The defiance of anorexia

 

7-Defi jane copie

copyright Alice ODILON june 2009. "Défi-Jane". Tous droits réservés.

 

As a photographer and as an anorexic woman photographer,

I've always used expressionists ways, and border-line ways to express myself with my photographs since 1977.

I didn't choose the easy way, the aseptic way, the fashion way to tell the implacable illness I had to deal with,

and the exceptional gift of anorexia: sharp-eye, acute lucidity, specific search in the Absolute.

At the age of 17, I began my self-portraits, without fear and superficiality, trying to connect with my authentic life.

It was in 1982, my first exhibition in Galerie 666, rue Maître Albert, Paris 4ème, was a time bomb,

because nobody told about anorexia, expect Valérie Valère or Sheila MacLeod and Julia Kristeva.

The secret language of anorexia became public and it was the first time, anorexic self-portraits

were showed in a Gallery (Galerie 666 – PARIS ) in the world. (Gallery closed in 1988).

 

Today many pseudo artists play with the subject which has became a growth niche.

And now the subject is sterilized and covered up with esthetic commercial pictures they're sold in Art fairs.

But the tortured soul of anorexia is still here and stays helpless and uncontrollable.

I tried to "enter" my work on wikipedia in order to participate to the "community".

I was immediatly rejected, because I work on the reasons of anorexia and not on the effects.

 

In addition of this, I've watched a program on TV about Stockholm solution in a specialized clinic

 

for anorexic daughters of wealthy families, which was the perfect demonstration of a growth business.

 

That's only industry, diet clinic industry. http://www.youtube.com/watch?v=w_zajjRbyEo&feature=related

 

I've seen pictures made by deutsch photographer Yvonne Thein.

 

[These pictures were "intended as a mocking and satirical take on pro-ana".

But these pictures have been nevertheless used as inspiration by anorexic persons. Wikipedia ]

That means for me, these double edged pictures equivocate deliberately.

 

Because I think this photographer is in love with anorexic allure.

When I took a close look about these pictures, I realized they were a plagiary of my work: " Series BM1-BM2 and BN" from february 2008.

http://www.aliceodilon.com/Pages/Alice%20Odilon%20Images%202008%20BN.html

http://www.aliceodilon.com/Pages/Alice%20Odilon%20Images%202008%20BM1.html

 

The obvious plagiary is flagrant.

She just copied my pictures.

She stole ideas, style, form, look and feel, identity of my work, my author's rights with her total witting plagiary of my work.

For me the reason of this big mistake is she's not anorexic and she speaks about something she doesn't know.

She just used the symbol of extreme sharp thinness and the shield of virginity and beauty of "blé en herbe" because

she deeply, aspired to this buried, concealed estheticism. There is only a question of myth of inaccesible abstract beauty.

In my opinion, if she wanted to denounce pro-ana websites, she had to show real body of anorexic persons and not this soft,

clean, coquettish "verdict".

Because the reality of anorexic body is:

( Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Anorexia_nervosa)

 

 

Stunted growth

Endocrine disorder, leading to cessation of periods in females (amenorrhoea)

Decreased libido; impotence in males

Reduced metabolism, slow heart rate (bradycardia), hypotension,

orthostatic hypotension, hypothermia, inappropriate sinus tachycardia and anemia

Abnormalities of mineral and electrolyte levels in the body

Thinning of the hair

Growth of lanugo hair over the body

Constantly feeling cold

Constipation

Abnormalities of mineral and electrolyte levels

Zinc deficiency

Potassium deficiency

Refeeding syndrome

Reduction in white blood cell count

Reduced immune system function

Pallid complexion and sunken eyes

Patulous eustachian tube

Creaking joints and bones

Osteoporosis

Collection of fluid in ankles during the day and around eyes during the night or peripheral oedema

Tooth decay

Dry skin

Dry or chapped lips

Poor circulation (cool peripheries), resulting in common attacks of 'pins and

needles' (Parathesia)and purple extremities


with a constant terrible suffering overwhelming body and soul.

 

Superficiality is not proper.

Alice ODILON

 

2- June copie

copyright Alice ODILON June 2009 – "Crutch" . tous droits réservés. No clone is free.

