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Une hirondelle en cellule

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Originally posted 2010-07-20 05:08:31. Republished by Blog Post Promoter

Le mardi 13 juillet 2010, est descendue à la ville pour chercher les médicaments dont elle est accoutrée depuis quelques années.

Fluoxetine, Atarax, Temazepan lui servent de boulet pour la tenir en vue, en probation.

Akan les avale quotidiennement avec impuissance et crédulité, pour “aller mieux”.

Cependant le pharmacien ne trouve pas les drogues commandées et convaint notre héroïne de revenir dans 3 jours.

Déçue d’avoir été oubliée encore une fois, Akan se rend au centre commercial dans le but de se délester de son malaise en soustrayant d’un étalage un objet encore inconnu d’elle même et symbolisant le réconfort, les caresses d’une mère invisible.

- Un objet étalon de son manque et fétiche de sa victoire sur la douleur du manque.

Elle s’engage sans aucune détermination, sans énergie, avec l’envie compulsive d’être enregistrée par une caméra de surveillance capturant l’évidence de l’offense.

Peut-être aura-t’elle la chance de se faire arrêtée par la police, seule à même de noter son existence minuscule, sa trajectoire kamikaze.

Elle se sent vieille, laide, désespérément triste, finie.

Son corps maigre et trop veiné ne retient plus les regards en arrière.

Si des yeux la remarquent c’est pour juger de sa gracilité quasi cachectique.

Avant les hommes se retournaient sur son passage tant elle était jeune, racée, élégante.

Aujourd’hui, malgré la même silhouette, l’élégance innée, les gens ne la remarquent plus, car elle a vieilli et cela lui vaut d’être transparente, insignifiante.

Les hommes ne cherchent que la chair adolescente appelante, celle qui promet des délices les plus interdits.

Le visage ne compte plus dans ces rues où la survie de l’espèce passe avant tout .


Le 13 de ce mois d’été est la veille d’anniversaire de la jeune fille au tatouage, et Akan n’arrive pas à gérer cette date, tant les liens qui l’unissent à la gamine tombent à terre dans des flaques d’eau.

Ce lien secret aurait dû aider Akan à vivre et assumer la réalité, mais il enlève toute vie, toute joie, toute paix.

L’enfant au bras tatoué l’a reniée, rayée de son vocabulaire affectif et lui fera payer le prix d’avoir été une mère anorexique photographe.

Akan ne pensait pas qu’un jour sa fille aînée la trahirait, lui reprocherait d’être une artiste et sa mère en même temps.

Aujourd’hui les rêves de pérennité et d’immortalité se sont effondrés, plus rien ne sera plus comme avant.

Akan sait désormais que son oeuvre sera oubliée.

L’hirondelle sait que tout est perdu.


Cette conviction toute fraîche donne naissance à un chagrin angoissé, venant de nulle part et s’installant comme un smog aveuglant.

Il arrive qu’une branche assassine son arbre.

Alors Akan entre dans un store de produits de beauté et s’empare d’un panier rouge en plastique qu’elle remplit de laits pour le corps, de masques hydratants, de crèmes de nuit, de crèmes anti-rides, de lotions anti-âge et sort du magasin avec et détermination, passant les portes de sécurité, en déclenchant une alarme foudroyante.

Les heures suivantes Akan est au poste de police, confrontée à des interrogatoires, des prises d’empreintes, d’ADN, des flashs de caméras, des heures en cellule vide.


Pendant cet après-midi là elle s’apaise enfin dans ce nouvel enfermement la retenant au monde, lui disant, “tu existes car tu as transgressé la loi”.

Tu as été remarquée, entendue, ton cri a été entendu.

Et cette prison vaut tous les bras humains par le silence et la paix.

Son corps maigre devient vivant dans cette cellule apparemment vide et cependant pleine de cris et de colères passées, de peurs et de regrets.

Akan se rend compte de sa propre réalité humaine.

Elle admet cette prisonnière en elle.

Ses mains, ses bras longs et fins, ses genoux osseux, tout son corps devient une sculpture vivante et profonde et Akan découvre sa vérité la plus solide.

Akan feels very bad on the 13th of july 2010 in the afternoon, unable to deal with anything around her.

Her body has been suffering the last hours; the exhaustion caused by the insomnia and the lack of fluoxetine, has grown for the worse, to give birth to a dark absent mood, and endless sadness.

