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fantôme de rappel anorexique

La bosse du vide

princesse


C’est l’histoire d’une absence d’amour dont l’énergie sombre dépasse tous les coups de poings.

Dans cet espace anti-matière de l’A-namour la victime trouve refuge.

L’enfant mal traité, rêve son parent “aimant imaginaire”, alors qu’il aime déjà, sans bornes, son parent réel déficient et nocif.



 

“L’apaisement des souffrances”. copyright 2009.

La présence de ce “bon parent imaginé” adoucit plus que les angles et l’enfant malheureux, maudit, abusé, résiste, voyant en mirage le doux parent imaginaire en remplacement du parent bourreau.

C’est chaque fois la même histoire dans la violence familiale: le bon cache le mauvais, le chagrin engendre la paix.

C’est pourquoi la victime attend le châtiment dans une sorte d’impatience, pour mieux s’en débarasser.

Les victimes d’abus ont le culte du vécu comme un bonheur pure.

Seul le vide leur offre calme et volupté.

L’envahissement du violent parent ressemble plutôt à la mort pleine.

Le plein n’est pas familier aux harcelés car ils n’y ont jamais gôuté ou alors, en ont été gavés, violemment juqu’à l’écoeurement et la vomissure.

Le vide s’instaure comme salut et une jouvence fulgurente pénètre le vide.


 

“l’enfant préfère marcher seul”. copyright Alice ODILON 2009.

Il existe une réminiscence  corporelle du vide, antérieure au “plein castrant”, versé par la mauvaise mère.

Ce fantôme de rappel peut-être douloureux, mais aussi lumière d’espoir, concernant la possibilité d’une autre sorte de vie libre.



 

“Le paradis vide”. copyright Alice ODILON 2009.


Etre vide et libre, ou plein et mort, telle est la question.

Et la vie en liberté se dessine dans l’air croisé d’hirondelles au ventre vide.

L’enfant battu n’a de répit qu’en l’absence du méchant parent.

Et fuir vers l’inconnu dangereux vaut mieux que de rester entre

les griffes du quotidien plein de sécurité apparente.

Voilà pourquoi meurt “libre” dans les fossés,assassinée, violée, échappée du foyer violent de ses origines sordides.

Jane DOE connaît son destin au fond d’elle même: elle choisit de mourir “arrachée” sur sa route plutôt que dans l’antre de ses pairs malfaisants.


 

“Jane died in June 2009 in Brookvalle”. Copyright Alice ODILON 2009.


La victime n’est pas dupe.

Plus tard, si elle survit au mal des autres, elle vivra son “anti-plein” comme un matelas pour des profiteurs, ceux-ci n’ayant d’ailleurs aucune connaissance du vide car ayant été gâtés pourris depuis leur naissance et ignorant le besoin et le désir.

Cette race de gens repus engendre la loi tyrannique des pleins appelant une croissance du plein, quite à tout avaler du vide des vides.

 

est le symbole de l’anorexique qui au delà de tous les pleins, ressent toujours l’anti-plein, la bosse du vide et du mystère.


 

Copyright Capucine. “la Princesse au Petit Pois.”


Sa perception du réel se vit comme un corps amputé.

Son modèle d’ se réfère à son passé, sa conception, sa vie intra-utérine, son identité innée parfois maudite.

Cette perception d’un vide salvateur à délivrer correspond à la perception mentale de l’anorexique vis à vis de son .

Sa connaissance de l’asymétrie du vide en faveur du plein lui permet de dénicher le vide libre.

Car il faut désirer les mystères pour les voir, et parfois c’est même impossible.

Seul ce qui manque a de l’importance, ce qui manque au manque, pas ce qui manque au plein pour être plus plein.

Cette quête du vide libre est la quête anorexique.

Est restée au coeur du plein écoeurant, une touche de fraîche liberté vitale que l’anorexique voudrait récupérer, mettre à nue, féconder, dessiner.

Son acuité de perception d’une petite forme indécelable dans le plein dénote sa capacité aiguë à ressentir l’absence ou la présence du “petit pois”.

Pour l’anorexique l’enjeu du plein et du vide n’est pas la clef, son sens revient à cette connaissance de l’anti-plein, la distingue des autres et la désigne princesse.

Son accès à cette philosophie de l’incomplet universel lui offre un prince en guise de bonheur sans douleur.