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X, figure du renoncement anorexique

xsignifiant-x-300x124

La figure X joue le signifiant et le signifié superposés, confondus, fusionnés.

Absence totale de symbolisation dans l’échafaudage psychique de l’enfant anorexique.

La jeune anorexique incarne le mal qu’elle rejète.

Elle doit le montrer pour l’exorciser.

Elle manque l’étape de la parole élaborée, détachée du corps.

Elle se joue maux (mot), maudite, (mots dits), barrant par sa forme en X,

l’approche de sa mère empoisonnante.

- Quelques rappels sur la Psychanalyse et la naissance du sujet:

{“Un objet transitionnel est un objet utilisé par un enfant

entre 4 et 12 mois, pour représenter une présence rassurante

(de la mère).

Avant la période transitionnelle, l’enfant est dans l’illusion :

lorsque tout se passe bien, ses cris (déclanchés par exemple par la faim)

entraînent une réponse à ses besoins sous la forme d’un sein

(accessoirement un biberon) qu’il fantasme comme étant

une partie de lui et qui semble apparaître magiquement.

La mère, normalement dans un état de “préoccupation maternelle primaire”,

permet au bébé d’avoir cette illusion d’omnipotence.

Ultérieurement la mère suffisamment bonne sera celle qui introduit

progressivement la frustration.

Ainsi va apparaître l’objet transitionnel* permettant à l’enfant

de fixer son chagrin lorsque sa mère part.

(Alternance des absences et des présences de la mère ainsi que

leur imprévisibilité de manifestation).

*: Terme employé surtout en psychanalyse.}

en.wikipedia.org/wiki/Donald_Winnicott

 

Il désigne un objet qui est donné à un moment nommé

(à un certain moment) par la mère.

Grâce à cet objet, la mère, même absente, est encore symboliquement

présente pour l’enfant.

Cet objet est le prolongement de la mère, et l’enfant l’investit comme tel.

Par la suite (nous suivons toujours Winnicot), lorsqu’un objet

transitionnel est investi, ce n’est pas l’objet qui est transitionnel,

l’objet ne fait que représenter la transition du petit enfant

qui passe de l’état d’union avec sa mère à l’état où il est

en relation avec elle en temps que séparé.

 

Et Winnicot insiste sur ceci :

{“Autant la mère doit avoir pu illusionner son enfant sur sa capacité

à créer le sein qui le satisfait, autant elle doit s’employer à

le désillusionner, en ne s’adaptant qu’incomplètement aux besoins

de l’enfant”.

On peut donc se demander pourquoi l’illusion en tant que telle

devient pour lui la fonction majeure de l’objet transitionnel,

alors que précisément la présence de cet objet signalerait plutôt

les tentatives que fait l’enfant pour sortir de l’aire d’"illusion

d’union" à la "séparation.”}

 

{“L’objet transitionnel tel qu’il est posé ici, supporte en fait

un sujet en transition (car c’est bien le sujet qui est en transition),

un sujet s’ouvrant à la symbolisation.

Il n’est donc pas rare que l’objet transitionnel soit nommé

d’un signifiant où s’infiltre le prénom ou le petit nom par lequel

l’enfant est lui-même interpellé : Totin, pour Coquin par exemple.”

Le fétiche a par contre un rôle morbide et sadique,

il représente la mère sans désir.}

 

wiki/F%C3%A9tichisme_sexuel

 

Cet objet fétiche est le fantôme de la relation Mère/Enfant Anorexique.

("The Imaginary Phallus")

 

{In the distinction between penis and phallus, the latter refers to

an imaginary object.

The imaginary phallus is perceived by the child as an object

of the mother’s desire, as that which she desire ahead of the child,

thus the child seeks to identify with this object.

The Oedipus and the castration complex imply the renunciation of the attempt

to be the imaginery phallus.}

 

Je pense que dans l’anorexie,

l’enfant n’a pas eu accès au symbolique.


Il n’a pas été nommé, il n’a pas de place respectée,

il est honteux, secret, inavouable;

il est l’enfant anorexique lui-même.

L’enfant n’a pas pu se représenter l’autre (la mère) en son absence

car elle n’était jamais là ou jamais "présence aimante" quand elle était là.

