Haunting Anorexic Thoughts
Le système n’acceptera pas l’anorexie

Le seul événement accepté par le système, est un animal formolé et surtout pas un squelette vivant aux airs de poupée.
Surtout pas de dichotomie entre la parole et le corps! surtout pas de parole tue, surtout pas de corps défait par l’anorexie!
Le système ne tolère pas les décalages et les hiatus de la réflexion anorexique.
Encore moins la vie possible, en dehors des ordres de la forme et de l’économie corporelle.
Un système comme le nôtre, avec tous ses profiteurs et ses flux de pouvoir, ne pourra jamais prendre le risque d’être remis en question par des petites bonnes femmes pâlotes, anorexiques aux grands yeux caves.
Non! la société n’est pas armée contre de telles figures de language, et dont le style ne mène qu’à la rhétorique d’un nouvel état de femme.
Pas question.
Je l’ai toujours su. J’avais si peur d’être anorexique, quand j’avais douze ans, si peur d’être pâle et seule, si vivante et habitée par la veille alerte des êtres qui voient.
Je savais que cela était interdit d’être aussi maigre, que les hommes me cracheraient au visage, et voudraient me tuer.
j’ai accepté d’être ce déchet du language, d’être malade d’anorexie, d’aller voir du côté de la faim et des limites de l’apnée.
Il existe une vérité dans l’anorexie, une essence de révolte et un effort de language se voulant signifiant et signifié simultanément.
Cet effort de figure de style ne sera jamais toléré par un pouvoir systématique d’une société systématique avec des modèles systématiques.
Prenez garde de recevoir des pierres, petites anorexiques de la vie.
Isabelle Caro en fit les frais.
3:12:2012
Tags: dichotomie, Effort, figure, language, peur, pouvoir, révolte
Related posts
The Doll “Isee” and the androgynous temptation of anorexia

Je crois que cela se passait en Hiver, en janvier, dans cette ville inconnue, où je vivais chaque nuit dans mes rêves acérés.
A quelques dizaine de mètres de la tour akanienne, un petit café parisien avait imposé ses tables et badots, parmi lesquels je reconnus aisément Flower Doll avec sa capeline de pétales blanches, le Ragdoll cat, jouant à Lolita derrière ses immenses lunettes noires, dissimulant le bleu trop bleu de ses yeux ronds.
Assise plus loin, j’identifiais sans hésitations, malgré ce nouveau béret tombant, blanc également, la petite Akan, soucieuse de la beauté de sa peau et qui barrait le soleil grâce à sa nouvelle coiffure immaculée.
Elle aussi portait de larges lunettes noires pour éviter l’assaut des rayons UV sur le contour de ses yeux immenses.
Syndra Raynaud, “La Main coupée” fumait une cigarette blonde vanillée, les doigts longs étirés langoureusement, appuyée contre le bras de la Petite Akan.
Elle semblait avoir oublié sa “propriétaire”, la poupée voleuse amputée par les milices Iranniennes.
Qui, elle, n’avait toujours pas montré le bout de son bras.
Betsy Mac Call, seule, manquait à ce rendez-vous en terrasse; tombée de fatigue, immergée dans une sieste platiforme au 32 étage de la tour, après avoir couru quelques 40 km la veille pour: “The anorexic paper doll Charity”.
- Mince alors! s’écria la poupée fleur (habituellement muette et aveugle) en regardant arriver cette créature indécise et délicieusement ciselée, de l’autre côté de l’Avenue A.
- Elle est nue, sa tête est nue. Si maigre et si belle! Ses seins sont presque inexistants, pointés comme des dunes de sable. Murmura un homme assis à côté d’une pin-up jalouse.
- Elle est si blanche, si longue, si tendue!
Enchérit une jeune femme laide, à la peau couperosée et aux cheveux bruns courts, assise à une table à côté.
- Quelle façon particulière de marcher! Quelle élégance gauche!
S’étourdit Syndra Raynaud, les doigts déployés vers le ciel.
“The Androgyn Doll “ISEE”. Alice Odilon 2011
- Regardez! Ses yeux glacés chavirent au delà d’elle-même, comme si l’orgasme sexuel venait de traverser son corps de poupée au sexe indéterminé.
Ajouta la main coupée, soudainement bleutée par une sorte d’excitation envahissante.
- Elle semble avoir faim, de loin, je vois sa faim, la négation de sa faim en elle, pour être belle, indépendante, et insoumise. S’écria le Ragdoll cat, assis à côté de Flower doll.
- Elle semble vouloir échapper à son ombre.
- Quelle drôle d’inquiétude se lit sur son visage!
- Oui, elle semble terrifiée par quelque chose qui ne se voit pas, qui ne se dit pas! ajouta Akan aux aguets.
- Ces yeux transparents, c’est terriblement troublant! ronronna le chat!
- Un tel désarroi dans ce regard de verre, une telle déception! quelle pauvre poupée! s’écria le garçon de café, pâle de fatigue.
La créature incertaine avançait d’un pas silencieux et cassé comme celui d’un pantin.
La rigidité de ses membres empêchait un mouvement délié et entraînait des rythmes saccadés, surprenants, inquiétants et en même temps extrêmement séduisants.
Plus personne ne pouvait quitter des yeux cette poupée raidie et anéantie par l’absence de toute identité.
Il était plaisant de voir qu’elle n’appartenait ni au genre masculin, par son port de tête et la finesse de sa peau marbrée de froid, par la longueur de ses cils noirs caressant la lumière de la nuit, ni au genre féminin par ses allures adolescentes de jeune garçon insurgé.
Akan l’imagina, déchet de plaisir, prostituée, transsexuelle empêchée, esclave dieu offert aux violences et déjection d’une communauté grasse de pouvoir et de mensonges.
De son corps, on aurait dit celui d’un Apollon amaigri par la soif d’être une femme.
Cette allure terriblement enfantine et prostituée de poupée égarée, disparaissait parfois dans la lumière, si l’on considérait ses bras et l’angulation aiguë de ses jambes.
Rien d’une femme, tout d’un jeune homme et en même temps ni l’un ni l’autre! Une jeune femme maigre au sexe nu, à vendre!
Une tatouée, une brûlée par les cigarettes, un androgyne épilé pour la scène et la jouissance des illuminatis.
(L’objet des désirs enfouis chez ces Messieurs de pouvoir, masquant leur indomptables pulsions homosexuelle et prédatrice.)
- Un ange castré aux allures de fée perdue, sale, et wagabonde.
Virilité et vulnérabilité épousaient les forces saillantes de sa peau à fleur d’os.
Sa maigreur n’était plus, son squelette était tout, ses allures habillaient la chair disparue.
En même temps, ce manque de tout, inspirait une sauvage sexualité à tout ceux qui la regardait: un fantasme de viol, d’attaches, de claques et de possession terminale sur ce corps dénué de possession.
Elle semblait si embarassée de vivre son personnage, cette carcasse aristocratique.
Aveuglée par la peur, elle se sentit brutalement dévisagée par ces gens regroupés aux terrasses.
Elle lança un regard de verre, opalescent et vif, cruel et tendre à la fois.
Comme pour dire: “je veux disparaître mais je veux subir votre désir criminel de me violer.”
Son être si incandescent se réfugiait dans des yeux admirables, impossiblement beaux, et son squelette érectile, qui finirait par tomber en cendre.
Akan eut très envie de l’inviter à s’assoir parmi ses amis.
Mais était-il humain de demander à quelqu’un de si affamé de se joindre à ceux qui vivent?
Alice Odilon. 21 of January 2011
Tags: akan, Alice Odilon, allure, anorexia, blanc, doll, élégance, maigreur, peau, poupée, pouvoir, regardRelated posts
Confession anorexique d’une cleptomane