Akan comes down to the city to purchase drugs she has been using for a few years.

Fluoxetine, Atarax, Temazepan are prescribed to her to control her mind.

She admits them with impotence and credulity, “to getting better”.

However the pharmacist does not find the ordered drugs and convinces our heroin for returning in 3 days.

Disappointed to be forgotten once again, Akan goes to the shopping mall with an aim of relieve herself from her terrible faintness by withdrawing a displayed unknown item, symbolizing the peace, the safety, the caresses of an invisible mother.

- An object symbol of her lack and fetish of her victory over the pain of confusion – .

Akan enters in the huge commercial gallery without any determination and any energy, with the compulsive desire to be recorded by a CCTV camera capturingthe obviousness of the offend.

Perhaps will she have chance to be stopped by the police force, the only one able to notice her tiny existence, her kamikaze path.

She feels old, ugly, hopelessly sad, finished.

Her thin body does not retain any more the glances behind.

If eyes notice her it is to judge her cachectic slenderness ratio.

Before the men were turned over on her passage as she was young, racée, elegant.

Today, in spite of the same silhouette, innate elegance, people do not notice her any more, because she is mature and for them she’s worth to be transparent, unimportant.

The men seek only the appealing teenager flesh, that which promises most prohibited delights.

The face does not count any more in these streets where the survival of the species passes above all language.

The 13 of July is the day before the birthday of the young tattooed girl, and Akan does not manage this date, so much the bonds which link her to the “gamine” fall to ground in puddle pools water.

This secret bond should have helped Akan to live and assume reality, but it removes any life, any joy, any peace.

The child with the tattooed arm has disavowed her, striped her of her emotional vocabulary and will make her pay the price to have been an anorexic photographer mother.

Akan would not have thinking that one day her oldest daughter would betray her, would reproach her to be an artist and her mother at the same time.

Today dreams of immortality crumble, nothing will not be the same.

Akan knows from now on that her work will be forgotten.

This very fresh conviction gives rise to a distressed sorrow, coming from nowhere like a plugging smog.

It happens that a branch assassinates its tree.

Then Akan enters in a store of beauty products and takes a red plastic basket that she  fills of milks for the body, hydrating masks, creams of night, anti-wrinkle creams, lotions anti-age and then leaves the store without attempt to pay, passing the security doors by setting off a striking down alarm.

The following hours Akan stands at the police station, confronted with interrogations, flashes of cameras, hours in blank cell.

During this afternoon she finally finds relieve in this new retreat into silence retaining her far from the world, telling her, “you exist because you transgressed the law”.

You have been noticed, heard, your scream has been heard.

And this jail is worth all the human arms by silence and peace.

Her thin body becomes alive in this apparently empty cell and however full with cries and passed angers, and regrets.

Akan realizes her own human reality.

She admits this captive inside her.

Her hands, her long and fine arms, her bony knees, all her body becomes a human sculpture and Akan discovers her main genuine truth.

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Anorexic Mask

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Originally posted 2011-12-28 13:59:22. Republished by Blog Post Promoter

“The red ”. 2011. Copyrights .

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Akan’s Tower ou le monde du morcellement

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Originally posted 2011-08-01 18:08:51. Republished by Blog Post Promoter

Si je devais révéler des secrets sur , je ne pourrais pas en dire très long quant à sa grande intimité, car en fait est particulièrement transparente et complexe.

Il suffit de retrouver dans chacun de ses amis de la (symbole de l’envolée, du chemin vers le spirituel), une facette de ses multiples personnalités.

- La Main coupée “Syndra Raynaud” représente le trauma de la , la coupure de la vie par le vide. Elle se dit “Illusion Corporelle”.

“Syndra Raynaud” the Phantom pain. . Copyrights

 

C’est aussi le fantôme de la perte, sa mémoire, son fétiche.

Elle représente une mesure draconnienne sauvant la vie du corps menaçant de pourrir.

Symboliquement, Akan y est très “attachée” car le Syndrome de Raynaud joue le rôle d’étalon de l’; on pourrait dire “signe de reconnaissance”, “un d’appartenance” au clan des anorexiques.

 

- Blythe Somat, la poupée-Fleur est un être extraordinaire aux pouvoirs magiques et en même temps épongeuse de souffrances.