Aucun bon souvenir, aucune chaleur, aucune différence

entre le vide de sa présence et celui de sa présence dégôutée,

indifférente.

Pourquoi se souvenir de ce vide?

Ce vide est-il la source de vie de l’anorexique?

Un vide sans mots, sans signes de vie, rien que du jeté mort,

du terriblement vidé.

Aucun accès au répit de consolation.

La confrontation au trauma est inéluctable.

L’enfant crée son symptôme comme parade à cette souffrance.

 

en.wikipedia.org/wiki/Sinthome

 

{"The symptom does not call for interpretation: in itself it is not a call to

the Other but a pure jouissance addressed to no one." (LACAN).}

Le symptôme devient son doudou.

"Le  symptôme est vérité". Lacan

 

"Le symptôme est langage dont la parole doit être délivrée." Lacan.

 

"Le symptôme est le retour du refoulé dans le compromis." Lacan.

 

"Le symptôme a une structure signifiante". Lacan.

 

"Le symptôme est symbolique. Lacan.

 

www.answers.com/topic/symptom-sinthome

 

{"Since meaning (sens) is already figured within the knot, at the intersection

of the Symbolic and the Imaginary, it follows that the function of

the sinthome knotting together the Real, the Imaginary

and the Symbolic – is beyond meaning."}(LACAN).

 

 

Sans son symptôme, l’enfant devient fou.

Il est le nécessaire bouclier contre la mère néantisante.

Dans l’anorexie, je pense que le sujet se confond avec le fétiche

(objet transitionnel tronqué, bugué).

Le sujet devient le fétiche, c’est à dire qu’il représente par

lui-même l’absence de la mère.

Il devient l’Être rayé X rayant l’Autre.

Plus tard l’adolescente jeune adulte n’aura pas accès à

la triangulation oedipienne.

{Le recours au fétiche traduit un clivage du Moi au niveau psychique,

lui barrant l’arrêt à la bisexualité.}

Ainsi dans la genèse de l’anorexie, l’enfant n’a pas eu

affaire avec un tiers structurant.

L’objet transitionnel a été jeté à la poubelle par la mère.

Dans le cas de l’anorexie, il fut détruit par la mère en dehors

de la vue de l’enfant.

Ce qui empêche l’enfant d’avoir recours à une illusion de consolation;

pire il n’aura en héritage que le cauchemar d’imaginer son nounours

dans la poubelle, perdu à jamais.

L’enfant se confondra à ce vide consistant imparable, et s’en rendra

à lui, comme victime de la Tentation de St Antoine.

thorax-hypertelique1

"Thorax Hypertélique".Copyright Alice ODILON 1977.

 

 

Cette identification passive sera la seule pantomine autorisée par la mère,

en simulacre d’acceptation, de soumission, d’annulation du sujet anorexique.

L’enfant cachectique vomit sa mère dès qu’elle s’en va.

Il fait semblant d’aimer sa mère en acceptant tout,

en incorporant cette masse hideuse de dégôut de la mère.

Tout compte fait, l’enfant introduit une notion de stabilité et de permanence

face à l’absence blessante de la mère, qui revient quand on ne l’attend plus,

ou qui surgit alors que l’on en a pas besoin.

L’enfant désormais est devenu rayant rayé.

L’enfant renonce à sa mère, à sa présence rêvée et à son absence redoutée.

Et finalement l’enfant confond le sentiment de sécurité quand elle est présente

avec le sentiment de sécurité (répit avoué) quand elle s’absente;

car elle n’est pas cette mère si douce et bonne qu’il fantasmait.

Au contraire, celle-ci se révèle mortifère par son indifférence masquée

sous des “devoirs ”de mère.

Il advient que cette mère est néfaste au développement psychique de l’enfant

incapable de trouver sa place d’objet aimé.

L’enfant barre sa douleur par le symptôme de renoncement.

Le sujet n’existe que dans “son monde” et la schize.

fr.wikipedia.org/wiki/Malaise_dans_la_civilisation

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Akan among the egoists

Avant elle croyait être le Mistigri, la sale égoïste, et pour cela elle aurait voulu être servante

24 heures sur 24, renonçant au moindre de ses propres besoins.

