Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

The defiance of anorexia

Copyright Alice ODILON june 2009. “Défi-Jane”. Tous droits réservés. No clone is free.

As a photographer and as an anorexic woman photographer,

I’ve always used expressionists ways, and border-line ways to express myself with my photographs since 1977.

I didn’t choose the easy way, the aseptic way, the fashion way to tell the implacable illness I had to deal with,

and the exceptional gift of anorexia: sharp-eye, acute lucidity, specific search in the Absolute.

At the age of 17, I began my self-portraits, without fear and superficiality, trying to connect with my authentic life.

It was in 1982, my first exhibition in Galerie 666, rue Maître Albert, Paris 4ème, was a time bomb,

because nobody told about anorexia, expect Valérie Valère or Sheila MacLeod and Julia Kristeva.

The secret language of anorexia became public and it was the first time, anorexic self-portraits

were showed in a Gallery (Galerie 666 – PARIS ) in the world. (Gallery closed in 1988).


Today many pseudo artists play with the subject which has became a growth niche.

And now the subject is sterilized and covered up with esthetic commercial pictures they’re sold in Art fairs.

But the tortured soul of anorexia is still here and stays helpless and uncontrollable.

I tried to “enter” my work on wikipedia in order to participate to the “community”.

I was immediately rejected, because I work on the reasons of anorexia and not on the effects.


In addition of this, I’ve watched a program on TV about Stockholm solution in a specialized clinic


for anorexic daughters of wealthy families, which was the perfect demonstration of a growth business.


That’s only industry, diet clinic industry. http://www.youtube.com/watch?v=w_zajjRbyEo&feature=related


I’ve seen pictures made by deutsch photographer Yvonne Thein.


[These pictures were "intended as a mocking and satirical take on pro-ana".

But these pictures have been nevertheless used as inspiration by anorexic persons. Wikipedia ]

That means for me, these double edged pictures equivocate deliberately.


Because I think this photographer is in love with anorexic allure.

When I took a close look about these pictures, I realized they were a plagiary of my work already done a long time before:

http://www.aliceodilon.com/index.php?/category/130

http://www.aliceodilon.com/index.php?/category/132


The obvious plagiary is flagrant.

She just copied my pictures.

She stole ideas, style, form, look and feel, identity of my work, my author’s rights with her total witting plagiary of my work.

For me the reason of this big mistake is she’s not anorexic and she speaks about something she doesn’t know.

She just used the symbol of extreme sharp thinness and the shield of virginity and beauty of “blé en herbe” because

she deeply, aspired to this buried, concealed estheticism. There is only a question of myth of inaccesible abstract beauty.

In my opinion, if she wanted to denounce pro-ana websites, she had to show real body of anorexic persons and not this soft,

clean, coquettish “verdict”.

Because the reality of anorexic body is:

( Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Anorexia_nervosa)



Stunted growth

Endocrine disorder, leading to cessation of periods in females (amenorrhoea)

Decreased libido; impotence in males

Reduced metabolism, slow heart rate (bradycardia), hypotension,

orthostatic hypotension, hypothermia, inappropriate sinus tachycardia and anemia

Abnormalities of mineral and electrolyte levels in the body

Thinning of the hair

Growth of lanugo hair over the body

Constantly feeling cold

Abnormalities of mineral and electrolyte levels

Zinc deficiency

Potassium deficiency

Refeeding syndrome

Reduction in white blood cell count

Reduced immune system function

Pallid complexion and sunken eyes

Patulous eustachian tube

Creaking joints and bones

Osteoporosis

Collection of fluid in ankles during the day and around eyes during the night or peripheral oedema

Tooth decay

Dry skin

Dry or chapped lips

Poor circulation (cool peripheries), resulting in common attacks of ‘pins and

needles’ (Parathesia)and purple extremities


with a constant terrible suffering overwhelming body and soul.


Superficiality is not proper.

