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Trouver sa Place/Finding Home

Je n’ai jamais trouvé cette place où je serais en sécurité, apaisée.

 

“Self-Portrait-Les Rêveries de l’anorexique solitaire”. 2007 Copyright Alice Odilon.


La tour de Akan n’est finalement qu’un vaste château de cartes où des figures fragiles campent jusqu’au souffle du premier courant d’air.

Chaque appartement correspond à un état d’être de Akan, parfois réconfortant, parfois dangereusement effrayant.

Le jeu consiste à garder une chaise pour soi; parfois cette chaise est un siège de WC où l’on est attachée.

Et la grande épreuve consiste à croire en soi.

Et faire croire à sa “normalité” pour pouvoir être accepter par les autres.

Akan n’a pas atteint cette carte du repos qui la hante et la tient en alerte d’un espoir piège, leurre du lendemain meilleur.

- Qui est Akan?

- Akan, c’est moi.

Je regarde, je ne fixe pas, je vais toujours au-delà, la direction et l’objet de mon regard sont indéfinissables.

Une seule fois dans ma vie, je me suis constituée des repères.

-  à Paris – , le seul endroit où je me sens chez moi, et, ces repères sont uniques.

Ailleurs je suis perdue, comme privée de mon corps.


“Self-Portrait. Lutèce et la caravane”. Copyright Alice Odilon 2011. Tous droits réservés.


Je ne suis qu’un être sans repos, cherchant sans fin l’arrangement possible entre son corps et le décor, le lointain, le rideau et la peau de sa mère.

Il ne s’agit pas d’un élan artistique; ma quête photographique prend l’ampleur d’une investigation depuis mon enfance, sans apaisement.

Mon anorexie est un autisme déguisé m’empêchant d’avoir confiance et me permettant de survivre parmi les autres.

Le doute envoûte toute ma perception.


“Self-Portrait” Anorexic paper Doll Betsy Mac Call in cemetery garden”. 2010. Copyright Alice Odilon.


je devine maintenant la source de mon Amour infini pour la Peinture, l’image photographique, les dessins, la représention de la vie.

Dans la représentation, se donne le sens, l’ordre choisi des choses essentielles; le jeu est donné, tu n’as qu’à entrer dans ce jeu.

Mais dans la vraie vie, l’ordre des choses est glissant, faux, insaisissable et tu ne fais pas forcément partie du jeu.

Le vide est partout, les mensonges, le néant se cache derrière les moments de calme.

Les autres ne t’offrent pas d’espace, tu dois le prendre, tu dois mordre pour être respectée et cela me dégoûte.

Je sais pourquoi Bonnard demeure mon peintre préféré, l’indépendant, l’envôuté, le visionnaire secret et silencieux.

Sa peinture est l’expérience d’un état modifié de conscience, expérience de l’unité.

Bonnard fait parti d’un Tout qui est son monde.

Il n’a pas besoin d’autre chose.

L’expérience suffit.


“La Baignoire”. Pierre Bonnard.

La peinture “La Baignoire” apporte l’enveloppe d’apaisement, une expérience forte du corps nu dans l’eau et l’espace fusionnant.
{Dans les philosophies ou religions tendant à l’éveil spirituel (Zen, Vedanta, etc.), on trouve fréquemment la comparaison entre l’océan (l’univers) et la vague (l’individu), le sentiment océanique correspondant à une prise de conscience non-duale de la nature de l’Être :

Au-dessous du monde des perceptions sensorielles et de l’activité mentale, il y a l’immensité de l’être.

Il y a une vaste étendue, une vaste immobilité, et une petite activité frémissante à la surface, qui n’est pas séparée, tout comme les vagues ne sont pas séparées de l’océan[3]. (Eckhart Tolle)}

L’espace dans la peinture de Bonnnard fusionne avec la lumière, les couleurs.