Focalisée sur sa culpabilité, elle ne se rendait pas compte de l’égoïsme des autres et

de leur manipulations envers elle.

S’accusant à tord de leur maux, elle fut le parfait instrument bouc émissaire et

le bouclier des faibles: la sorcière.

Akan vit la vie s’éteindre.

Akan faisant semblant de ne pas souffrir, dominait tous les autres, attentifs à leurs seuls désirs

et besoins insatiables.

Pour survivre à leur égoïsme et leur aveuglement, leurs certitudes, leurs idées claires,

leurs carrières en pleine croissance, leurs voitures, leur cigarettes, leur argent,

leur vérité incontournable, leur racisme extrême,

Akan n’eut qu’un choix dans la vie: l’anorexie ou le suicide.

“La ligne de l’anorexie ou le suicide”. copyright Alice ODILON 2010.


In the past she had believed she was these only one dirty egoist, they were hunting night and day

in order to salve their peaceful lifes, and for this reason she would have like to be

a maidservant 24 hours a day, giving up, ignoring her own essential needs.

Focused on her guiltiness, she did not realized the selfishness of the others

and their handling towards her.

Accusing herself of being a monster, the black hole, she had been the perfect scapegoat

and the shield of weaks: the witch.

Akan saw the life’s death.

Akan pretending not suffering, dominated in secret everybody only caring of its

selfish desires and insatiable needs.

To survive their blindness, their certainty, their clear ideas, their full growing carriers,

their cars, their cigarettes, their money, their unavoidable matter of life,

their extreme racism, Akan had just one choice in life: Anorexia or suicide.

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Akan choisit d’être une forme parfaite

 

Akan choisit d'être une forme parfaite divorcée de l'ombre des enjeux du réel.

Une forme niant le temps, la faim, la haine, la parole, l'écoute.

Cette forme vient par impossibilité de rentrer dans le champ de la vie "active".

Le non-profit de son oeuvre acharnée de photographe oblige Akan à réussir

sa stratégie de décomplitude

dans l'allure scopique qu'elle se donne.

 

"Sea-star doll/ a scopic tyle." copyright Alice ODILON 2010


N'ayant pas le pouvoir d'être reconnue par son travail Herculéen,

elle trouve l'issue d'être une forme dynamique sorte de mustang "hot horse."

Le choix d'une vie ascétique d'athlète, cache la dépression d'être invisible,

pas vue.

Cette façon d'être au monde permet de survivre à l'invisibilité sociale,

physique, sexuelle.

 

"Les corps reflètent les relations sociales qui sont injustes et déformées."

Accepter le rejet du monde de l'Art, son berceau de descendance, déformerait Akan, au sens propre du terme.

Cette déformation humaine de Akan reste tout simplement impossible car porte atteinte à l'image cristallisée

d'après laquelle elle s'est faite, pour durer, endosser les altérations, les blocs de haine, les grands chagrins.

Se dilater, c'est se désintégrer, c'est se morceler, mourir dans un fracas épouvantable.

Alors ballader cette forme aiguisée de minceur, aux yeux de tous, maintient la force A, la force akanienne.

Les restes laissés par Akan se résume à une importante garde-robe, riche de milles tenues pour femme maigre, taille 34.

Akan stocke ces peaux inutilisées, oubliées, rangées, antimitées, car peut-être un jour

la voix s'ouvrira de nouveau au grand défilé de ses panoplies victorieuses.

La forme effilée du corps féminin, incarnée par Akan chante la désinvolture de la conscience.

Perdre la gloire, perdre la visibilité se vit sublimée dans une façon anorectique d'être au monde.

Vieillir n'est pas jouer car maigrir est plus fort.

Entretenir à l'anti-mite cette garde robe c'est croire encore au succès possible d'une vie mondaine. 

Toute une vie sporadique endormie dans des linges et ourlets, coutures et doublures,

disponibles au corps anorexique de Akan.

Une chose est restée constante: l'élégance, l'habit anorexique.

 

Deux enfants, elle a deux filles: Ismene et Poppey.

Son Mari, Sol, vit avec elle dans une grande sérénité et entretient cette paix si chère à Akan.

