L’Anti-Plein de l’anorexie

Blythe Spumellaria copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 “Blythe Spumellaria”. copyright Alice ODILON 2009. No clone is free. All rights reserved.

L’être anorexique recherche son anti-plein.

De cette partie manquante elle ne peut faire le deuil

et cherchera toujours à engendrer une réaction d’annhilation entre le (+) et le (-) tout en rêvant que le (-) restera en nombre malgré les lois physiques inventées par les scientifiques.

Elle mime le non-être.

Dans ce caractère domine le néant.

Elle passe plus de temps dans sa préparation à vivre que dans son éclosion et sa maturation.

Ainsi l’anorexique se situe sur terre en phase de pré-existence

ou de post-existence.

Elle ne vit pas notre présent.

Il est donc possible d’imaginer le néant de l’anorexie comme une dimension

de non-existence où le sujet y trouve sa place à un instant donné

sans atteindre la phase vivante, et ainsi ne jamais retourner au néant.


Blythe before and after Life

 

 

 

 

“Blythe Before and after Life”. Copyright Alice ODILON 2009. No clone is free. All rights reserved.

 

 

 

 

 

 

Ce qui semble s’effacer par l’opération de négativité de l’anorexie se conserve par transformation et se redessine sous une autre forme, différente.

La négativité de l’anorexie pousse les choses, elle défriche les sentiers du devenir et inaugure la voie du renouveau.

L’énergie du vide anorexique est la quantité d’énergie présente et mémorisée pour atteindre le point zéro et tracer le “corps espace temps.

L’oeuf anorexique et cosmique correspond à un germe de non-être qui pousse le sujet à son devenir actif.

L’anorexique passe d’un état d’avant-existence (existence subie) passive et sans mouvement à un état d’”existence poussée.”

Cette poussée apparaît comme une évacuation du corps lui-même

mais cependant est l’essence d’un langage codé, gestuel,

liant temps et espace.

La poussée de la forme essentielle, (l’essence de la forme,)

aboutit à une nouvelle phase de post-existence intermédiaire

entre l’apparence subie et l’action

de la “forme essence”,

amenant de nouveau à un état de pré-existence.

La néantification de l’anorexie stoppe toute évolution continue des identités subites, des certitudes sans fondements, des engagements fatalement aveugles.

L’oeuvre de négation de l’anorexie ne repousse pas pour autant tout l’être subi dans un non sens.

Elle le porte au contraire à un surcroît de vie, de sens ou de créativitépar transformation.

Cette poussée vient du néant, se nourrit du manque et s’invente dans le temps et l’espace.

Elle est en mouvement , c’est son seul mode d’existence.

 

The anti-full of anorexia


The anorexic girl seeks her anti-full.

The lost of missing part can not be accepted

and always the a-girl seeks to create a reaction Annihilation between (+) and (-)

while dreaming that the (-) remains in number, in spite of the physical laws

invented by scientists.

She mimics the non-being.

In that character dominates the void.

She spends more time in preparing to live than

in her birth and maturation.

Thus the anorexic girl is located on land in pre-existence

and post-existence.

She does not live our present.

It is therefore possible to imagine the nothingness of anorexia as a dimension of

non-existence in which the subject finds its place at one short time

without reaching the alive stage, and thus never returns to nothingness.

What seems to disappear by the negativity of anorexia, keeps,

transforms and redraws itself in another form, different.

The nothingness of anorexia pushes things,

it clears the path of becoming and opens the road to renewal.


The “anorexic vacuum energy” is the amount of present energy

saved to achieve the zero point and to draw a “space-time body”

The anorexic and cosmic egg is a germ of non-being which grows subject to its active becoming.

The anorexic girl “lives” a passive (suffered existence ) and motionless pre-existence in a state of “advanced life.”

This drive appears as an evacuation of the body itself, but nevertheless, is the essence of a coded language, gestures,

linking time and space.

The thrust of the essential form, (the essence of form) leads to a new phase of post-existence through

between appearance and sustained action of the “form species”, bringing back to a state of pre-existence.

The dashing anorexia stops any continuous development of subjected Identities, unfounded certainties,

fatally blind commitments.

The Denying work of anorexia does not mean pushing all subjected beings in nonsense.

It is instead an extra life, or sense of creativity by transformation.

This push comes from nothing, feeds from the lack and invents itself in time and space.

The anorexic girl is on constant move, it is her only mode of existence.

Alice ODILON. December 2009.

 

Leave a Reply

WordPress spam blocked by CleanTalk.