Les personnages font partie d’un tout qui est une hallucination d’harmonie permanente, la couleur féconde l’air et l’espace s’assouplit dans des ondulations chaudes et froides.

Bonnard est un éclairé,  pas un homme de pouvoir.

Son parti pris révèle son point de vue, sa position discrète et silencieuse, son émerveillement devant la splendeur des choses intimes.

C’est dans les tableaux de Bonnard que j’ai trouvé un monde possible.

Dans les livres de Kafka, j’ai trouvé une vérité, dans les écrits de Mary Rhode concernant l’anorexie et l’autisme, j’ai trouvé une clarté magnifique.

De recherche en découverte, j’ai pu continuer mon art que je croyais fou, mais qui est honnête et vrai.

Alice Odilon Avril 2011. www.aliceodilon.com.

Akan is back

Akan reprend le flambeau: sauver les femmes et les enfants.


After long weeks of fight against censure and intolerance, Akan, Antablog’s daughter, is coming back, stronger than before, much more motivated to tell about anorexia and Art.

That was a very rude summer for Akan: she thought she was losing Antablog threatened to be deleted by Bluehost because pornographic content.

A sort of nightmare!

Files have been deleted by Bluehost without any consideration and respect of copyright and ownership rights.

Thanks to Sol, Akan’s husband, who wrote immediately to the Better Business Bureau’s Online Complaint System: BBB of Utah.

His complaint was successful reviewed by a specialist at the BBB and then forwarded to Bluehost for their response.

To avoid another very bad publicity, Bluehost was constrained to leave access to Antablog’s database for its transfer to Jushost.

Then Akan retrieved for 48hours access to her files and databases, in order to transfer her websites.

Antablog intellectual property was safe.

So It was a excellent lesson for Akan, anorexic artist, working for women rights, against child abuse, crime wars, runaway persons rights, street workers rights, that she had to choose carefully her web host in order to be not hunted and banished as a witch on the blacklist.

Writing about anorexia and photography, shooting nudity, has nothing to do with pornography, but involves social-political contents which can be easily hidden and shut up by phallocratic, hegemonic, talibanic, capitalist, unilateral power.

And Akan knows that anorexia detains a subversive content, which she wants to analyze to raise untold words of anorexic women.

Alice Odilon. 15 Septembre 2010.


They only said “NO”

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Portrait de jeune femme par Gustav Klimt.


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“Grand Manteau Issey Miyake”. copyright Alice ODILON 2001.

Dans cette image le ventre et la vue font écho.

Voir pour survivre, voir au lieu de manger,

voir au lieu de mourir. voir pour tuer.

C’est un grand “NON” adressé sans faux-semblant,

littéralement corporel, scopique, logorrhéique.

Les anorexiques refuseraient le suspicieux repas social.

Elles ne s’y seraient pas trompées, rejetant la demande d’amour

à 15 balles desservie par leur mère et la famille, tout frais inclus.

Non elles rêveraient en dépit de toute apparence,

“d’un amour sans compter”, un “vrai”.

Elles ne s’arrangeraient pas d’un lien d’emprise abandonnique

ou d’omnipotente carence de reconnaissance.

Rien à faire, elles ne peuvent simuler le sourire renoncé de Mona Lisa.


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“Image du fim “L’Exorcism” de Emily Rose.

Elles iront droit au but – quitte à y laisser leur peau.


“Le Grand NON de SORAYA”. Copyright Alice ODILON1999.



Les “standard issues” (rôles de poupées dociles,

femmes besogneuses assoiffées d’amour, ménagères sous lexomil,

femmes battues, femmes des rues, femmes poubelles,)

ne colleront pas avec le dessein anorexique, (la quête “d’absolu-moi”).

Avec leur encre de sang, leur crayon d’os,

il s’agira d’un activisme de négation, refus fondamental

d’être l’objet muet de l’Autre.

Les anorexiques posent la question du déplacement vers l’inconnu, sans solution.

Un certain élan vers l’horizon, même s’il est très noir.

