Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

La Tour Akanienne ou la structure ascensionnelle de la culture chinoise

Il suffit de voir un tableau de Li Yanshan, pour vivre le sentiment de petitesse et le “bon” placement de l’être face à l’Univers qui l’entoure.

L’homme est minuscule, mais il peut rêver, regarder, se taire, s’envoler dans l’air, vers le lointain.

La tour de Akan est une métaphore du bambou de Li Yanshan. Toujours mouvante, fragile et incassable.

Elle représente le corps de Akan et aussi le corps de toutes ses identités multiples incarnées au long de sa vie anorexique ascendante.

Pour grimper il faut s’alléger, s’étherer, se perdre et se reconnaître au sein du vide.

 

 ”La Tour Akanienne. HK 2011.”  Copyrights Alice Odilon.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{Bamboo was the lifelong love of Li Yanshan. He approached bamboo painting in light of the history of the genre and with reference to available masterpieces. His repertoire covered not only ink bamboo paintings but also outlined ones in colour. The picture shows his “Bamboo and Rocks”.}

 

Ainsi je crois que l’anorexie est une éthique du vide, ou du “moins possible” dans un monde mouvant.

Le fait d’être léger permet de réaliser des mouvements faciles et libres du corps et de l’esprit, la diète permet la jouissance des gôuts quand on fait dînette d’un repas d’oiseau, sain et vivifiant.

La couleur et l’écriture s’intègrent dans la vie d’un être fin inscrit dans la notion égalitaire espace-temps.

L’être étant si petit trouve son sens dans le déroulement du temps dans l’espace, joignant l’écriture et l’action.

Il n’y a jamais de plein, jamais de trou noir.

Toujours la vie est en mouvement ascensionnel.

La figure anorexique trouve son sens dans la culture Chinoise.

La figure anorexique est un mot, un simple trait, son contenu et sa forme ne font qu’un.

Cette figure là est un paradoxe,  figure pleine de vide et forte d’être vitalisée par le blanc de la page et non la mort.

Cette métaphore de l’anorexie, est une calligraphie (l’action) et une peinture (le corps mortel).

La figure anorexique est unité du vide et de l’écriture. “Elle abandonne le vouloir social, pour affermir ses os”.

La source anorexique utilise les paradoxes:

- La faiblesse est plus forte que la force.

- La modération, la sobriété, la maigreur, voir la sévérité d’un régime alimentaire génère le maximum d’énergie.

- Elle unit signifiant de la trace du corps et l’aura de la personne.

 

“Google Images”

 

On mange avec des baguettes, on retient son souffle, on prend le temps d’être humain.

Alice Odilon. 28/09/2011. Copyrights. Tous droits réservés.

 

Lisez Mon Livre: Hirondelle@anorexique.com

Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

Akan’s Tower ou le monde du morcellement

Si je devais révéler des secrets sur Akan, je ne pourrais pas en dire très long quant à sa grande intimité, car en fait Akan est particulièrement transparente et complexe.

Il suffit de retrouver dans chacun de ses amis de la Tour Akanienne (symbole de l’envolée, du chemin vers le spirituel), une facette de ses multiples personnalités.

- La Main coupée “Syndra Raynaud” représente le trauma de la perte, la coupure de la vie par le vide. Elle se dit “Illusion Corporelle”.

“Syndra Raynaud” the Phantom pain. Alice Odilon. Copyrights

 

C’est aussi le fantôme de la perte, sa mémoire, son fétiche.

Elle représente une mesure draconnienne sauvant la vie du corps menaçant de pourrir.

Symboliquement, Akan y est très “attachée” car le Syndrome de Raynaud joue le rôle d’étalon de l’anorexie; on pourrait dire “signe de reconnaissance”, “un code d’appartenance” au clan des anorexiques.

 

- Blythe Somat, la poupée-Fleur est un être extraordinaire aux pouvoirs magiques et en même temps épongeuse de souffrances.

“Blythe Somat, the Flower-Doll.”Google Images

 

(Elle sert de médium entre l’enfant hémiplégique, anorexique et schyzophrène et Françoise Dolto qui parvient à communiquer avec elle en la ramenant vers la parole, et donc, l’action de se libérer.)

la Poupée-Fleur n’a pas d’yeux, mais elle a des pétales sensorielles, elle ne parle pas car elle n’a pas de bouche, mais elle souffre et crie en silence, elle a un corps de poupée, mais sa tête c’est une fleur.