“Blythe Somat, the Flower-.”Google Images

 

(Elle sert de médium entre l’enfant hémiplégique, anorexique et schyzophrène et Françoise Dolto qui parvient à communiquer avec elle en la ramenant vers la parole, et donc, l’action de se libérer.)

la Poupée-Fleur n’a pas d’yeux, mais elle a des pétales sensorielles, elle ne parle pas car elle n’a pas de bouche, mais elle souffre et crie en silence, elle a un corps de poupée, mais sa tête c’est une fleur.

{Françoise Dolto a eu l’idée de cette poupée-fleur lorsqu’elle était enfant. En réalité, elle la conçoit en 1946, au cours d’une consultation où sont venues à sa rencontre Bernadette, une petite fille anorexique de 5 ans et demi, et sa mère.

Celle-ci se plaint de ce que sa fille n’aime ni les poupées animales ni les poupées humaines.

Accablée par la haine envers elle-même qu’elle ressent chez cette petite fille profondément paranoïaque, Dolto lui propose: «Et pourquoi pas une poupée-fleur?».

Aussitôt, elle donne à la mère les indications pour la fabriquer, devant Bernadette, qui saute de joie à cette idée.

Recouverte de tissu vert, cette poupée n’a ni devant ni derrière, ni mains ni pieds, et la seule forme humaine, la stature droite que l’enfant peut tenir en main.

Le volume figurant la tête est juste surmonté d’une corolle blanche de marguerite.

Autrement dit, tout comme une interprétation, cette poupée a été conçue entre les différents protagonistes de la scène analytique.}

{“Le Dr a le sentiment de plus en plus vif que la poupée-fleur de Mme Dolto s’intègre dans ses recherches personnelles sur l’imago du corps propre et le stade du miroir et du corps morcelé.

Il trouve important que la poupée-fleur n’ait pas de bouche et après avoir fait remarquer qu’elle est un symbole sexuel et qu’elle masque le visage humain, il termine en disant qu’il espère apporter un jour un commentaire théorique à l’apport de Mme Dolto.”}(Intervention sur l’exposé de F.Dolto-Marette).

Elle est très proche de celui qui souffre, toujours très proche, car elle écoute, sent, ressent, et donne son corps en passage vers la vie.

 ”Akan” ou l’ébauche du Self.  Alice Odilon 1/08/2011. copyrights.

 

 

- Le timide Ragdoll “Weaky” aux yeux bleus Caraïbes, le sauveur impuissant, est le seul être masculin de l’équipe.

“Weaky the ”. Alice Odilon. Copyrights 2010.

Il absorbe du , il parle très bas, il est comme Blythe Somat, soumis à la méchanceté des autres, mais aussi très clairvoyant et lunaire.

- La Poupée “Whouh”  au masque de loup, avec son corps de petite fille menue et tonique, vêtue de sa robe écossaise au col mousseline, et dont on ne voit jamais le visage.

Weaky and Whouh, the wolf masked doll. Alice Odilon Copyrights 2010.

On ne voit de son apparât féminin, que sa belle chevelure lourde et ondulante qui s’étale sur son dos.

Whouh est tout l’inverse de Weaky, le Ragdoll , elle devient une créature offensive, protectrice, n’ayant pas froid aux yeux, toujours prête à bondir pour défendre les plus faibles.

Whouh incarne une victime masquée devenue guerrier.

Le masque de loup a un rôle de bouclier; il sert à intimider l’adversaire, et sert à cacher la vulnérabilité et l’innocence de Whouh.

 

 

- La Poupée androgyne “Isee”, maigre et nue, chauve et belle, racée aux muscles longs et secs.

“Isee”, la flamme des . Alice Odilon. 2011. Copyrights

 

Ce personnage là revient de l’enfer de la prostitution, de la rue, de la route en solitaire.

Elle a vu des personnes mourir dans les fossés, des femmes assassinées coupée en morceaux, elle connaît le désespoir total des suicidés, elle est la flamme des Jane et des John Doe.

“Isee” symbolise l’abandonnée, la personne oubliée, sans nom, sans toit.

- “Mova”  l’avatar marathonien, est une athlète éternelle au coeur solide, aux jambes longues et déliées, et au regard fixé vers l’avant toujours.

- Allegraka c’est la prof de vol, la figure bridge entre le sol et le ciel.

Elle twitte, tumblre, digg, wikiote, facebook, elle envoie des messages sur le web, pour parler de ses amies de la Tour, des messages sans aucun commentaires de quique ce soit, car personne ne les lit.

