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L’hotel, 20 Juin 2005

“Nade dans la Chambre Jaune.” 2011. Copyright Alice Odilon.

Dans la chambre jaune Nade s’est enfermée depuis hier soir.

La jeune femme se hisse dans l’espace clos dont la paroi mal éclairée cache des objets soustraits à la vue, des boîtes à chaussures vides, un butin.
L’alcôve d’un boudoir, la lumière rouge et blanche, des photos, un tableau ovale sur le mur: “Madame Bovary”.

Ce petit retrait de femme joue le rôle de bunker- sentinelle. (Panic-room semblerait aussi, approprié.)

De la fenêtre masquée par trois tentures en désaccord, Nade peut voir arriver de la rue, anticiper la venue des policiers.

Elle guette de temps en temps le bruit d’un moteur inconnu, plus puissant que d’ordinaire.

Dans ce cachot de nid, elle arrange des boîtes les unes aux autres, les étiquette afin de se rappeler, mettre à distance les évidences de son future proche.

Alice Odilon. Copyright.

Meeting an anti-girl

NB: Depuis le début de ce blog, j’aurais dû mentionner que le code est le suivant:

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Amis lecteurs gardez les en mémoire, si vous en avez envie.

Reprenons: Après le difficil entrevue entre le grand homme élancé et Akan, il se passe des choses tristes dans la tête de notre héroïne: des choses amolissant, ralentissant l’envie et l’énergie de celle-ci.

Elle qui d’habitude part de rien et retrouve son tout, se situe maintenant sur une ère de rue délicate et pleine d’embûches.

A chaque pas, il faut bien regarder de tous côtés pour voir venir l’ennemi, ou l’espoir, la Figure A.

Rien n’est moins simple que de poursuivre et repartir en avant, même de travers.

Akan sait que si elle renonce, elle mourra par l’ennui et la mort dans l’âme.

Il vaut mieux aller jusqu’au bout et tenter le coup pour le tout A-Figure.

Elle n’y perdra rien, elle y perdra toute sa vie.

En s’amusant des contraires, Akan marche à côté d’une jeune fille blanche à la peau immaculée, fraîche du matin, toute neuve, éclose et pourtant……

Les rythmes des pas de nos deux personnages coïncident presque, il reste un écart imperceptible dû aux poids différents des corps.

La jeune femme petite et massive, porte son bassin comme la mort, comme une faute impardonnable, une erreur exquise, un écran à la vie.

Tout son corps est attaché à cette masse finale d’inertie.

Elle voudrait cacher çà, l’oublier, oublier son poids aveugle et sa masse réelle.

Mais elle ne peut pas, elle en fut dotée par le Dieu du malheur, lors de ses 4 ans.

De ce terrible fait elle marche lourdement, freinée par la part sourde.

D’ailleurs elle a senti le bras de Akan frôler sa robe et cela ne lui plaît pas car elle ne veut pas que l’on sente son corps, que l’on touche une parcelle de sa peau sublime, que l’on voit la largeur de ses hanches

prisonnières dans la chair opâque.

- Excusez-moi, s’écrie Akan, comme une idiote.

- Ce n’est pas grave, murmure la gamine taciturne et sombre.

- Je voulais vous dire; vous avez l’air d’une amphore, d’un vase de plomb, votre allure si épaisse et sombre me fait mal, avoue Akan, d’un flot de mots lancés.

Votre tronc est votre énigme, la question non élucidée, le sujet essentiel, que vous évitez depuis longtemps, des années, certainement.

Cette boîte en vous va rester fermée et se durcir encore, la porte ne cèdera jamais, il est trop tard.

Vous avez été traumatisée dans l’enfance par les méfaits d’un abuseur menaçant de mort votre mère, et vous avez dû la défendre nuit et jour.

Vous vous êtes perdue à vous battre contre le mal, votre mère s’en est sortie et vous a sauvée aussi, mais vous vous êtes tout de même perdue et le trauma vous a emmenée de l’autre côté, celui des méchants.

De témoins victime, vous êtes devenue un prédateur.

Les parents harceleurs font des enfants manipulables qui donnent naissance à des manipulateurs pervers narcissiques. Votre mère était manipulée par sa mère, elle est devenue anorexique pour survivre de l’emprise; Vous êtes née en 1988, Vous avez été une petite fille sage, chagrinée car vos parents se sont séparés lorsque vous aviez 3 ans.

Vous avez été mal pendant cette période, très mal, vous perdiez tout sentiment de sécurité; votre mère était seule et vous sentiez sa faiblesse et son errance.