“Il doit y avoir autre chose” semblent-t’elles dire; le squelette à découvert.


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“Valérie Valère”.

Une hirondelle en cellule

Le mardi 13 juillet 2010, Akan est descendue à la ville pour chercher les médicaments dont elle est accoutrée depuis quelques années.

Fluoxetine, Atarax, Temazepan lui servent de boulet pour la tenir en vue, en probation.

Akan les avale quotidiennement avec impuissance et crédulité, pour “aller mieux”.

Cependant le pharmacien ne trouve pas les drogues commandées et convaint notre héroïne de revenir dans 3 jours.

Déçue d’avoir été oubliée encore une fois, Akan se rend au centre commercial dans le but de se délester de son malaise en soustrayant d’un étalage un objet encore inconnu d’elle même et symbolisant le réconfort, les caresses d’une mère invisible.

- Un objet étalon de son manque et fétiche de sa victoire sur la douleur du manque.

Elle s’engage sans aucune détermination, sans énergie, avec l’envie compulsive d’être enregistrée par une caméra de surveillance capturant l’évidence de l’offense.

Peut-être aura-t’elle la chance de se faire arrêtée par la police, seule à même de noter son existence minuscule, sa trajectoire kamikaze.

Elle se sent vieille, laide, désespérément triste, finie.

Son corps maigre et trop veiné ne retient plus les regards en arrière.

Si des yeux la remarquent c’est pour juger de sa gracilité quasi cachectique.

Avant les hommes se retournaient sur son passage tant elle était jeune, racée, élégante.

Aujourd’hui, malgré la même silhouette, l’élégance innée, les gens ne la remarquent plus, car elle a vieilli et cela lui vaut d’être transparente, insignifiante.

Les hommes ne cherchent que la chair adolescente appelante, celle qui promet des délices les plus interdits.

Le visage ne compte plus dans ces rues où la survie de l’espèce passe avant tout language.


Le 13 de ce mois d’été est la veille d’anniversaire de la jeune fille au tatouage, et Akan n’arrive pas à gérer cette date, tant les liens qui l’unissent à la gamine tombent à terre dans des flaques d’eau.

Ce lien secret aurait dû aider Akan à vivre et assumer la réalité, mais il enlève toute vie, toute joie, toute paix.

L’enfant au bras tatoué l’a reniée, rayée de son vocabulaire affectif et lui fera payer le prix d’avoir été une mère anorexique photographe.

Akan ne pensait pas qu’un jour sa fille aînée la trahirait, lui reprocherait d’être une artiste et sa mère en même temps.

Aujourd’hui les rêves de pérennité et d’immortalité se sont effondrés, plus rien ne sera plus comme avant.

Akan sait désormais que son oeuvre sera oubliée.

L’hirondelle sait que tout est perdu.


Cette conviction toute fraîche donne naissance à un chagrin angoissé, venant de nulle part et s’installant comme un smog aveuglant.

Il arrive qu’une branche assassine son arbre.

“Il arrive qu’une branche assassine son arbre”. Copyright Alice ODIlON


Alors Akan entre dans un store de produits de beauté et s’empare d’un panier rouge en plastique qu’elle remplit de laits pour le corps, de masques hydratants, de crèmes de nuit, de crèmes anti-rides, de lotions anti-âge et sort du magasin avec allure et détermination, passant les portes de sécurité, en déclenchant une alarme foudroyante.

Les heures suivantes Akan est au poste de police, confrontée à des interrogatoires, des prises d’empreintes, d’ADN, des flashs de caméras, des heures en cellule vide.

L’hirondelle captive.

Pendant cet après-midi là elle s’apaise enfin dans ce nouvel enfermement la retenant au monde, lui disant, “tu existes car tu as transgressé la loi”.

Tu as été remarquée, entendue, ton cri a été entendu.

Et cette prison vaut tous les bras humains par le silence et la paix.

