stays invisible in the mirror.

Akan is the coat rack in bones, the only structure able of standing up to the bad eye of the killer mother.

The specular coat does not make Akan.

It  hides the thin Akan and dresses pain.

The bodily caesura is made by eyes.

“Le Marquis”. Self-portrait Alice Odilon 1984. All rights reserved.


Look is the place where Akan ” holds her self  and even her body “. {Françoise Dolto: the child of the mirror}.

Life stays only in her look.

Eyes are the shrine of life of Akan.

They’re not visible, but they see.

Akan is the object “look” of which  presence hurts.

Her eyes kill.

Alice Odilon.

September 21st, 2010.



Rupture de parcours



La rue semblait vide et Akan, arrivait peu à peu aux frontières du Centre, annoncées par des enseignes de fast foods, des terrasses de cafés, des pavés neufs, des maisons

encastrées les unes dans les autres.

Si elle n’avait pas senti le regard écoeuré qui la poignardait dans le dos, et brûlait tout son corps, Akan aurait simplement souffert d’une douleur subite, aiguë entre les omoplates, fouillant les vertèbres et les nerfs électrisés.

” Akan poignardée dans le dos par un regard malveillant”. Alice ODILON copyright 2010.

Mais Akan perçut les yeux de son tueur virtuel.

Cet homme l’assassinait littéralement par son air vomisseur, dénonçant un des crimes présumé de Akan.

La jeune femme étrangère dans ces lieux sans histoire, osa se retourner, par instinct sentant sa propre pulsion scopique vouloir la défendre.

Elle fit quelques pas vers l’inconnu interloqué par cette mouvance féminine rompant avec la convenance des déplacements physiques entre homme et femme.

- Bonjour, s’il vous plaît, puis-je vous demander pourquoi vous me voyez avec la peur?

- Je ne vous regarde pas, je passe. Mes affaires m’attendent, je ne vois pas ce que vous voulez dire.

- Excusez-moi, j’ai vu votre arrêt sur le trottoir d’en face, j’ai senti votre crainte en me considérant.

- Non, non je ne vois pas de quoi vous parlez, répondit cet homme sur un ton plus haut.

J’ai simplement remarqué votre silhouette osseuse, j’ai eu mal pour vous, je vous ai trouvée inregardable.

Akan reçut une pique dans l’estomac; les battements de son coeur partirent en cavale.

Cet homme devait avoir une trentaine d’années et présentait une allure très affirmée et élancée.

- Ce bel homme est entrain de me dire la vérité, que je suis morte et je n’ai pas le droit de marcher dans cette rue, pensa Akan, très fatiguée.

- il vous manque tout, la chair, où est votre chair? interrogea l’individu s’étant approché de la jeune femme comme abattue.

Vous êtes vieille et vos jambes, vos bras m’apparaissent comme des branches d’un arbre foudroyé, vos gestes parlent d’une souffrance que je me suis cachée depuis toujours.

Je n’arrive pas à me dire que vous existez dans cette rue, là maintenant, en ce moment où, moi je passe, et où les femmes pour moi, portent la chair, m’invitent à les déshabiller du regard.

Une femme c’est bon à regarder, c’est du plaisir.

Je ne demande pas qu’une femme ait un regard, c’est moi qui voit, elle ne fait que se montrer, vivre par mon regard d’homme.

Je ne supporte pas vos yeux, ils sont trop grands et me gênent plus encore que cette chose cachée au bas d’un tableau de Holbein: “Les Ambassadeurs”.

Oui cette chose en biais, cette anamorphose de malheur,  me traquait comme vous avec votre visage mangé par vos yeux abusés.

Akan sentait son corps s’effondrer sous la négation verbale du jeune homme.

- Je ne sais pas, je ne peux pas, je…. je peux plus, laissez-moi.

- C’est bon, quelle personne bizarre vous êtes! vraiment je n’ai pas envie de vous parler d’avantage.

Vous me gênez, je ne supporte pas de voir vos clavicules saillantes, je n’ai jamais vu un corps comme le vôtre; c’est assez.

Au revoir.

Et l’inconnu s’en alla en grognant des mots inaudibles sur un ton pestiférant, au son desquels Akan aurait pu crever.


Alice ODILON. copyright. 27/06/2010.

The street seemed empty and Akan, came gradually to the borders of the Centre announced with signs of fast food restaurants, sidewalk cafes, new pavements, houses built into each other.

If she had not felt the disgusted glance which stabbed her in the back, and burned her body, Akan would have just suffered a sudden pain, an acute sore feeling between the shoulder blades, dismembering her prominent vertebraes and wrecking her electrified nerves.

But Akan caught the eyes of her virtual killer.

This man was murdering her by his vomiting glance, denouncing her presumed unpardonable fault.

The young foreign woman trapped in this non-sense situation, ventured to return, by instinct, lead by her own scopic pulsion trying to save herself from the lethal attack.

She walked towards the stranger (seeming taken aback by this female motion, breaking with the convenience of eye contact between man and woman.

- Hello, please, can I ask you why you’re watching me with fear?

- I do not watch anything, I pass. My business cannot wait.

I did not stare at you.

- Excuse me, I saw your stop on the opposite sidewalk.

I felt your fear while you were looking at me.

- No, no you’re wrong, replied the man, on a higher tone.

I just noticed your bones, I was bothered by your insulting body,I have found it “inregardable”.

Akan was picked in the stomach, and her heart beating went on the run.

This man might be thirty years and got a very assertive and slender style.

- This handsome guy is telling me the truth, I’m dead and I don’t have the right to walk down this street, Akan thought, very tired.

- You miss all the flesh, where is your flesh? questioned the stranger having approached the young shot woman.

You’re old and your legs, your arms look to me like branches of a dead tree.

Your move speaks about a suffering that I hid forever in me.

I can not tell to myself that you exist in this street, by now when I am, and where women, always will be at my disposal, invite me to leer their “dirty” body.

I do not ask a woman to decide, it’s me who watch.

She does show herself, to live through my eyes of man.

I can not stand your eyes, they are too large and scare me more than this thing hidden at the bottom of a Holbein painting: “The Ambassadors”.

Yes this anamorphosis hunting me like your face eaten by your special look.

Akan felt her body collapsing under this negative young man.

- I do not know, I can not, I …. I can not anymore, let me.

- It’s fine, what a weird person you are! I really don’t want to talk to you any more.

You embarrass me, I cannot be comfortable with your protruding collarbones, I’ve never seen such a thin body, it’s too much for me.

Goodbye.

And the stranger went away muttering inaudible words in a violent tone, so rude, than plague Akan might have died.

Alice ODILON. Copyright. 27/06/2010.

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