La forme humaine sans épluchures

Lace A

La vie de Akan égale un sacerdoce, celui de la honte.
L’anorexie joue le rôle de masque. La honte de la pauvreté et la solitude. Akan ne vit pas de sa photographie, mais vit par la photographie: sa religion, sa drogue.

Quelle irrésistible envie d’échouer là où personne n’ose se risquer!

Par la photographie, la grande Photographie américaine, japonaise, européenne…

Akan trouve la grâce dans les images de Nancy Rexroth.


Copyright Nancy Rexroth.

Brassaï.

 

Copyright BrassaÏ.


Irina Ionesco.

Copyright Irina Ionesco.


Fukase.

 

copyright Fukase

Copyright Fukase.


Jeff Brouws.

Copyright Jeff Brouws.


Abott, Watkins, Vestal.

 

Copyright David Vestal.


Tina Modotti, Diane Arbus.

Copyright Diane Arbus.


Meatyard.

Copyright Meatyeard.


Outerbridge.

 

“William Curent and his first wife”. 1950. Copyright Paul Outerbridge.


Boubat.

 

Copyright Boubat.


 

Drtikol.

Copyright Frantisek Drtikol.


copyright Frantisek Drtikol.

et d’autres……

Elire l’action dans le champ de la photographie, ne pas parler.

Commencer d’abord, ressentir par soi-même, reconnaître certaines choses ayant un sens fort pour soi, les choisir, les mettre dans un ordre très personnel, parfois remis en cause par soi-même.

Accéder au plaisir d’être encore en vie après les coups de fusil.

Marcher seule dans les rues, entendre les hirondelles, courir des heures durant sans jamais s’arrêter.

Akan aime les étoffes en velours, les sièges Louis XVI, le stle Art Deco, les  lampes italiennes Fortuny, les chandeliers ruisselants d’étincelles, les miroirs Murano, les  fresques de Paolo Ucello, Fra Angelico, le vin de la terre africaine, les sacs Hermès, les parfums de Lutens.

L’ affinité pour ces choses, suppose un vécu anorexique de la réalité.

Les scènes de cette vie nécessitent un décor special afin d’être enregistrées..

Les autres humains incarnent l’energie, les tensions, les forces et les discordes.

Dans l’aire de Akan, avant la venue du modèle de sa vie, déambule seulement un homme, son mari, très absent, même quand il est à la maison, et l’une de ses filles, Ismene.

Les gens jouent des rôles différents dans les histoires, ils ne sont pas seuls, leur destins se mêlent à d’autres au rythme différent, au son désaccordé.

Pour Akan, la vie de réclusion lui permet d’échapper à l’injustice et à l’incompréhension.

La réalité la viole, elle a honte de sa peau, d’être vivante et désespérée.

Honte de se tenir bien, encore, dans ce dénuement le plus total.

Une seule chose peut rompre l’ennui pourri des jours.

Akan naturellement photographe, essaye de se défaire de cette terrible habitude, mais en vrai,son plus grand fantasme reste toujours de rencontrer son modèle alter-ego avec laquelle elle puisse jouer en série, un crime, un cri-me.

L’audace de placer une scène dans cette vie subie, soumise et banale, relève du plus beau défi, du courage des grands chevaliers.

Dans ses veines coule un sang de chevalière, pouvant se payer le luxe d’abîmer la réalité, d’en créer une autre, déformée.

Elle  va rencontrer encore une fois la figure anorexique modèle essentielle de son existence.

“Image de défilé manipulée”.

Akan’s life equals priesthood, that of shame.

The shame of poverty and loneliness, and for others, the fear of being poor within only approaching her.

Akan knows it for ages.

What sort of irresistible desire is it to succeed where others dare not venture?

Through photography, the great American Photography, Akan finds grace in the images of Nancy Rexroth


Copyright Nancy Rexroth”.

Imogen Cunningam, Abadzic, Edward Curtis, Julia Margaret Cameron, Brassai, Irina Ionesco, Fukase, Brouws, Abott, Watkins, Vestal, Tina Modotti, Diane Arbus, Meatyard,

Outerbridge, Bellocq, Boubat, Drtikol and other ……

Electing action in the field of photography, shutting up.

Starving first, feeling for herself, recognizing certain things, selecting some of them, putting them in a personal order, as soon contradicted by herself.

Getting the pleasure of being alive after the shots.

Walking alone in the streets, hearing the swallows, running for hours without ever stopping.

Akan loves velvet fabrics, Louis XVI seats, Italian Fortuny lamps, chandeliers dripping with sparks, Murano mirrors, frescoes by Paolo Uccello, Fra Angelico, the wine of the African soil, Hermès bags, Lutens perfumes.

The affinity for these things, requires an incomplete experience of reality.

The scenes of life require a setting to be saved ..

Others embody the scene, tension forces and discord.

In the area of Akan before the coming of “the Model of  life”, wanders just a man, her husband, very absent even when he is home, and one of his daughters, Ismene.

People play different roles in the stories, they are not alone, their destinies mingle with others at different pace, the sound out of tune.

Akan, hiding in her life allows her to escape the injustice and incomprehension.

The reality rapes her, she’s ashamed of her skin, to be alive and desperate.

Shame to keep well, even in this abject poverty.

One thing can break the boredom rotting days.

Akan naturally photographer trying to get rid of this terrible habit, but in real, her greatest fantasy is always to meet her alter-ego model with which she can play series, as a crime, a cry-me.

The audacity to build a scene in this suffered, common life, evokes the greatest challenge, the courage of the great knights.

In her veins flows the blood of an author, which can afford to spoil reality to create another, distorted one.

She will meet again the “Anorexic Figure” essential to her existence.

Alice ODILON. The 17th of May 2010.

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