{Françoise Dolto a eu l’idée de cette poupée-fleur lorsqu’elle était enfant. En réalité, elle la conçoit en 1946, au cours d’une consultation où sont venues à sa rencontre Bernadette, une petite fille anorexique de 5 ans et demi, et sa mère.

Celle-ci se plaint de ce que sa fille n’aime ni les poupées animales ni les poupées humaines.

Accablée par la haine envers elle-même qu’elle ressent chez cette petite fille profondément paranoïaque, Dolto lui propose: «Et pourquoi pas une poupée-fleur?».

Aussitôt, elle donne à la mère les indications pour la fabriquer, devant Bernadette, qui saute de joie à cette idée.

Recouverte de tissu vert, cette poupée n’a ni devant ni derrière, ni mains ni pieds, et figure la seule forme humaine, la stature droite que l’enfant peut tenir en main.

Le volume figurant la tête est juste surmonté d’une corolle blanche de marguerite.

Autrement dit, tout comme une interprétation, cette poupée a été conçue entre les différents protagonistes de la scène analytique.}

{“Le Dr Lacan a le sentiment de plus en plus vif que la poupée-fleur de Mme Dolto s’intègre dans ses recherches personnelles sur l’imago du corps propre et le stade du miroir et du corps morcelé.

Il trouve important que la poupée-fleur n’ait pas de bouche et après avoir fait remarquer qu’elle est un symbole sexuel et qu’elle masque le visage humain, il termine en disant qu’il espère apporter un jour un commentaire théorique à l’apport de Mme Dolto.”}(Intervention sur l’exposé de F.Dolto-Marette).

Elle est très proche de celui qui souffre, toujours très proche, car elle écoute, sent, ressent, et donne son corps en passage vers la vie.

 ”Akan” ou l’ébauche du Self.  Alice Odilon 1/08/2011. copyrights.

 

 

- Le timide Ragdoll “Weaky” aux yeux bleus Caraïbes, le sauveur impuissant, est le seul être masculin de l’équipe.

“Weaky the Ragdoll cat”. Alice Odilon. Copyrights 2010.

Il absorbe du regard, il parle très bas, il est comme Blythe Somat, soumis à la méchanceté des autres, mais aussi très clairvoyant et lunaire.

- La Poupée “Whouh”  au masque de loup, avec son corps de petite fille menue et tonique, vêtue de sa robe écossaise au col mousseline, et dont on ne voit jamais le visage.

Weaky and Whouh, the wolf masked doll. Alice Odilon Copyrights 2010.

On ne voit de son apparât féminin, que sa belle chevelure lourde et ondulante qui s’étale sur son dos.

Whouh est tout l’inverse de Weaky, le Ragdoll bouc émissaire, elle devient une créature offensive, protectrice, n’ayant pas froid aux yeux, toujours prête à bondir pour défendre les plus faibles.

Whouh incarne une victime masquée devenue guerrier.

Le masque de loup a un rôle de bouclier; il sert à intimider l’adversaire, et sert à cacher la vulnérabilité et l’innocence de Whouh.

 

 

- La Poupée androgyne “Isee”, maigre et nue, chauve et belle, racée aux muscles longs et secs.

“Isee”, la flamme des Jane DOE. Alice Odilon. 2011. Copyrights

 

Ce personnage là revient de l’enfer de la prostitution, de la rue, de la route en solitaire.

Elle a vu des personnes mourir dans les fossés, des femmes assassinées coupée en morceaux, elle connaît le désespoir total des suicidés, elle est la flamme des Jane et des John Doe.

“Isee” symbolise l’abandonnée, la personne oubliée, sans nom, sans toit.

- “Mova”  l’avatar marathonien, est une athlète éternelle au coeur solide, aux jambes longues et déliées, et au regard fixé vers l’avant toujours.

- Allegraka c’est la prof de vol, la figure bridge entre le sol et le ciel.

Elle twitte, tumblre, digg, wikiote, facebook, elle envoie des messages sur le web, pour parler de ses amies de la Tour, des messages sans aucun commentaires de quique ce soit, car personne ne les lit.