- Akan se trouve dans chacun de ces personnages; parfois décide, souvent se tait et laisse l’équipe prendre la bonne option, parfois disparaît dans sa chambre pendant des jours, pour dormir et s’oublier.

Tout cette merveilleuse équipe partage les heures de la vie dans la Tour Akanienne, Paradis des hirondelles, centre de traitement pour anorexiques, et immeuble gratte-ciel HLM immense aux couloirs infinis.

Puis je vous parlerai des patientes du centre de réadaptation de la Tour Akanienne…..

Dans le prochain poste………

Bonne Nuit les Petits….

PS: J’oubliais , american paper doll, si plate, si fine, si intense, déchirable et souffrante.

 

Betsy Mac Call, the American . Alice Odilon.copyrights 2010.

Alice Odilon. 1/08/2011. Tous droits réservés.


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Rupture de parcours

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Originally posted 2010-06-27 08:24:16. Republished by Blog Post Promoter



La rue semblait vide et , arrivait peu à peu aux frontières du Centre, annoncées par des enseignes de fast foods, des terrasses de cafés, des pavés neufs, des maisons

encastrées les unes dans les autres.

Si elle n’avait pas senti le écoeuré qui la poignardait dans le dos, et brûlait tout son corps, Akan aurait simplement souffert d’une douleur subite, aiguë entre les omoplates, fouillant les vertèbres et les nerfs électrisés.

” Akan poignardée dans le dos par un regard malveillant”. copyright 2010.

Mais Akan perçut les yeux de son tueur virtuel.

Cet homme l’assassinait littéralement par son air vomisseur, dénonçant un des crimes présumé de Akan.

La jeune femme étrangère dans ces lieux sans histoire, osa se retourner, par instinct sentant sa propre vouloir la défendre.

Elle fit quelques pas vers l’inconnu interloqué par cette mouvance féminine rompant avec la convenance des déplacements physiques entre homme et femme.

- Bonjour, s’il vous plaît, puis-je vous demander pourquoi vous me voyez avec la peur?

- Je ne vous regarde pas, je passe. Mes affaires m’attendent, je ne vois pas ce que vous voulez dire.

- Excusez-moi, j’ai vu votre arrêt sur le trottoir d’en face, j’ai senti votre crainte en me considérant.

- Non, non je ne vois pas de quoi vous parlez, répondit cet homme sur un ton plus haut.

J’ai simplement remarqué votre silhouette osseuse, j’ai eu mal pour vous, je vous ai trouvée inregardable.

Akan reçut une pique dans l’estomac; les battements de son coeur partirent en cavale.

Cet homme devait avoir une trentaine d’années et présentait une très affirmée et élancée.

- Ce bel homme est entrain de me dire la vérité, que je suis morte et je n’ai pas le droit de marcher dans cette rue, pensa Akan, très fatiguée.

- il vous manque tout, la chair, où est votre chair? interrogea l’individu s’étant approché de la jeune femme comme abattue.

Vous êtes vieille et vos jambes, vos bras m’apparaissent comme des branches d’un arbre foudroyé, vos gestes parlent d’une souffrance que je me suis cachée depuis toujours.

Je n’arrive pas à me dire que vous existez dans cette rue, là maintenant, en ce moment où, moi je passe, et où les femmes pour moi, portent la chair, m’invitent à les déshabiller du regard.

Une femme c’est bon à regarder, c’est du plaisir.

Je ne demande pas qu’une femme ait un regard, c’est moi qui voit, elle ne fait que se montrer, vivre par mon regard d’homme.

Je ne supporte pas vos yeux, ils sont trop grands et me gênent plus encore que cette chose cachée au bas d’un tableau de Holbein: “Les Ambassadeurs”.

Oui cette chose en biais, cette anamorphose de malheur,  me traquait comme vous avec votre visage mangé par vos yeux abusés.

Akan sentait son corps s’effondrer sous la négation verbale du jeune homme.

- Je ne sais pas, je ne peux pas, je…. je peux plus, laissez-moi.

- C’est bon, quelle personne bizarre vous êtes! vraiment je n’ai pas envie de vous parler d’avantage.

Vous me gênez, je ne supporte pas de voir vos clavicules saillantes, je n’ai jamais vu un corps comme le vôtre; c’est assez.

