L’anorexie est la réalité, le “stimuli” dans la vie de d’Akan; un état de veille, un rêve de corps invivable, un sommeil profond d’un chagrin immense.
Vivre simultanément un régime alimentaire drastique tout en persistant dans l’effort d’acuité visuelle, coexistant avec un entraînement d’athlète marathonienne, met Akan en contact avec l’Absolu qui n’est autre pour elle que le Réel.
Il s’agit d’un jeu d’équilibriste entre le rêve éveillé alimenté par une nourriture essentielle considérée comme “pure”, et l’effort extrême du corps.
Les gens disent: “L’anorexie c’est mourir vivante”, et cependant Akan vit sa vie d’ascète, intensément, esprit au travail, corps au travail permanent.
Cela demande un détachement physique et en même temps un effort musculaire soutenu.
Quand je regarde Akan, je vois son corps rejoindre l’état d’un cerisier en fleur, lié au ciel et la lumière.
Elle semble avoir atteint un niveau de conscience sensorielle élargie, où elle appréhende sa place de manière transparente, infiniment discrète et fragile.
Elle vit le présent sans attendre de bonnes choses venant de l’avenir.
Elle est une bête silencieuse, presque invisible.
Tout naturellement la tour akanienne est devenu le nid des personnes en état modifié de conscience.
La tour est comme un arbre en fleurs.
“La Tour Akanienne”. Alice Odilon Avril 2011.
Des personnages fleurs, simples, perdus dans des valeurs perdues, avec des rêves de bonheur comme celui de vivre dans un tableau de Pierre Bonnard, assis à la table du jardin sous les ombrages.
“Table set in a garden”. Pierre Bonnard.
Alice Odilon. Avril 2011.









Alice ODILON
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