Alice ODILON


copyright Alice ODILON June 2009 – “Crutch” . tous droits réservés. No clone is free.

Les enjeux du signifiant/signifié

Posons la question de ce couple signifiant/signifié et de ce qu’ils font ensemble.

Le signifié est élu de manière arbitraire, entendue des membres de la communauté.

Le signifiant, lui,  est plus glauque car il peut revêtir d’autres signifiés.

On pourrait le comparer à un vêtement.

Le signifié serait le corps.

Si je replonge dans l’histoire de l’anorexique, je peux apprécier les écarts de language effectués par celle-ci.

Elle s’attaque directement au corps comme valeur étalon, normé, mesuré, médiatisé, marchandé.



“Back Bones” “Bones coat” copyright Alice Odilon 2000

Ce qu’elle fait du corps est si tabou que l’anorexique est toujours, au fond, haïe par la société.

Du corps, elle ne fait rien, tentant de le faire taire, de l’étouffer, de le tenir sous contrôle afin qu’il ne demande plus rien.

Impossible tâche, car le corps revient toujours par n’importe quelle minuscule entrée du language.

Finalement le corps est mué en spectre minéral  de façon desespérée, avec instance de se déconnecter

des sensations trop fortes de déception et de trop forte douleur.

L’anorexique dont le corps est en jachère survit au chagrin de ne pas être aimée réellement par sa mère.

L’anorexique se police elle-même par soumission au non-désir de la mère mortifère.

Elle se transforme en silhouette de carton plâtre, bouchant  l’apparition de son ancien corps avide d’amour.

L’anorexique dit: “OK, vous ne me  donnez pas d’amour, vous jugez cela indécent, répugnant,

ou vous n’y avez même pas pensé. A l’origine je vous demandais tant d’amour, je rêvais de votre amour.

Tous mes appels n’étaient que bavures immondes à vos yeux.

Je réajuste mon être afin qu’il corresponde à ce que vous avez toujours attendu de moi,

c’est à dire pas grand chose, peut-être rien,…… la mort, ou le châtiment incarné: mettre la peau du X.

De cette façon là il me reste peut-être une petite chance d’exister dans vos yeux, ou si non, et bien

vous ne vous apercevrez même pas de ma présence et je pourrais vivre dans un petit coin

à l’abri de vos humeurs.”

Pour en revenir au vêtement symbole du symptôme, de la double peau, la peau d’âne:

j’ai toujours aimé photographier des vêtements pendus  dans une pièce, contre un mur, à un fil

dans un espace vert ou dans un espace vide.

“The Dress on the window”. Copyright Alice ODILON 2008.

L’image d’un manteau suspendu à un ceintre symbolise l’empreinte du corps.

Le corps qui en réfère est absent et appartient au souvenir.

Le vêtement devient sacré.

Le sacré tue le corps.

J’ai toujours pensé que le vêtement était un corps et qu’il vivait de façon autonome du corps sensé être son signifié.

je réalise en tant qu’anorexique que le vêtement a toujours joué un rôle égal voir supérieur à mon corps.

Le signifant vêtement est devenu plus fort que le corps valeur de corps.

Dans cette petite entreprise de sape, je crois que cet écart symbolise le schéma de la psychose anorexie.

Le corps devient un porte-manteau, le corps roi n’est plus (en apparence).

Si l’on imaginait un streap tease d’une anorexique, je crois qu’elle vous donnerait en spectacle un effeuillage bien plus radical, à savoir que le corps est aussi à déshabiller quand il est nu.

Pour une anorexique le signifiant devient un signifié nouveau chassant le signifié d’origine reconnu par tous.

Elle nie les valeurs de corps, de mesure, de dosage, d’évaluation par la substitution d’autres valeurs étalon.

Ainsi, pour une anorexique,  faire en sorte de rentrer dan un jean size 2 sonne juste, alors que choisir une taille de jean en fonction du gabarit de son corps devient une hérésie une trahison de son propre self.