- Akan se trouve dans chacun de ces personnages; parfois décide, souvent se tait et laisse l’équipe prendre la bonne option, parfois disparaît dans sa chambre pendant des jours, pour dormir et s’oublier.

Tout cette merveilleuse équipe partage les heures de la vie dans la Tour Akanienne, Paradis des hirondelles, centre de traitement pour anorexiques, et immeuble gratte-ciel HLM immense aux couloirs infinis.

Puis je vous parlerai des patientes du centre de réadaptation de la Tour Akanienne…..

Dans le prochain poste………

Bonne Nuit les Petits….

PS: J’oubliais Betsy Mac Call, american paper doll, si plate, si fine, si intense, déchirable et souffrante.

 

Betsy Mac Call, the American Paper-doll. Alice Odilon.copyrights 2010.

Alice Odilon. 1/08/2011. Tous droits réservés.


The arm-hold trap

La nuit tombe bleue marine sur la ville où s’endorment Akan et la jeune fille, loin l’une de l’autre, dans un quartier opposé de la cité.

Elles ne se parlent plus maintenant.

Akan dans son lit repense à la demoiselle aux hirondelles.

Elle a peur pour elle.

C’est dans la peau de la jeune fille désormais, la peau neuve a été tatouée.

Le dessin splendide doit lui faire mal à cette heure ci.

Non parce qu’il s’agit d’une plaie, mais parce qu’il s’agit d’un terrible acte manqué à l’envers.

Il n’est cependant plus question de rature, hachure à l’encre noire.

“Le bras aux hirondelles”. copyright Alice ODILON 2010.

Pour la gamine, ce tatouage indélébile conclue son amour incontrôlé pour sa mère; pour celle-ci il s’agit d’une fantaisie, d’un message impubère.

Mais alors que c’est-il donc passé?

Quel est ce quiproco dans la peau, si douloureux et virtueusement regardable?

- J’ai voulu faire entrer les hirondelles dans mon ciel, et Akan avec, raconte la jeune fille dans son sommeil profond.

Je désirais les garder en moi, de crainte qu’elles ne s’envolent.

C’était la seule chose à laquelle je pouvais vraiment m’accrocher.

Cette pensée pour ma Mère.

Et je sentais Akan partir, vers la fin de sa vie et je l’ai retenue.

Ecrire ma mère dans ma peau représentait le pacte le plus réel de mon destin.

Sacraliser Akan c’était aussi la faire mienne pour que je puisse vivre enfin.

Toutes ces écritures à l’extérieur de moi, m’ont paniquée et se devaient d’être captées dans mon derme.

Je demande l’absolution afin que je puisse regarder l’intérieur de mon bras, sans la hantise du membre étranger.

Que ce cauchemar cesse à jamais, que ma mère ne craigne plus d’être dans ma peau.

Oh! Maman que m’as-tu fait en partant de ma vie?????

J’ai tellement eu peur pour toi, toujours.

Maman reviens moi, reste en moi, que je puisse vivre sans ta présence!

- Dans la nuit bleue marine, Akan ne peut plus dormir.

Ses longues jambes fuselées remuent lentement sous le drap.

A l’intérieur de ses bras maigres, s’endort une petite fille au bras hachuré d’oiseaux.

Son corps anorexique lui parle de la jeune femme aux hirondelles.



Alice ODILON. Copyright Alice ODILON 2010.

Navy Blue Night falls on the exile city where sleep Akan and the girl far away from each other in an opposite area of the city.

They do not talk anymore.

Akan in her bed, thinks about the swallow tattoo girl.

She is worried about her.

It’s in the skin of the girl right now. The new skin has been tattooed.

The virtuous design is certainly hurting her arm at this time.

Not because it is a wound, but because it is a terrible Lacanian backwards slip.

However, there is no question anymore of erasing, neither black ink hatching on the flesh.

For the girl, this uncontrolled indelible tattoo concludes her love for her mother.

For the the last one it is a fantasy, a message coming from someone below the age of puberty.


So what happened then?

What is this quiproco in the skin, so painful and virtuous watchable ?

- I wanted to show the swallows and  Akan in my sky, says the young girl in her deep sleep.

I wanted to keep them in me, I was so scared they flied away.

It was the only thing I could really hang on.

This memory of my Mother.

And I felt Akan leaving, towards the end of her life and I retained her.