Une cleptomanie installee chez Nade depuis plusieurs mois, n’etait pas vraiment la raison de son état d’alerte permanent.
– “Impulsion regulière à prendre, indépendante de tout besoin et usage personnel.”
{C’est une façon de prendre pour être prise, tout en espérant ne pas l’être pour ne pas cesser d’avoir à prendre: car en en effet la kleptomanie devient pour certains une source de jouissance dont ils auront du mal à se passer…
Un plaisir compensatoire mais néanmoins suffisamment réparateur dans l’immédiat pour donner envie d’être vécu à nouveau.}
Au départ, chaparder des petits riens devenus plus tard des choses de luxe, vêtements de marque, sacs matriciels en peau d’agneau, croco, crèmes élixir caviar pour la peau, parfums, mouchoirs, dissimulés ensuite dans des boîtes à chaussures. Nade manquait de quelque chose.
- Indicible et honteux.
Quel dégoût immonde d’avoir manqué depuis toujours, l’essentiel, la protection, la foi, la confiance, la joie, la douceur.
Manquer de tout.
“Bottega-Veneta on fire” or “Akoya’s Cleptomania in Harrod’s”. 2006. Copyrights Alice odilon.
Nade, avait dû admettre le “moins” en couverture.
Alors N se sentait un peu seule dans les rues de la vie.
“Akoya’s sadness. 2006. Copyrights Alice Odilon. All rights reserved.
Avec le sentiment imminent d’un danger mortel permanent et dont il fallait faire semblant de ne rien voir.
Un peu la même oppression mortifiante déclenchée par la menace de l’orage, quand elle marchait, enfant, avec son père dans la campagne.
Pour esquiver la foudre blanche, elle lui posait toujours la même question: “- Dis Papa, ll ne va pas venir l’orage?
Et son père lui répondait distraitement: “- Mais non, mais non, ma Chérie”.
Et la petite fille sentait l’orage envahir toute sa vie et se sentait péniblement céder au spectacle imposant du tonnerre, tel une bombe indéminable.
A force de menaces pesées sur elle, des menaces extérieures qu’elle devinait probables, proches ou latentes, Nade, désormais adulte, n’arrivait à aucune décision, de savoir si oui ou non, cette oppression mortelle avait réellement un fond.
Doutant de son manque à manquer, Nade se maintenait hors la loi, ne trouvant jamais la chose qui pourrait apaiser sa quête.
Elle avait fini par ne plus pouvoir se détacher du vide dont elle subissait la donne glissante.
Elle acquit une sorte de conduite, un style de mouvance corrigée dans le feutré.
Des gestes concis, silencieux, en quête de disparition hypertélique.
Cette technique de chasse contrôlée, à l’inverse de satisfaire ses manques, les multipliait impunément.
S’introduire volontairement dans le guêpier et, après avoir prélevé le miel, sortir par la grande porte sous les objectifs de CCTV.
La classe d’un fantôme.
Nade avait saisi le truc: il s’agissait d’agir lentement, apparemment détendue et dans son bon droit.
Aucune alarme ne se déclenchait.
Les vigiles de sécurité ne la remarquaient même pas tant elle semblait quelconque ou usée.
Si par malheur l’envie exquise lui était venue de ne plus rien gérer, il eût suffit d’un seul affrontement insolent avec la CCTV, se montrer à elle telle qu’elle était vraiment: inquiète, effondrée, avide, et donc vivante.
Dès la seconde où Nade cesserait le jeu de la dame neurasthéniquement riche, les détecteurs d’activité anormale se mettraient en route et captureraient les preuves vidéo de la perte nadienne, s’avouant hiatus dans ces lieux surveillés.
Une obscène vérité nourrissait l’ossature de ce phénomène socio-sécuritaire, quelque chose de scandaleux aux yeux de Nade: Seul paraître comme tous les autres (renoncés, possédant, possédés par leurs crédits, vacances payées en 3 fois, projets d’agrandissement, “sur- nourris”, avancés dans la vie, épargnants épargnés par la misère) lui accordait leur respect.
Son attitude de refus face à cet ordre des choses, n’avait pas lieu de citer.
Nade n’en avait jamais dit un mot à quiconque.
Copyrights Alice ODILON. All Rights reserved.
Tags: addiction, Alice Odilon, alone, anorexia, CCTV, Cleptomane, contenu anorexique, defiance, énergie noire, fantôme de rappel anorexique, fonction haptique, peau, perte, porcelane, pouvoir, rien, videRelated posts
Anorexic Anger