 

Après deux vies de couple totalement ratées, elle se trouve bien avec ce troisième homme,

brillant, secret, fragile

et plus âgé qu'elle, ce qui lui donne le sentiment d'être une petite fille avec lui.

Au niveau financier c'est le vide total: son oeuvre n'intéresse que les gens attirés

par l'anorexie; les Galeries parisiennes et new-yorkaises, lui ont désormais fermée la porte au nez

en faveur de jeunes talents frais à boire et à jeter.

 

Sol amène l'argent du foyer.

Il travaille en temps que cadre dans une charité bien installée.

Leur appartement de 75 m2 se trouve dans un quartier calme de la ville,

une zone populaire sans richesse ni misère.

De toutes leurs histoires ils n'ont gardé que deux fauteuils carrés: Marquises Jacob,

tapissées de soies turquoise aux motifs de Tassinari et Châtel,

et une vingtaine de lampes en Porcelaine 1800, aux Abat-jours Jupons,

richement décorés de Passementeries Declercq.

 

Il est resté toute la substantifique existence de Akan et Sol dans cet appartement modeste.

Les rêves sont restés, la mode, le cinéma, les livres, Bonnard, Schiele, Klimt, Elie Faure, Soutine, Kafka,

Rachmaninov sont restés intensément vivants sans jamais faiblir.

 

Alice Odilon. 1er Août 2010. Copyright AO.

 

 

Akan chooses to be a perfect form divorced from the shadow of reality.

A form denying time, hunger, hate, conventional language, conventional listening.

This form comes by impossibility of returning to the field of the "active" life.

The financial difficulties of being a photographer obliges Akan to succeed in her strategy of anorexia.

Her Herculean work not being recognized by the Art world, she finds her way out

in being a dynamic bodily metaphor of anorexia.

The choice to live an ascetic athletic life, hides the depression to be invisible, unnoticed.

This sort of lifestyle makes her survival possible in a social, physical, sexual invisibility.

" The bodies reflect the social relationships which are unjust and distorted."

Admitting to be an outsider in Art World, (her pure cradle) would deform Akan, kill her.

This human distortion of Akan remains quite simply impossible because it damages the self model,

which is for her the energy of life,

allowing her to face up to deteriorations, blocks of hate, great sorrows.

To morph, is to disintegrate, diying in a terrible crash.

Then to expose this sharpened form of thinness, for every one to see,

maintains the strength, the "akanian" antimatter.

The remainders left by Akan are summarized in an important wardrobe, rich of thousand dresses, size 34.

" A wardrobe to shine in secret".

Akan stores these unused forgotten skins because perhaps one day the success will come back again

with the large procession of its victorious displays.

The slender streamlined shape of the female body, incarnated by Akan sings the hymn of consciousness.

To lose glory, to lose visibility is to live sublimated in a anorectic way to be in the world.

Getting older is not a worth game because being thin is stronger.

To protect with moth-balls this wardrobe means to still expect possible success in fashionable life.

A whole sporadic life deadened in linens and hems, seams and linings, available to Akan's anorexic body.


A thing remained constant: the elegance, "the anorexic dress".

Two children, she has two daughters: Ismene and Poppey.

Her Husband, Sol, lives with her in a great serenity and provides peace, so precious to Akan.

After two completely missed relationships, she is happy with this third shining,

secret, fragile man, who is older than her, who gives her the feeling to be sometimes a little girl with him.

On the financial level there is total vacuum: her work interests only attracted people by anorexia. 

The International Galleries from now on have closed their doors to her in favor of fresh young talents

which would be forgotten in several months.

Sol brings the money.

He works as a senior fundraiser in a well known charity.

Their 75 m2 flat is in a calm district of the city, a popular zone without richness nor misery.

From their past they have kept two square armchairs: Marquises Jacob,

covered with turquoise silks from Tassinari and Châtel,

and a score of Porcelain 1800 lamps, with rare "juponnés" lamp-shades,

richly decorated with Declercq Passementeries.

There remains all the life of Akan and Sol in this modest apartment,

the dreams remain, the fashion, the cinema, the books,

Bonnard, Schiele, Klimt, Elie Faure, Soutine, Kafka, Rachmaninov remain intense without weakening.