Son corps maigre devient vivant dans cette cellule apparemment vide et cependant pleine de cris et de colères passées, de peurs et de regrets.

Akan se rend compte de sa propre réalité humaine.

Elle admet cette prisonnière en elle.

Ses mains, ses bras longs et fins, ses genoux osseux, tout son corps devient une sculpture vivante et profonde et Akan découvre sa vérité la plus solide.

Akan feels very bad on the 13th of july 2010 in the afternoon, unable to deal with anything around her.

Her body has been suffering the last hours; the exhaustion caused by the insomnia and the lack of fluoxetine, has grown for the worse, to give birth to a dark absent mood, and endless sadness.

Akan comes down to the city to purchase drugs she has been using for a few years.

Fluoxetine, Atarax, Temazepan are prescribed to her to control her mind.

She admits them with impotence and credulity, “to getting better”.

However the pharmacist does not find the ordered drugs and convinces our heroin for returning in 3 days.

Disappointed to be forgotten once again, Akan goes to the shopping mall with an aim of relieve herself from her terrible faintness by withdrawing a displayed unknown item, symbolizing the peace, the safety, the caresses of an invisible mother.

- An object symbol of her lack and fetish of her victory over the pain of confusion – .

Akan enters in the huge commercial gallery without any determination and any energy, with the compulsive desire to be recorded by a CCTV camera capturingthe obviousness of the offend.

Perhaps will she have chance to be stopped by the police force, the only one able to notice her tiny existence, her kamikaze path.

She feels old, ugly, hopelessly sad, finished.

Her thin body does not retain any more the glances behind.

If eyes notice her it is to judge her cachectic slenderness ratio.

Before the men were turned over on her passage as she was young, racée, elegant.

Today, in spite of the same silhouette, innate elegance, people do not notice her any more, because she is mature and for them she’s worth to be transparent, unimportant.

The men seek only the appealing teenager flesh, that which promises most prohibited delights.

The face does not count any more in these streets where the survival of the species passes above all language.

The 13 of July is the day before the birthday of the young tattooed girl, and Akan does not manage this date, so much the bonds which link her to the “gamine” fall to ground in puddle pools water.

This secret bond should have helped Akan to live and assume reality, but it removes any life, any joy, any peace.

The child with the tattooed arm has disavowed her, striped her of her emotional vocabulary and will make her pay the price to have been an anorexic photographer mother.

Akan would not have thinking that one day her oldest daughter would betray her, would reproach her to be an artist and her mother at the same time.

Today dreams of immortality crumble, nothing will not be the same.

Akan knows from now on that her work will be forgotten.

This very fresh conviction gives rise to a distressed sorrow, coming from nowhere like a plugging smog.

It happens that a branch assassinates its tree.

Then Akan enters in a store of beauty products and takes a red plastic basket that she  fills of milks for the body, hydrating masks, creams of night, anti-wrinkle creams, lotions anti-age and then leaves the store without attempt to pay, passing the security doors by setting off a striking down alarm.

The following hours Akan stands at the police station, confronted with interrogations, flashes of cameras, hours in blank cell.

During this afternoon she finally finds relieve in this new retreat into silence retaining her far from the world, telling her, “you exist because you transgressed the law”.

You have been noticed, heard, your scream has been heard.

And this jail is worth all the human arms by silence and peace.

Her thin body becomes alive in this apparently empty cell and however full with cries and passed angers, fear and regrets.

Akan realizes her own human reality.

She admits this captive inside her.

Her hands, her long and fine arms, her bony knees, all her body becomes a human sculpture and Akan discovers her main genuine truth.

The arm-hold trap

La nuit tombe bleue marine sur la ville où s’endorment Akan et la jeune fille, loin l’une de l’autre, dans un quartier opposé de la cité.

Elles ne se parlent plus maintenant.

Akan dans son lit repense à la demoiselle aux hirondelles.

Elle a peur pour elle.