Nom d’un chien! se dit Akan! ce n’est plus possible! comment tous ces mecs clonés et mysogines peuvent-ils avoir tout pouvoir?
Ce pouvoir de donner à voir ils l’ont gardé pour leur intéret personnel, et il n’est de cimaise publique, où j’ai le droit de dire aussi ma vision anta-photographique des choses.
Je regarde tout ce “monde de l’Art” où rien ne respire, où tout est interdit, éteint, cousu de fil blanc; et j’ai envie de vomir.
“la Colère d’Akan”. Copyright Alice Odilon 2010.
Je ne supporte plus ces galeristes lubriques, assoiffés de sadisme et de mort de l’autre.
Copyright Alice odilon 2007. Akoya monster.
Tous ces dealers de l’Art jutent dans leur constipation.
Dans tous ces organisateurs bien logés, bien voiturés, bien chauffés, je ne vois rien de risqué, de courageux, d’engagé, mais du laid, du grand laid.
Tous ces gentils responsables de centres d’Art répondent à leur salaire en tuant les femmes de l’Art, les hommes de l’Art.
Les glorifiés n’ont à dire que l’inn-essentiel de la vie.
Le vrai, le pire, le dur, l’horreur, l’injustice est enterrée dans un trou où des gens crèvent de leur pauvreté, leur sincérité, leur innocence.
La connerie des “célébrités féminines” est devenue un coup de couteau frauduleux dans ce monde de misère sociale.
Oui j’en ai marre, de bosser depuis 30 ans sur les grandes idées de création, de vérité, de sens, dans ce monde où l’artiste engagé meurt de faim et d’honneur au quotidien.
Tous ces guignols de commisaires priseurs, ces galeristes reluquant la croupe de la prochaine star ingénue branchée, apparaissent si figés, si terrifiés de leur propre mort.
La mafia du médiocre, de tous ces réseaux de pouvoir, élus, franc-mâçons, avocats, artistes riches restent en place pour se remplir les poches le plus possible.
Oui je sais, je suis pauvre, je n’obéis pas à ces gens, je ne couche pas, je ne mens pas, je vais mourir dans une misère….. en prononçant tout bonnement: “ce n’est pas grave, ce n’était que moi”.
Alice odilon. Copyright 2010. Novembre 2010.
Tags: anger, pouvoir, révolte






Alice ODILON
dollinvestigation.com
NonIlluminati.wordpress.com
srebrenica-genocide.blog