 

Alice Odilon. 1/08/2010. Copyright AO. All rights reserved.

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Ce que cherche Akan



Pour savoir comment Akan arrive à la ville exil, regardez

les battements de son corps, son allure saccadée.

Affaiblie, elle retrouve l’élan anorexique de sa vie, tout son impossible combat

pour atteindre la Figure A.

Marcher pour elle, c’est se délivrer du corps, s’oublier dans les pas,

les ondulations du bassin, les notes brèves des petits talons frôlant le trottoir.

Avancer lui donne l’illusion d’exister pour un peu.


“L’apparence d’une Figure A.” copyright Alice ODILON 2010


Il semble évident que pour rencontrer la Figure A, cette terrible vérité,

Akan doit aller vers quelque chose, s’élancer vers autre chose.

Des parcours pour atteindre la ville, Akan en a fait des milliers, attendant

le pire à chaque tournant de rue, la fulgurance d’une silhouette A,

ou l’ennui assommant de ne rencontrer que la neutralité des gens invisibles.

Akan porte une robe de fille de 14 ans parfaitement ajustée.

Taille 34, c’est la taille, jamais plus.

Il faudrait un échange entre Akan et quelqu’un, de bien ou de second plan,

mais un contact serait la première chose indispensable

pour briser la glace de ce couloir de solitude.


“Akan dans le couloir vers la ville.” Copyright Alice ODILON 2010.



Soudain Akan ressent la présence d’une femme à ses côtés, une personne d’un certain âge,

maigre aux bras veinés, et tortueuse comme la vigne noire des vieux coteaux.

- Bonjour, dit la femme, vous semblez hésiter à continuer sur cette rue,

mais vous êtes sur la bonne, si je le devine, c’est bien la direction du Centre;

là où la foule se multiplie.

- C’est que je ne suis pas sûre de vouloir me perdre au milieu de ces gens.

Je cherche quelqu’un, je ne suis pas vraiment sûre de la trouver là-bas.

- Ah oui, non mais cela dépend du genre de personne que vous recherchez, ma Demoiselle.

- C’est une femme, je ne sais pas son âge, elle est très fière et s’est enfuie,

je ne sais pas si elle est douce, encore moins son nom.

Je l’appèle “A-Figure” pour être plus simple, et rapporter les éléments

qui la concernent, bien que j’en ai très peu réunis jusqu’à aujourd’hui.

Cela dure déjà depuis une trentaine d’année, cette recherche;

j’ai écrit dans de nombreux établissements spécialisés, j’ai passé des annonces

dans des journaux parisiens, mais je n’ai fait que perdre pratiquement mon temps

et ma force.

- 30 ans? mais vous n’en avez que 20 et des poussières, comment pouvez-vous

espérer que je vous crois?

- C’est pourtant ce que je pense avoir fait: chercher pendant des années

cette Figure impossible, disposant de la lame; la forme annulant l’âge des humains,

leurs plans, leurs calculs et leur idée du sexe et du bonheur.

- Cette créature là, vous la trouverez, mais pas tout de suite, ou peut-être

dans quelques jours.

Je devine un peu qui elle est; le problème c’est que les gens en parlent sans savoir,

la disent terriblement dangereuse, et intouchable.

“Il faut la craindre.” disent-ils ne pas penser qu’elle est viable, sa minceur

est impossible, ses bras sont si fins, comment le sang pourrait-il

y circuler? et la chair, les muscles et toutes ces choses que l’on attend de la chair?

Ce qui est convenu d’attendre et de prendre de cette personne.

Non, définitivement, les gens ne vous en diront rien, ou alors vous lanceront

des airs de dégôut, de peur.

La vie pour eux ce sont les besoins d’abord avant toute initiation au goût de vivre.

- Je crois entrevoir votre point de vue, Madame, cependant je suis déterminée

à lui parler et la photographier.

C’est très important pour moi, vous comprenez, c’est ma raison d’être ici,

je ne vois pas d’autre raison, le reste m’échappe, il n’y a rien, rien d’autre.