Tant elle ressent l’anti-plein, elle en vient à enlever tous les matelas et duvets pour cerner ce petit pois fantôme qui l’empêche d’être anesthésiée par le duvet trompeur des faux sentiments.

Ce petit pois étalon de sa différence et de sa noble acuité.

Si par malheur cette petite princesse n’est pas reconnue à temps par un prince, elle est absorbée tout entière par le petit pois qui s’avère être un grand .

Alice ODILON Décembre 2009.

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Akan’s Tower ou le monde du morcellement

The flower doll was invented by Françoise Dolto to heal anorexic girl

Si je devais révéler des secrets sur , je ne pourrais pas en dire très long quant à sa grande intimité, car en fait est particulièrement transparente et complexe.

Il suffit de retrouver dans chacun de ses amis de la (symbole de l’envolée, du chemin vers le spirituel), une facette de ses multiples personnalités.

- La Main coupée “Syndra Raynaud” représente le trauma de la perte, la coupure de la vie par le . Elle se dit “Illusion Corporelle”.

“Syndra Raynaud” the Phantom pain. . Copyrights

 

C’est aussi le fantôme de la perte, sa mémoire, son fétiche.

Elle représente une mesure draconnienne sauvant la vie du corps menaçant de pourrir.

Symboliquement, Akan y est très “attachée” car le Syndrome de Raynaud joue le rôle d’étalon de l’; on pourrait dire “signe de reconnaissance”, “un d’appartenance” au clan des anorexiques.

 

- Blythe Somat, la poupée-Fleur est un être extraordinaire aux pouvoirs magiques et en même temps épongeuse de souffrances.

“Blythe Somat, the .”Google Images

 

(Elle sert de médium entre l’enfant hémiplégique, anorexique et schyzophrène et Françoise Dolto qui parvient à communiquer avec elle en la ramenant vers la parole, et donc, l’action de se libérer.)

la Poupée-Fleur n’a pas d’yeux, mais elle a des pétales sensorielles, elle ne parle pas car elle n’a pas de bouche, mais elle souffre et crie en silence, elle a un corps de poupée, mais sa tête c’est une fleur.

{Françoise Dolto a eu l’idée de cette poupée-fleur lorsqu’elle était enfant. En réalité, elle la conçoit en 1946, au cours d’une consultation où sont venues à sa rencontre Bernadette, une petite fille anorexique de 5 ans et demi, et sa mère.

Celle-ci se plaint de ce que sa fille n’aime ni les poupées animales ni les poupées humaines.

Accablée par la haine envers elle-même qu’elle ressent chez cette petite fille profondément paranoïaque, Dolto lui propose: «Et pourquoi pas une poupée-fleur?».

Aussitôt, elle donne à la mère les indications pour la fabriquer, devant Bernadette, qui saute de joie à cette idée.

Recouverte de tissu vert, cette poupée n’a ni devant ni derrière, ni mains ni pieds, et la seule forme humaine, la stature droite que l’enfant peut tenir en main.

Le volume figurant la tête est juste surmonté d’une corolle blanche de marguerite.

Autrement dit, tout comme une interprétation, cette poupée a été conçue entre les différents protagonistes de la scène analytique.}

{“Le Dr a le sentiment de plus en plus vif que la poupée-fleur de Mme Dolto s’intègre dans ses recherches personnelles sur l’imago du corps propre et le stade du miroir et du corps morcelé.

Il trouve important que la poupée-fleur n’ait pas de bouche et après avoir fait remarquer qu’elle est un symbole sexuel et qu’elle masque le visage humain, il termine en disant qu’il espère apporter un jour un commentaire théorique à l’apport de Mme Dolto.”}(Intervention sur l’exposé de F.Dolto-Marette).

Elle est très de celui qui souffre, toujours très , car elle écoute, sent, ressent, et donne son corps en passage vers la vie.

 ”Akan” ou l’ébauche du Self.  Alice Odilon 1/08/2011. copyrights.

 

 

- Le timide Ragdoll “Weaky” aux yeux bleus Caraïbes, le sauveur impuissant, est le seul être masculin de l’équipe.

“Weaky the ”. Alice Odilon. Copyrights 2010.

Il absorbe du , il parle très bas, il est comme Blythe Somat, soumis à la méchanceté des autres, mais aussi très clairvoyant et lunaire.

- La Poupée “Whouh”  au masque de loup, avec son corps de petite fille menue et tonique, vêtue de sa écossaise au col mousseline, et dont on ne voit jamais le visage.