Un jour de février 92, elle s’est perdue dans les bras d’un abuseur comme pour retrouver l’emprise sécurisante et morbide qu’elle avait connue petite fille avec sa propre mère.

Vous avez réalisé comment votre maman était manipulable et cela vous a terrorisée.

Elle vous est apparue faible et imbécile, vous avez vu son aveuglement presque aussitôt.

La manipulation mentale a été votre mécanisme de  survie.

Voyant votre mère se détruire sous l’emprise de l’abuseur.

Vous avez emprunté la stratégie du harceleur menaçant votre vie et celle de votre mère.

Cela vous a permis de ne plus avoir peur.

Mais cela ne vous a pas rendu heureuse, cela vous a donné cet air maussade, ce visage contracté de mécontentement, votre côté bilieux, votre mémoire morose.



- Non mais çà va pas, espèce de folle! comment osez-vous? vous êtes vous regardée dans une glace, horreur de ma vue, mocheté, affreuse vieille femme, vous êtes si laide, tas d’os, terrible spectre nerveux, vous n’avez pas le droit de me dire la vérité.

- Si je suis ainsi c’est que je l’ai voulu, voilà toute la différence.

je me veux maigre et ardue comme l’herbe des chemins.

Sèche et racée en hirondelle dans le ciel.

Mon pas abrite mon coeur et mon corps respire dans mes pas.

je ne transporte plus rien avec moi que moi-même et mon présent, le reste s’est envolé, le mal s’est assoupi. Des cancers j’ai fait des gallets sur la plage.

Je me suis acceptée.

- Vos dires sont infondés. j’ai en effet un corps intérieur symbole de masouffrance et mon histoire dramatique, j’ai une volonté d’acier pour combattre le mal que je vois partout.

Je dois maîtriser les gens, les séduire, les charmer, les observer, les tester, les flatter.

je dois tuer l’autre pour vivre.

Je n’ai pas le choix, c’est ma vie.


Alice ODILON. Copyright 2/07/2010.


NB  Since the start of this blog I should have mentioned the following equivalence :

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Dear Readers bear this in mind if you so wish.


Let’s continue: Following the difficult meeting between the tall elegant man and Akan something sad came to pass in the mind of our heroine, something relaxing, reducing her desire and energy.

She, who normally started from nothing and yet discovered everything, found herself in a delicate situation on a road full of pitfalls.

With each step she had to look around for potential dangers, or hopefully for Figure A.

Nothing is easier than to continue and to move forward, even awry.

Akan knows that if she doesn’t she’ll die of boredom and a heavy heart.

Better to go through with it and go all out for A Figure.

She won’t loss anything; she’ll lose all her life.

Whilst reflecting on these contradictions, Akan was walking next to a pale young girl with perfect skin, fresh as a daisy, brand new, as if newly hatched and yet………….

The rhythms of their steps almost coincided, there was just an almost imperceptible difference due to their contrasting body weights.

The young girl, small and heavy built, carried her pelvis as if dead, like an unforgivable sin, a terrible error, a shield from life.

All her body is attached to this mass of death and inertia.

She would have liked to hide this, forget it, forget her weight and her true mass.

However she is incapable, she was cursed with it by the God of misfortune when she was only 4 years old.

As a result of this terrible fact she walked heavily, slowed down by her handicap.

Besides she had felt Akan’s arm graze her dress and this was unpleasant for her as she didn’t want anyone to feel her body, to touch any part of her magnificent skin, or see the size of her hips imprisoned within.

- Excuse me, exclaimed Akan like an idiot.

- It’s nothing, murmured the taciturn and gloomy young girl.

- I’d like to tell you; you look like an amphora, a vase made of lead, your appearance so solid and somber upsets me, confessed Akan, with an outpouring of words. Your body is your enigma, the unanswered question, the essential subject that you have avoided for so long, years no doubt.

This box in you will remain closed and become even more durable, the door will never open, it is too late.

You have been traumatised in childhood by the misdeeds of an abuser threatening the life of your mother, and you had to defend her night and day.

You entered perdition by fighting against this evil, your mother escaped, saving you as well, despite which you were lost, the trauma transformed you and you ended up on the side of the wicked.

From being a victim and witness you have become a predator.

Overpowering and aggressive parents produce children that are easily manipulated who themselves give birth to perverse narcissic manipulators.