J’en suis d’ailleurs bien confuse, car j’aurais pensé que la vie m’aurait donnée

de nombreuses hypothèses à élucider.

Mais en fait ce que je cherche bêtement c’est de voir l’Icône A-Figure,

cette forme vivante du compromis Corporel.

Le Self-Model, la Modèle-Théorie, celle par qui je trouverai le bon miroir.

- Dans cette quête là, ma petite, il vous faudra observer, et vous taire.

Les mots ne viendront qu’après, il faudra vous taire, presque toujours.

Et la femme sèche au corps grisé d’alcool, et de sang noir, traversa la rue

et lui dit au revoir du regard.

Un regard turquoise et vert, comme le verre des bouteilles de vin.


Alice ODILON. 26th of june 2010.


To know how Akan arrives in the “Banishment City”, look at her heavy breathing,

her jerky gait.

Weakened, she gets the anorexic impulse of her life, all of her impossible struggle

to attain the A-Figure.

For her, walking is to get rid of her body, to forget herself in the rhythm of her steps,

the movement of her hips, the click-clack  of her little heels brushing the sidewalk.

To advance gives her the illusion of existing for a short while.


It seems obvious that to meet the A-Figure, this terrible truth,

Akan needs to move towards some goal,

to throw herself towards something else.

Akan has taken thousands of different routes to reach the town,

anticipating the worst at every corner, to see a fleeting glimpse of a A-silhouette,

or to be incredibly bored by only meeting the neutrality of invisible people.

Akan is wearing a size 6 dress perfectly adjusted. Size 34, this is the size,

never more.

She needs to have a contact with someone, whatever their circumstances,

but a contact is the first essential step to breaking the ice of this long solitary

corridor of loneliness.

Suddenly the young girl feels the presence of a woman beside her, an older person,

thin with the veins of her arms showing twisted like an old vine on the slopes.

- Good morning, says the woman, you appear to be hesitating about continuing

on this road, but it is the right direction, yes I guessed, it’s the way to

the Shopping Centre; where there are crowds.

- It’s just that I’m not sure that I want to get lost in all those people.

I’m looking for someone and I’m not really certain that I’ll find her there.

- Ah yes, but then that depends upon the person you’re looking for.

- It’s a woman, I don’t know her age, she’s proud and absent, she has rejected

rescue and she’s runaway.

I don’t know if she is friendly or not, I don’t even know her name.

I simply call her “A-Figure”, and add certain facts concerning her,

although I haven’t got that many so far. This search has been going on for

around 30 years; I’ve written to numerous specialist establishments,

I’ve advertised in Parisian newspapers, but I have only wasted my time and my energy.

- 30 years old? You look barely older than 20, how can you expect me or

even hope that I’ll believe you?

- Nevertheless it’s what I believe I’ve done: spent years looking

for this impossible Figure, with an internal strength, a shape cancelling out

human age, plans, calculations and also their idea of sex and happiness.

- This creature that you describe you’ll find her, not immediately,

but perhaps in several days.

I can imagine her but the problem is that people talk of her in their

ignorance as though she is terribly dangerous and untouchable.

“You must be afraid of her” they say, thinking that she’s condemned

being so thin, her arms being like match-sticks, how can her blood circulate?

And her flesh, muscles and everything else that one expects of flesh?

No, really, people won’t tell you anything or will look at you with

disgust or fear.

Life for them is their bodily need before any initiation into the pleasures of living.

- I think I see your point of view, Madame, however I am determined to talk

to her and photograph her. It’s very important for me, you understand,

it’s my reason for being here, I don’t see any other reason, all the rest escapes me,

there is nothing, nothing else.

In any event I am totally confused as I would have thought that life would

have given me other ideas to elucidate.

However in fact all that I want to do is see this iconic A-Figure,

this form living in a bodily compromise.

The Self-Model, the Theoretical-Model through which I’ll find the right reflection.

- To realise your quest, my dear, you will have to observe and keep your silence.

The words will come afterwards, you need to be nearly always silent.

On that the dry little woman, with her drunk body and dark blood,

crossed the road and by a glance said good bye. A turquoise and green glance,

like the glass of wine bottles.

Alice ODILON. Copyright 29/6/2010

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