Writing my mother in my skin was the most real covenant of my destiny.

Making Akan sakred, was although making her, mine, in order I could live finally.

I panicked, all these entries outside of me, had to be trapped in my skin.

I’m asking for absolution so that I can watch inside of my arm without the phantom pain specter of a missing limb.

Let this nightmare stops forever, let my mother no longer fears being in my skin.

Oh Mom! what have you done to my life ?????

I’m so afraid for you, always.

Mom be back to me, remains in me, then I can live without you!

- In the navy blue night, Akan can not sleep.

Her long slender legs slowly stir in the sheet.

Within her thin arms, a little girl with hatched birds on her limb, falls asleep.

Disembodied Akan dreams about the limbless baby.



Alice ODILON. Copyright 2010.




Ce que cherche Akan



Pour savoir comment Akan arrive à la ville Exil, regardez les battements de son corps, son allure saccadée.

Affaiblie, elle retrouve l’élan anorexique de sa vie, tout son impossible combat pour atteindre la Figure A.

Marcher pour elle, c’est se délivrer du corps, s’oublier dans les pas, les ondulations du bassin, les notes brèves des petits talons frôlant le trottoir.

Avancer lui donne l’illusion d’exister pour un peu.


“L’apparence d’une Figure A.” copyright Alice ODILON 2010


Il semble évident que pour rencontrer la Figure A, cette terrible vérité,

Akan doit aller vers quelque chose, s’élancer vers autre chose.

Des parcours pour atteindre la ville, Akan en a fait des milliers, attendant le pire à chaque tournant de rue, la fulgurance d’une silhouette A, ou l’ennui assommant de ne rencontrer que la neutralité des gens invisibles.

Akan porte une robe de fille de 14 ans parfaitement ajustée.

Taille 34, c’est la taille, jamais plus.

Il faudrait un échange entre Akan et quelqu’un, de bien ou de second plan, mais un contact serait la première chose indispensable pour briser la glace de ce couloir de

solitude.


“Akan dans le couloir vers la ville.” Copyright Alice ODILON 2010.



Soudain Akan ressent la présence d’une femme à ses côtés, une personne d’un certain âge, maigre aux bras veinés, et tortueuse comme la vigne noire des vieux coteaux.

- Bonjour, dit la femme, vous semblez hésiter à continuer sur cette rue, mais vous êtes sur la bonne, si je le devine, c’est bien la direction du Centre;

là où la foule se multiplie.

- C’est que je ne suis pas sûre de vouloir me perdre au milieu de ces gens.

Je cherche quelqu’un, je ne suis pas vraiment sûre de la trouver là-bas.

- Ah oui, non mais cela dépend du genre de personne que vous recherchez, ma Demoiselle.

- C’est une femme, je ne sais pas son âge, elle est très fière et s’est enfuie, je ne sais pas si elle est douce, encore moins son nom.

Je l’appèle “A-Figure” pour être plus simple, et rapporter les éléments qui la concernent, bien que j’en ai très peu réunis jusqu’à aujourd’hui.

Cela dure déjà depuis une trentaine d’année, cette recherche; j’ai écrit dans de nombreux établissements spécialisés, j’ai passé des annonces dans des journaux parisiens, mais je n’ai fait que perdre pratiquement mon temps et ma force.

- 30 ans? mais vous n’en avez que 20 et des poussières, comment pouvez-vous espérer que je vous crois?

- C’est pourtant ce que je pense avoir fait: chercher pendant des années cette Figure impossible, disposant de la lame; la forme annulant l’âge des humains, leurs plans, leurs calculs et leur idée du sexe et du bonheur.

- Cette créature là, vous la trouverez, mais pas tout de suite, ou peut-être dans quelques jours.

Je devine un peu qui elle est; le problème c’est que les gens en parlent sans savoir, la disent terriblement dangereuse, et intouchable.

“Il faut la craindre.” disent-ils ne pas penser qu’elle est viable, sa minceur est impossible, ses bras sont si fins, comment le sang pourrait-il y circuler? et la chair, les muscles et toutes ces choses que l’on attend de la chair?

Ce qui est convenu d’attendre et de prendre de cette personne.

Non, définitivement, les gens ne vous en diront rien, ou alors vous lanceront des airs de dégôut, de peur.

La vie pour eux ce sont les besoins d’abord avant toute initiation au goût de vivre.