Your mother had been manipulated by her mother so she became anorexic to escape this stranglehold; You were born in 1988, you were a well-behaved little girl, saddened when your parents separated when you were 3.

You were unhappy during this period, very unhappy, you lost all sense of security; your mother was alone and you sensed her weakness and wandering.

One day in February 1992 she fell for an abuser as if she wanted to return to the unhealthy sensations of her childhood being manipulated by her own mother.

You realised how easily your mother could be manipulated and that terrorised you.

She seemed weak and stupid to you, you saw how blind she was almost immediately.

Mental manipulation was your means of surviving.

Seeing your own mother self destruct under the influence of the abuser, you took on the mantel of the abuser who threatened both you and your mother.

Like this you were no longer afraid.

However this didn’t make you happy, it gave you your sulky attitude, your discontented look, your bilious manner, your morose memories.

- But who do you think you are? You’re mad! Who gave you the right?

Have you looked in a mirror recently? Awful, horrible old woman, you are so ugly, a pile of bones, a nervous wreck, you don’t have the right to tell me the truth.

- I’m like this because I want to be, that’s the big difference.

I want to be thin and tough like grass growing on paths.

Dry and racy like swallows in the sky. My steps harbour my heart and my body breathes through my steps.

I have no other baggage than myself and my present, all the rest has gone, my pain has gone to sleep. I have transformed my cancerous memories into no more than pebbles on a beach.

I have come to terms with myself.

- What you say is untrue.

Effectively I have an inner body which is a symbol

of my suffering and my dramatic past; however I have a will power of steel to fight the evil that I see everywhere.

I have to master people, seduce them, charm them, observe them, test them, and flatter them.

I need to kill others to live.

I have no choice, it’s my life.


Alice ODILON. (Traduction David SOAMES)4/06/2010


Rupture de parcours



La rue semblait vide et Akan, arrivait peu à peu aux frontières du Centre, annoncées par des enseignes de fast foods, des terrasses de cafés, des pavés neufs, des maisons

encastrées les unes dans les autres.

Si elle n’avait pas senti le regard écoeuré qui la poignardait dans le dos, et brûlait tout son corps, Akan aurait simplement souffert d’une douleur subite, aiguë entre les omoplates, fouillant les vertèbres et les nerfs électrisés.

” Akan poignardée dans le dos par un regard malveillant”. Alice ODILON copyright 2010.

Mais Akan perçut les yeux de son tueur virtuel.

Cet homme l’assassinait littéralement par son air vomisseur, dénonçant un des crimes présumé de Akan.

La jeune femme étrangère dans ces lieux sans histoire, osa se retourner, par instinct sentant sa propre pulsion scopique vouloir la défendre.

Elle fit quelques pas vers l’inconnu interloqué par cette mouvance féminine rompant avec la convenance des déplacements physiques entre homme et femme.

- Bonjour, s’il vous plaît, puis-je vous demander pourquoi vous me voyez avec la peur?

- Je ne vous regarde pas, je passe. Mes affaires m’attendent, je ne vois pas ce que vous voulez dire.

- Excusez-moi, j’ai vu votre arrêt sur le trottoir d’en face, j’ai senti votre crainte en me considérant.

- Non, non je ne vois pas de quoi vous parlez, répondit cet homme sur un ton plus haut.

J’ai simplement remarqué votre silhouette osseuse, j’ai eu mal pour vous, je vous ai trouvée inregardable.

Akan reçut une pique dans l’estomac; les battements de son coeur partirent en cavale.

Cet homme devait avoir une trentaine d’années et présentait une allure très affirmée et élancée.

- Ce bel homme est entrain de me dire la vérité, que je suis morte et je n’ai pas le droit de marcher dans cette rue, pensa Akan, très fatiguée.

- il vous manque tout, la chair, où est votre chair? interrogea l’individu s’étant approché de la jeune femme comme abattue.

Vous êtes vieille et vos jambes, vos bras m’apparaissent comme des branches d’un arbre foudroyé, vos gestes parlent d’une souffrance que je me suis cachée depuis toujours.

Je n’arrive pas à me dire que vous existez dans cette rue, là maintenant, en ce moment où, moi je passe, et où les femmes pour moi, portent la chair, m’invitent à les déshabiller du regard.

Une femme c’est bon à regarder, c’est du plaisir.

Je ne demande pas qu’une femme ait un regard, c’est moi qui voit, elle ne fait que se montrer, vivre par mon regard d’homme.

Je ne supporte pas vos yeux, ils sont trop grands et me gênent plus encore que cette chose cachée au bas d’un tableau de Holbein: “Les Ambassadeurs”.