Le corps doit s’enfiler, se soumettre aux formes et espaces qui lui sont accordés dans les patrons de toile.

L’enveloppe signifiante devient le vêtement dans laquelle le corps devient un barbapapa asservi à la forme.

Ces valeurs nous les retrouvons dans le système de la mode, et aussi dans notre société où l’individu (signifié) se soumet aux moules des classes d’appartenances.

Ne peut-on pas dire alors que la société incite aux déviances, psychoses et mal être??

L’anorexique  a perdu les repères de son corps.

Elle perd le sens des valeurs qui l’ont animée aux temps heureux.

Maintenant elle est perdue, se conservant présente en apparence, par un self contrôle radical dans lequel le corps est prothétisé par le vêtement.

Toute cette mise en scène symbolise le terrible effondrement des valeurs de l’individu “anorexié”.

Elle dit: “je ne peux pas vivre de  la façon dont vous me le demandez”.

“Je dois m’empêcher de vous décevoir en me maintenant dans un carcan garant de mon silence et de ma bonne tenue.”

Quand une femme ne gère plus sa place dans la société, elle s’attaque à son propre corps, pour le faire taire et mettre un écran à sa douleur.

Quand une fille en Afghanistan atteind la puberté, on l’affuble de la burka, étouffant toute l’arborescence de désirs, de dons, d’échanges dont elle est porteuse.


L’anorexie c’est une forme de Burka.

Photo trouvée sur le net, illustrant la Burka.  (Le regard demeure.)


“Velvet green Coat”. Copyright Alice Odilon 2008. Tous droits réservés. No Clone is free.

Antarchives

Anorexia helps to survive


copyright Alice ODILON: 1982 / self portrait.

I’ve suffered from anorexia from the age of 7.
Honestly without anorexia, I wouldn’t be here anymore, as this illness kept me alive instead  of regressing to a quicker death.

It was a sort of survival behaviour and not a lifestyle as it said in a number of anti-ana magazines.

The question is not to denounce anorexia as a crime, but to denounce the reasons of anorexia (Child abuse, woman abuse, violence against women, domestic violence, parental conflicts, witnessing of declining health of relatives because of alcohol, drugs, prostitution, sexual slavery, incurable diseases….

All people suffering from anorexia have been victims of a lack of love from one of their parents, of violence in different ways, indifference, abuse, emotional abuse, rape, torture, schizophrenia of  mother or  father, loneliness, perversion of adults, contact with death of loved ones,  emotional shock….

Many anorexic people speak about their pain and fear they had to deal with in childhood, and about the only solution being to reject any feelings, emotions, just to keep breathing in silence.

Anorexia masks the horror of certain home lives.

Anorexia helps one to forget the feeling of failure, of sadness, of distress, low self-esteem caused by abuse or lack of love.

The extreme perceptiveness of anorexic people is calmed down by the illness.

Then the pain can be controlled, in order to stay alive.

We can compare this resilience to other addictions, obsessions, compulsions, or excessive psychological dependence, such as: drug addiction (e.g. alcoholism), crime, domestic slavery, money, work addiction, problem gambling, computer addiction, nicotine addiction, plastic surgery addiction, etc.

Anorexia rescues persons in danger of extreme psychological sufferings,  as alcohol helps to avoid feeling fear, or long misery….


Copyright Alice ODILON 1985 “Ma Belle Morte”.

Playing dead was the only way to stay alive.

www.aliceodilon.com


An alcoholic person doesn’t drink to be an alcoholic but to keep going in the hell of reality.

en.wikipedia.org/wiki/Defence_mechanism

We have to think about the suffering of many people unable to deal with the merciless,  unkind, unforgiving human society.

We have to change this heartless society.

Alice ODILON


Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

© 2009-2012 Alice ODILON All Rights Reserved -- Copyright notice by Blog Copyright

Support independent publishing: Buy this book on Lulu.