- Je crois entrevoir votre point de vue, Madame, cependant je suis déterminée à lui parler et la photographier.

C’est très important pour moi, vous comprenez, c’est ma raison d’être ici, je ne vois pas d’autre raison, le reste m’échappe, il n’y a rien, rien d’autre.

J’en suis d’ailleurs bien confuse, car j’aurais pensé que la vie m’aurait donnée de nombreuses hypothèses à élucider.

Mais en fait ce que je cherche bêtement c’est de voir l’Icône A-Figure, cette forme vivante du compromis Corporel.

Le Self-Model, la Modèle-Théorie, celle par qui je trouverai le bon miroir.

- Dans cette quête là, ma petite, il vous faudra observer, et vous taire.

Les mots ne viendront qu’après, il faudra vous taire, presque toujours.

Et la femme sèche au corps grisé d’alcool, et de sang noir, traversa la rue et lui dit au revoir du regard.

Un regard turquoise et vert, comme le verre des bouteilles de vin.


Alice ODILON. 26th of june 2010.


To know how Akan arrives in the “Banishment City”, look at her heavy breathing,

her jerky gait.

Weakened, she gets the anorexic impulse of her life, all of her impossible struggle

to attain the A-Figure.

For her, walking is to get rid of her body, to forget herself in the rhythm of her steps,

the movement of her hips, the click-clack  of her little heels brushing the sidewalk.

To advance gives her the illusion of existing for a short while.


It seems obvious that to meet the A-Figure, this terrible truth,

Akan needs to move towards some goal,

to throw herself towards something else.

Akan has taken thousands of different routes to reach the town,

anticipating the worst at every corner, to see a fleeting glimpse of a A-silhouette,

or to be incredibly bored by only meeting the neutrality of invisible people.

Akan is wearing a size 6 dress perfectly adjusted. Size 34, this is the size,

never more.

She needs to have a contact with someone, whatever their circumstances,

but a contact is the first essential step to breaking the ice of this long solitary

corridor of loneliness.

Suddenly the young girl feels the presence of a woman beside her, an older person,

thin with the veins of her arms showing twisted like an old vine on the slopes.

- Good morning, says the woman, you appear to be hesitating about continuing

on this road, but it is the right direction, yes I guessed, it’s the way to

the Shopping Centre; where there are crowds.

- It’s just that I’m not sure that I want to get lost in all those people.

I’m looking for someone and I’m not really certain that I’ll find her there.

- Ah yes, but then that depends upon the person you’re looking for.

- It’s a woman, I don’t know her age, she’s proud and absent, she has rejected

rescue and she’s runaway.

I don’t know if she is friendly or not, I don’t even know her name.

I simply call her “A-Figure”, and add certain facts concerning her,

although I haven’t got that many so far. This search has been going on for

around 30 years; I’ve written to numerous specialist establishments,

I’ve advertised in Parisian newspapers, but I have only wasted my time and my energy.

- 30 years old? You look barely older than 20, how can you expect me or

even hope that I’ll believe you?

- Nevertheless it’s what I believe I’ve done: spent years looking

for this impossible Figure, with an internal strength, a shape cancelling out

human age, plans, calculations and also their idea of sex and happiness.

- This creature that you describe you’ll find her, not immediately,

but perhaps in several days.

I can imagine her but the problem is that people talk of her in their

ignorance as though she is terribly dangerous and untouchable.

“You must be afraid of her” they say, thinking that she’s condemned

being so thin, her arms being like match-sticks, how can her blood circulate?

And her flesh, muscles and everything else that one expects of flesh?

No, really, people won’t tell you anything or will look at you with

disgust or fear.

Life for them is their bodily need before any initiation into the pleasures of living.

- I think I see your point of view, Madame, however I am determined to talk

to her and photograph her. It’s very important for me, you understand,

it’s my reason for being here, I don’t see any other reason, all the rest escapes me,

there is nothing, nothing else.

In any event I am totally confused as I would have thought that life would

have given me other ideas to elucidate.

However in fact all that I want to do is see this iconic A-Figure,

this form living in a bodily compromise.

The Self-Model, the Theoretical-Model through which I’ll find the right reflection.

- To realise your quest, my dear, you will have to observe and keep your silence.

The words will come afterwards, you need to be nearly always silent.