Weaky and Whouh, the wolf masked . Alice Odilon Copyrights 2010.

On ne voit de son apparât féminin, que sa belle chevelure lourde et ondulante qui s’étale sur son dos.

Whouh est tout l’inverse de Weaky, le Ragdoll , elle devient une créature offensive, protectrice, n’ayant pas froid aux yeux, toujours prête à bondir pour défendre les plus faibles.

Whouh incarne une victime masquée devenue guerrier.

Le masque de loup a un rôle de bouclier; il sert à intimider l’adversaire, et sert à cacher la vulnérabilité et l’innocence de Whouh.

 

 

- La Poupée androgyne “Isee”, maigre et nue, chauve et belle, racée aux muscles longs et secs.

“Isee”, la flamme des . Alice Odilon. 2011. Copyrights

 

Ce personnage là revient de l’enfer de la prostitution, de la rue, de la route en solitaire.

Elle a vu des personnes mourir dans les fossés, des femmes assassinées coupée en morceaux, elle connaît le désespoir total des suicidés, elle est la flamme des Jane et des John Doe.

“Isee” symbolise l’abandonnée, la personne oubliée, sans nom, sans toit.

- “Mova”  l’avatar marathonien, est une athlète éternelle au coeur solide, aux jambes longues et déliées, et au regard fixé vers l’avant toujours.

- Allegraka c’est la prof de vol, la figure bridge entre le sol et le ciel.

Elle twitte, tumblre, digg, wikiote, facebook, elle envoie des messages sur le web, pour parler de ses amies de la Tour, des messages sans aucun commentaires de quique ce soit, car personne ne les lit.

- Akan se trouve dans chacun de ces personnages; parfois décide, souvent se tait et laisse l’équipe prendre la bonne option, parfois disparaît dans sa chambre pendant des jours, pour dormir et s’oublier.

Tout cette merveilleuse équipe partage les heures de la vie dans la Tour Akanienne, Paradis des hirondelles, centre de traitement pour anorexiques, et immeuble gratte-ciel HLM immense aux couloirs infinis.

Puis je vous parlerai des patientes du centre de réadaptation de la Tour Akanienne…..

Dans le prochain poste………

Bonne Nuit les Petits….

PS: J’oubliais , american paper doll, si plate, si fine, si intense, déchirable et souffrante.

 

Betsy Mac Call, the American . Alice Odilon.copyrights 2010.

Alice Odilon. 1/08/2011. Tous droits réservés.


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Ce que cherche Akan

La figure anorexique copy



Pour savoir comment arrive à la ville Exil, regardez les battements de son corps, son saccadée.

Affaiblie, elle retrouve l’élan anorexique de sa vie, tout son impossible combat pour atteindre la A.

Marcher pour elle, c’est se délivrer du corps, s’oublier dans les pas, les ondulations du bassin, les notes brèves des petits talons frôlant le trottoir.

Avancer lui donne l’illusion d’exister pour un peu.


 

 

“L’apparence d’une Figure A.” copyright 2010


Il semble évident que pour rencontrer la Figure A, cette terrible vérité,

Akan doit aller vers quelque chose, s’élancer vers autre chose.

Des parcours pour atteindre la ville, Akan en a fait des milliers, attendant le pire à chaque tournant de rue, la fulgurance d’une silhouette A, ou l’ennui assommant de ne rencontrer que la neutralité des gens invisibles.

Akan porte une de fille de 14 ans parfaitement ajustée.

Taille 34, c’est la taille, jamais plus.

Il faudrait un échange entre Akan et quelqu’un, de bien ou de second plan, mais un contact serait la première chose indispensable pour briser la glace de ce couloir de

.


 

 

“Akan dans le couloir vers la ville.” Copyright Alice ODILON 2010.



Soudain Akan ressent la présence d’une femme à ses côtés, une personne d’un certain âge, maigre aux bras veinés, et tortueuse comme la vigne noire des vieux coteaux.

- Bonjour, dit la femme, vous semblez hésiter à continuer sur cette rue, mais vous êtes sur la bonne, si je le devine, c’est bien la direction du Centre;

là où la foule se multiplie.

- C’est que je ne suis pas sûre de vouloir me perdre au milieu de ces gens.

Je cherche quelqu’un, je ne suis pas vraiment sûre de la trouver là-bas.