C’est dans la peau de la jeune fille désormais, la peau neuve a été tatouée.

Le dessin splendide doit lui faire mal à cette heure ci.

Non parce qu’il s’agit d’une plaie, mais parce qu’il s’agit d’un terrible acte manqué à l’envers.

Il n’est cependant plus question de rature, hachure à l’encre noire.

“Le bras aux hirondelles”. copyright Alice ODILON 2010.

Pour la gamine, ce tatouage indélébile conclue son amour incontrôlé pour sa mère; pour celle-ci il s’agit d’une fantaisie, d’un message impubère.

Mais alors que c’est-il donc passé?

Quel est ce quiproco dans la peau, si douloureux et virtueusement regardable?

- J’ai voulu faire entrer les hirondelles dans mon ciel, et Akan avec, raconte la jeune fille dans son sommeil profond.

Je désirais les garder en moi, de crainte qu’elles ne s’envolent.

C’était la seule chose à laquelle je pouvais vraiment m’accrocher.

Cette pensée pour ma Mère.

Et je sentais Akan partir, vers la fin de sa vie et je l’ai retenue.

Ecrire ma mère dans ma peau représentait le pacte le plus réel de mon destin.

Sacraliser Akan c’était aussi la faire mienne pour que je puisse vivre enfin.

Toutes ces écritures à l’extérieur de moi, m’ont paniquée et se devaient d’être captées dans mon derme.

Je demande l’absolution afin que je puisse regarder l’intérieur de mon bras, sans la hantise du membre étranger.

Que ce cauchemar cesse à jamais, que ma mère ne craigne plus d’être dans ma peau.

Oh! Maman que m’as-tu fait en partant de ma vie?????

J’ai tellement eu peur pour toi, toujours.

Maman reviens moi, reste en moi, que je puisse vivre sans ta présence!

- Dans la nuit bleue marine, Akan ne peut plus dormir.

Ses longues jambes fuselées remuent lentement sous le drap.

A l’intérieur de ses bras maigres, s’endort une petite fille au bras hachuré d’oiseaux.

Son corps anorexique lui parle de la jeune femme aux hirondelles.



Alice ODILON. Copyright Alice ODILON 2010.

Navy Blue Night falls on the exile city where sleep Akan and the girl far away from each other in an opposite area of the city.

They do not talk anymore.

Akan in her bed, thinks about the swallow tattoo girl.

She is worried about her.

It’s in the skin of the girl right now. The new skin has been tattooed.

The virtuous design is certainly hurting her arm at this time.

Not because it is a wound, but because it is a terrible Lacanian backwards slip.

However, there is no question anymore of erasing, neither black ink hatching on the flesh.

For the girl, this uncontrolled indelible tattoo concludes her love for her mother.

For the the last one it is a fantasy, a message coming from someone below the age of puberty.


So what happened then?

What is this quiproco in the skin, so painful and virtuous watchable ?

- I wanted to show the swallows and  Akan in my sky, says the young girl in her deep sleep.

I wanted to keep them in me, I was so scared they flied away.

It was the only thing I could really hang on.

This memory of my Mother.

And I felt Akan leaving, towards the end of her life and I retained her.

Writing my mother in my skin was the most real covenant of my destiny.

Making Akan sakred, was although making her, mine, in order I could live finally.

I panicked, all these entries outside of me, had to be trapped in my skin.

I’m asking for absolution so that I can watch inside of my arm without the phantom pain specter of a missing limb.

Let this nightmare stops forever, let my mother no longer fears being in my skin.

Oh Mom! what have you done to my life ?????

I’m so afraid for you, always.

Mom be back to me, remains in me, then I can live without you!

- In the navy blue night, Akan can not sleep.

Her long slender legs slowly stir in the sheet.

Within her thin arms, a little girl with hatched birds on her limb, falls asleep.

Disembodied Akan dreams about the limbless baby.



Alice ODILON. Copyright 2010.




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