On that the dry little woman, with her drunk body and dark blood,

crossed the road and by a glance said good bye. A turquoise and green glance,

like the glass of wine bottles.

Alice ODILON. Copyright 29/6/2010

A special Model for an anorexic photographer

“Copyright Alice ODILON 2001. Sandra Heidoff ou la Figure Anorexique.


Akan l’a toujours su: l’Anorexie gêne l’ordre social et son économie des biens et des corps.

La personne anorexique fait hiatus dans un système où les membres de la communauté vivent sous contrôle de l’économie globalisante.

Ce n’est pas l’anorexie que Toscany voulait viser mais la Femme elle-même dans son droit à l’image qu’elle peut avoir d’elle, quand on la considère comme une femelle à acheter ou épingler en étui pénien de l’homme voyageur et chasseur.

La Femme ne trouve pas son compte dans l’espace virtuel qui lui est assigné par l’Establishment phallocratique.

Elle a le droit si elle le veut de renoncer à ses charmes pour pouvoir se trouver, trouver sa place, son sens.

Qui cela gêne-t’il à part elle-même??????



“Copyright Alice ODILON 2001. Sandra Heidoff ou la Figure Anorexique.


Il existe une autre Femme, belle, sexy, anorexique et sexuelle, ayant conscience de son corps et de ses plaisirs, et qui pourtant, parfois renonce à la vie physique.

Cette Femme là, auto-destructrice, est en même temps capable de sauver les enfants battus, les personnes perdues, les femmes bafouées.

Cette Femme bi-pôlaire est la Femme idéale donnant vie et se donnant la mort à petite dose par l’anorexie.

La part de destruction sert la force de construction; il n’existe pas de vie sans épisode de déflagration, d’annulation.

La vie repose sur la Mort et Vice-versa.

Akan cherche cette Femme pour la photographier, cette Fille belle, jeune et racée, cette figure intelligente du corps féminin, et de l’esprit chevalier.

Cette figure “Signe/Cygne” existe.

Elle se cache dans les Universités, les salons de coiffure, les salles de danse, les cuisines, les hôpitaux, les buildings de la haute Cité, elle peut se présenter n’importe où, mais exceptionnellement, cependant, c’est ainsi, c’est génétiquement vrai.

Et Akan qui n’aime que les hommes, cherche cette figure clef d’un grand A, de l’Ecriture Anorexique, à l’encre blanche, jamais séchée.

Y croire c’est Y voir pour Akan.

Elle attend cette “A-Figure” venant à sa rencontre inopinément.


Akan has always known it: Anorexia impedes social order and its economy of goods and bodies.

The anorexic person creates a hiatus in a system where the members of a community live under the influence of a globalizing economy.

This is not the anorexia that Toscany wanted to target but the woman herself in her right to have a view of herself when one considers her as a female to buy or to pin in the cod-piece of a male hunter or traveler.

Woman can not find her place in a virtual world which is assigned to her by a phallocratic society.

She has the right, if she wants, to give up her charms to be able to find herself, find her place, her self meaning.

Who else does it bother apart from her??

There is another woman, beautiful, sexy, anorexic and sexual, having conscious of her body and its pleasures, and who all the same, sometimes renounces a physical life.

This self-destructive woman, is at the same time capable of saving hurt children, people in need, abused women.

This bi-polar woman is the ideal woman giving life and yet giving herself death by small doses through anorexia.

The destructive part serves the strength of construction.

There is no life without episodes of explosions, cancellations.

Life depends on death and vice versa.

Akan is looking for this woman to photograph her; this beautiful girl, young and thoroughbred, this intelligent person with a feminine body and the spirit of a Knight.

This figure “Sign” lives in this world.

She hides in the Universities, hair salons, dance halls, kitchens, hospitals, buildings in the City, she may appear anywhere, but very rarely however, and it is for this that it is genetically true.

And Akan, who only likes men, looks for this key figure with a capital A, from the word Anorexia, in white ink, never dried.

To believe is to see for Akan.

Akan waits for this “A-Figure” coming towards her unexpectedly.

Alice ODILON. 1/06/2010


Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

© 2009-2012 Alice ODILON All Rights Reserved -- Copyright notice by Blog Copyright

  • Social Slider
Support independent publishing: Buy this book on Lulu.