- Ah oui, non mais cela dépend du genre de personne que vous recherchez, ma Demoiselle.

- C’est une femme, je ne sais pas son âge, elle est très fière et s’est enfuie, je ne sais pas si elle est douce, encore moins son nom.

Je l’appèle “A-Figure” pour être plus simple, et rapporter les éléments qui la concernent, bien que j’en ai très peu réunis jusqu’à aujourd’hui.

Cela dure déjà depuis une trentaine d’année, cette recherche; j’ai écrit dans de nombreux établissements spécialisés, j’ai passé des annonces dans des journaux parisiens, mais je n’ai fait que perdre pratiquement mon temps et ma force.

- 30 ans? mais vous n’en avez que 20 et des poussières, comment pouvez-vous espérer que je vous crois?

- C’est pourtant ce que je pense avoir fait: chercher pendant des années cette Figure impossible, disposant de la lame; la forme annulant l’âge des humains, leurs plans, leurs calculs et leur idée du sexe et du bonheur.

- Cette créature là, vous la trouverez, mais pas tout de suite, ou peut-être dans quelques jours.

Je devine un peu qui elle est; le problème c’est que les gens en parlent sans savoir, la disent terriblement dangereuse, et intouchable.

“Il faut la craindre.” disent-ils ne pas penser qu’elle est viable, sa minceur est impossible, ses bras sont si fins, comment le sang pourrait-il y circuler? et la chair, les muscles et toutes ces choses que l’on attend de la chair?

Ce qui est convenu d’attendre et de prendre de cette personne.

Non, définitivement, les gens ne vous en diront , ou alors vous lanceront des airs de dégôut, de peur.

La vie pour eux ce sont les besoins d’abord avant toute initiation au goût de vivre.

- Je crois entrevoir votre point de vue, Madame, cependant je suis déterminée à lui parler et la photographier.

C’est très important pour moi, vous comprenez, c’est ma raison d’être ici, je ne vois pas d’autre raison, le reste m’échappe, il n’y a rien, rien d’autre.

J’en suis d’ailleurs bien confuse, car j’aurais pensé que la vie m’aurait donnée de nombreuses hypothèses à élucider.

Mais en fait ce que je cherche bêtement c’est de voir l’Icône A-Figure, cette forme vivante du compromis Corporel.

Le , la Modèle-Théorie, celle par qui je trouverai le bon miroir.

- Dans cette quête là, ma petite, il vous faudra observer, et vous taire.

Les mots ne viendront qu’après, il faudra vous taire, presque toujours.

Et la femme sèche au corps grisé d’alcool, et de sang noir, traversa la rue et lui dit au revoir du .

Un regard turquoise et vert, comme le verre des bouteilles de vin.


Alice ODILON. 26th of june 2010.


To know how Akan arrives in the “Banishment City”, look at her heavy breathing,

her jerky gait.

Weakened, she gets the anorexic impulse of her life, all of her impossible struggle

to attain the A-Figure.

For her, walking is to get rid of her body, to forget herself in the rhythm of her steps,

the movement of her hips, the click-clack  of her little heels brushing the sidewalk.

To advance gives her the illusion of existing for a short while.


It seems obvious that to meet the A-Figure, this terrible truth,

Akan needs to move towards some goal,

to throw herself towards something else.

Akan has taken thousands of different routes to reach the town,

anticipating the worst at every corner, to see a fleeting glimpse of a A-silhouette,

or to be incredibly bored by only meeting the neutrality of invisible people.

Akan is wearing a size 6 dress perfectly adjusted. Size 34, this is the size,

never more.

She needs to have a contact with someone, whatever their circumstances,

but a contact is the first essential step to breaking the ice of this long solitary

corridor of loneliness.

Suddenly the young girl feels the presence of a woman beside her, an older person,

thin with the veins of her arms showing twisted like an old vine on the slopes.

- Good morning, says the woman, you appear to be hesitating about continuing

on this road, but it is the right direction, yes I guessed, it’s the way to

the Shopping Centre; where there are crowds.

- It’s just that I’m not sure that I want to get lost in all those people.

I’m looking for someone and I’m not really certain that I’ll find her there.

- Ah yes, but then that depends upon the person you’re looking for.

- It’s a woman, I don’t know her age, she’s proud and absent, she has rejected

rescue and she’s runaway.

I don’t know if she is friendly or not, I don’t even know her name.