Au revoir.

Et l’inconnu s’en alla en grognant des mots inaudibles sur un ton pestiférant, au son desquels Akan aurait pu crever.


Alice ODILON. copyright. 27/06/2010.

The street seemed empty and Akan, came gradually to the borders of the Centre announced with signs of fast food restaurants, sidewalk cafes, new pavements, houses built into each other.

If she had not felt the disgusted glance which stabbed her in the back, and burned her body, Akan would have just suffered a sudden pain, an acute sore feeling between the shoulder blades, dismembering her prominent vertebraes and wrecking her electrified nerves.

But Akan caught the eyes of her virtual killer.

This man was murdering her by his vomiting glance, denouncing her presumed unpardonable fault.

The young foreign woman trapped in this non-sense situation, ventured to return, by instinct, lead by her own scopic pulsion trying to save herself from the lethal attack.

She walked towards the stranger (seeming taken aback by this female motion, breaking with the convenience of eye contact between man and woman.

- Hello, please, can I ask you why you’re watching me with ?

- I do not watch anything, I pass. My business cannot wait.

I did not stare at you.

- Excuse me, I saw your stop on the opposite sidewalk.

I felt your fear while you were looking at me.

- No, no you’re wrong, replied the man, on a higher tone.

I just noticed your bones, I was bothered by your insulting body,I have found it “inregardable”.

Akan was picked in the stomach, and her heart beating went on the run.

This man might be thirty years and got a very assertive and slender style.

- This handsome guy is telling me the truth, I’m dead and I don’t have the right to walk down this street, Akan thought, very tired.

- You miss all the flesh, where is your flesh? questioned the stranger having approached the young shot woman.

You’re old and your legs, your arms look to me like branches of a dead tree.

Your move speaks about a suffering that I hid forever in me.

I can not tell to myself that you exist in this street, by now when I am, and where women, always will be at my disposal, invite me to leer their “dirty” body.

I do not ask a woman to decide, it’s me who watch.

She does show herself, to live through my eyes of man.

I can not stand your eyes, they are too large and scare me more than this thing hidden at the bottom of a Holbein painting: “The Ambassadors”.

Yes this anamorphosis hunting me like your face eaten by your special look.

Akan felt her body collapsing under this negative young man.

- I do not know, I can not, I …. I can not anymore, let me.

- It’s fine, what a weird person you are! I really don’t want to talk to you any more.

You embarrass me, I cannot be comfortable with your protruding collarbones, I’ve never seen such a thin body, it’s too much for me.

Goodbye.

And the stranger went away muttering inaudible words in a violent tone, so rude, than plague Akan might have died.

Alice ODILON. Copyright. 27/06/2010.

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Anorexia, marathon and achievement

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Originally posted 2010-09-17 11:06:49. Republished by Blog Post Promoter

run”.Copyright Janvier 2010.


la maigre, court  sur le tapis de course depuis 2 heures et déjà son visage osseux ruissèle de sueur, des mots mal dits.

Sur l’écran, les chiffres parlent: 27km, vitesse 13.5

Des kilomètres parcourus sans autre but que d’être brûlés comme des calories condamnés.

Affichés  sur l’écran ces signes vous disent:  Akan court,  respire, suit un rythme cardiaque identifiable, mais ne vous parlent pas de ce monde où elle vit réellement : celui  de la Photographie.

Et pourtant Akan ne mange que des amandes, du pain et  du chocolat et boit du Shiraz avec prédilection.

Jamais d’excès en matière d’ingurgitation, elle a toujours eu peur d’avaler; horreur d’avaler sa mort et sa vie dans une même déglutition et d’étouffer soudainement de n’être plus cet oiseau là qui sautille librement en évitant le chat.

Akan, l’athlète sèche comme la vigne, regarde droit devant, sans plus attendre les réponses à ses années de quête photographique.

Implacable Master photography, rien ne peut ficeler le média, Fine Art Photography, n’appartient à personne, c’est une entité absolue comme la peinture, l’écriture.

Quand on la clef, on est sauvé.

Akan accède aux jouissances  pleines du et au paradis de l’écriture.

Mais jamais l’argent, jamais le pouvoir social.

La rançon de vivre son art libre,  coûte la vie.

Cela, Akan le sait quand elle monte sur l’appareil de fitness le plus populaire.

Alice Odilon. Septembre 2010.

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