I simply call her “A-Figure”, and add certain facts concerning her,

although I haven’t got that many so far. This search has been going on for

around 30 years; I’ve written to numerous specialist establishments,

I’ve advertised in Parisian newspapers, but I have only wasted my time and my energy.

- 30 years old? You look barely older than 20, how can you expect me or

even hope that I’ll believe you?

- Nevertheless it’s what I believe I’ve done: spent years looking

for this impossible Figure, with an internal strength, a shape cancelling out

human age, plans, calculations and also their idea of sex and happiness.

- This creature that you describe you’ll find her, not immediately,

but perhaps in several days.

I can imagine her but the problem is that people talk of her in their

ignorance as though she is terribly dangerous and untouchable.

“You must be afraid of her” they say, thinking that she’s condemned

being so thin, her arms being like match-sticks, how can her blood circulate?

And her flesh, muscles and everything else that one expects of flesh?

No, really, people won’t tell you anything or will look at you with

disgust or fear.

Life for them is their bodily need before any initiation into the pleasures of living.

- I think I see your point of view, Madame, however I am determined to talk

to her and photograph her. It’s very important for me, you understand,

it’s my reason for being here, I don’t see any other reason, all the rest escapes me,

there is nothing, nothing else.

In any event I am totally confused as I would have thought that life would

have given me other ideas to elucidate.

However in fact all that I want to do is see this iconic A-Figure,

this form living in a bodily compromise.

The Self-Model, the Theoretical-Model through which I’ll find the right reflection.

- To realise your quest, my dear, you will have to observe and keep your silence.

The words will come afterwards, you need to be nearly always silent.

On that the dry little woman, with her drunk body and dark blood,

crossed the road and by a glance said good bye. A turquoise and green glance,

like the glass of wine bottles.

Alice ODILON. Copyright 29/6/2010

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Confession anorexique d’une cleptomane

The sadness of anorexic doll Akoya

Une cleptomanie installee chez Nade depuis plusieurs mois, n’etait pas vraiment la raison de son état d’alerte permanent.

– “Impulsion regulière à prendre, indépendante de tout besoin et usage personnel.”
{C’est une façon de prendre pour être prise, tout en espérant ne pas l’être pour ne pas cesser d’avoir à prendre: car en en effet la kleptomanie devient pour certains une source de jouissance dont ils auront du mal à se passer…

Un plaisir compensatoire mais néanmoins suffisamment réparateur dans l’immédiat pour donner envie d’être vécu à nouveau.}
Au départ, chaparder des petits riens devenus plus tard des choses de luxe, vêtements de marque, sacs matriciels en d’agneau, croco, crèmes élixir caviar pour la , parfums, mouchoirs, dissimulés ensuite dans des boîtes à chaussures. Nade manquait de quelque chose.
- Indicible et honteux.

Quel dégoût immonde d’avoir manqué depuis toujours, l’essentiel, la protection, la foi, la confiance, la joie, la douceur.

Manquer de tout.

“Bottega-Veneta on fire” or “Akoya’s Cleptomania in Harrod’s”. 2006. Copyrights .

Nade, avait dû admettre le “moins” en couverture.

Alors N se sentait un peu seule dans les rues de la vie.

“Akoya’s sadness. 2006. Copyrights Alice Odilon. All rights reserved.

Avec le sentiment imminent d’un danger mortel permanent et dont il fallait faire semblant de ne voir.

Un peu la même oppression mortifiante déclenchée par la menace de l’orage, quand elle marchait, enfant, avec son père dans la campagne.

Pour esquiver la foudre blanche, elle lui posait toujours la même question: “- Dis Papa, ll ne va pas venir l’orage?

Et son père lui répondait distraitement:  “- Mais non, mais non, ma Chérie”.

Et la petite fille sentait l’orage envahir toute sa vie et se sentait péniblement céder au spectacle imposant du tonnerre, tel une bombe indéminable.
A force de menaces pesées sur elle,  des menaces extérieures qu’elle devinait probables, proches ou latentes, Nade, désormais adulte, n’arrivait à aucune décision, de savoir si oui ou non,  cette oppression mortelle avait réellement un fond.

Doutant de son manque à manquer, Nade se maintenait hors la loi, ne trouvant jamais la chose qui pourrait apaiser sa quête.

Elle avait fini par ne plus se détacher du dont elle subissait la donne glissante.

Elle acquit une sorte de conduite, un style de mouvance corrigée dans le feutré.

Des gestes concis, silencieux, en quête de disparition hypertélique.
Cette technique de chasse contrôlée, à l’inverse de satisfaire ses manques, les multipliait impunément.

S’introduire volontairement dans le guêpier et, après avoir prélevé le miel, sortir par la grande porte sous les objectifs de .
La classe d’un fantôme.

Nade avait saisi le truc: il s’agissait d’agir lentement, apparemment détendue et dans son bon droit.

Aucune alarme ne se déclenchait.

Les vigiles de sécurité ne la remarquaient même pas tant elle semblait quelconque ou usée.

Si par malheur  l’envie exquise lui était venue de ne plus rien gérer, il eût suffit d’un seul affrontement insolent avec la CCTV, se montrer à elle telle qu’elle était vraiment: inquiète, effondrée, avide,  et donc vivante.

Dès la seconde où Nade cesserait le jeu de la dame neurasthéniquement riche, les détecteurs d’activité anormale se mettraient en route et captureraient les preuves vidéo de la nadienne, s’avouant hiatus dans ces lieux surveillés.
Une obscène vérité nourrissait l’ossature de ce phénomène socio-sécuritaire, quelque chose de scandaleux aux yeux de Nade: Seul paraître comme tous les autres (renoncés, possédant, possédés par leurs crédits, vacances payées en 3 fois, projets d’agrandissement, “sur- nourris”, avancés dans la vie, épargnants épargnés par la misère) lui accordait leur respect.
Son attitude de refus face à cet ordre des choses, n’avait pas lieu de citer.

Nade n’en avait jamais dit un mot à quiconque.

Copyrights Alice ODILON. All Rights reserved.

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La Tour Akanienne ou la structure ascensionnelle de la culture chinoise

Gratte-ciels Honk-Kong photo Alice Odilon/ Copyrights

Il suffit de voir un tableau de Li Yanshan, pour vivre le sentiment de et le “bon” placement de l’être face à l’Univers qui l’entoure.

L’homme est minuscule, mais il peut rêver, regarder, se taire, s’envoler dans l’air, vers le lointain.

La tour de est une métaphore du bambou de Li Yanshan. Toujours mouvante, fragile et incassable.

Elle représente le corps de Akan et aussi le corps de toutes ses identités multiples incarnées au long de sa vie anorexique ascendante.

Pour grimper il faut s’alléger, s’étherer, se perdre et se reconnaître au sein du .

 

 ”La . HK 2011.”  Copyrights .”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{Bamboo was the lifelong love of Li Yanshan. He approached bamboo painting in light of the history of the genre and with reference to available masterpieces. His repertoire covered not only ink bamboo paintings but also outlined ones in colour. The picture shows his “Bamboo and Rocks”.}

 

Ainsi je crois que l’ est une éthique du vide, ou du “moins possible” dans un monde mouvant.

Le fait d’être léger permet de réaliser des mouvements faciles et libres du corps et de l’esprit, la diète permet la jouissance des gôuts quand on fait dînette d’un repas d’oiseau, sain et vivifiant.

La couleur et l’écriture s’intègrent dans la vie d’un être fin inscrit dans la notion égalitaire .

L’être étant si petit trouve son sens dans le déroulement du temps dans l’espace, joignant l’écriture et l’action.

Il n’y a jamais de plein, jamais de .

Toujours la vie est en mouvement ascensionnel.

La anorexique trouve son sens dans la culture Chinoise.

La figure anorexique est un mot, un simple , son contenu et sa forme ne font qu’un.

Cette figure là est un paradoxe,  figure pleine de vide et forte d’être vitalisée par le blanc de la page et non la mort.

Cette métaphore de l’anorexie, est une calligraphie (l’action) et une (le corps mortel).

La figure anorexique est unité du vide et de l’écriture. “Elle abandonne le vouloir social, pour affermir ses os”.

La source anorexique utilise les paradoxes:

- La faiblesse est plus forte que la force.

- La modération, la sobriété, la , voir la sévérité d’un régime alimentaire génère le maximum d’énergie.

- Elle unit signifiant de la trace du corps et l’aura de la personne.

 

“Google Images”

 

On mange avec des baguettes, on retient son souffle, on prend le temps d’être humain.

Alice Odilon. 28/09/2011. Copyrights. Tous droits réservés.

 

Lisez Mon Livre: Swallow@anorexic.com

Cela parle des signes et du corps.

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