Oui cette chose en biais, cette anamorphose de malheur,  me traquait comme vous avec votre visage mangé par vos yeux abusés.

Akan sentait son corps s’effondrer sous la négation verbale du jeune homme.

- Je ne sais pas, je ne peux pas, je…. je peux plus, laissez-moi.

- C’est bon, quelle personne bizarre vous êtes! vraiment je n’ai pas envie de vous parler d’avantage.

Vous me gênez, je ne supporte pas de voir vos clavicules saillantes, je n’ai jamais vu un corps comme le vôtre; c’est assez.

Au revoir.

Et l’inconnu s’en alla en grognant des mots inaudibles sur un ton pestiférant, au son desquels Akan aurait pu crever.


Alice ODILON. copyright. 27/06/2010.

The street seemed empty and Akan, came gradually to the borders of the Centre announced with signs of fast food restaurants, sidewalk cafes, new pavements, houses built into each other.

If she had not felt the disgusted glance which stabbed her in the back, and burned her body, Akan would have just suffered a sudden pain, an acute sore feeling between the shoulder blades, dismembering her prominent vertebraes and wrecking her electrified nerves.

But Akan caught the eyes of her virtual killer.

This man was murdering her by his vomiting glance, denouncing her presumed unpardonable fault.

The young foreign woman trapped in this non-sense situation, ventured to return, by instinct, lead by her own scopic pulsion trying to save herself from the lethal attack.

She walked towards the stranger (seeming taken aback by this female motion, breaking with the convenience of eye contact between man and woman.

- Hello, please, can I ask you why you’re watching me with fear?

- I do not watch anything, I pass. My business cannot wait.

I did not stare at you.

- Excuse me, I saw your stop on the opposite sidewalk.

I felt your fear while you were looking at me.

- No, no you’re wrong, replied the man, on a higher tone.

I just noticed your bones, I was bothered by your insulting body,I have found it “inregardable”.

Akan was picked in the stomach, and her heart beating went on the run.

This man might be thirty years and got a very assertive and slender style.

- This handsome guy is telling me the truth, I’m dead and I don’t have the right to walk down this street, Akan thought, very tired.

- You miss all the flesh, where is your flesh? questioned the stranger having approached the young shot woman.

You’re old and your legs, your arms look to me like branches of a dead tree.

Your move speaks about a suffering that I hid forever in me.

I can not tell to myself that you exist in this street, by now when I am, and where women, always will be at my disposal, invite me to leer their “dirty” body.

I do not ask a woman to decide, it’s me who watch.

She does show herself, to live through my eyes of man.

I can not stand your eyes, they are too large and scare me more than this thing hidden at the bottom of a Holbein painting: “The Ambassadors”.

Yes this anamorphosis hunting me like your face eaten by your special look.

Akan felt her body collapsing under this negative young man.

- I do not know, I can not, I …. I can not anymore, let me.

- It’s fine, what a weird person you are! I really don’t want to talk to you any more.

You embarrass me, I cannot be comfortable with your protruding collarbones, I’ve never seen such a thin body, it’s too much for me.

Goodbye.

And the stranger went away muttering inaudible words in a violent tone, so rude, than plague Akan might have died.

Alice ODILON. Copyright. 27/06/2010.

Perseus and the Gorgon or the Mirror Stage

Two backgrounds and the same concept and progress, I will try to clarify in a third time.

1 – The Mirror stage.

(Describing the formation of the Ego).


{This identification is what LACAN called “alienation”.


At six months the baby still lacks coordination.


However, he can recognize himself in the mirror before attaining control over his bodily movements.



“Nausica Eyes”. Copyright Alice ODILON 2009. No clone is free.



He sees his image as a whole, and the synthesis of this image produces a contrast with the real body which is perceived as fragmented.


This contrast is first felt by the infant as a rivalry with his own image, because the wholeness of the image threatens him with fragmentation,


and thus the mirror stage gives rise to an aggressive tension between the subject and the image.


To resolve this aggressive tension, the subject identifies with the image: this primary identification with the counterpart is what forms the Ego.


It must be said that the mirror stage has also a significant symbolic dimension.


The Symbolic order is present in the figure of the adult who is carrying the infant: the moment after the subject has jubilantly assumed his image as his own, he turns his head towards this adult who represents the big Other, as if to call on him to ratify this image}.


(http://en.wikipedia.org/wiki/jacques_Lacan).




2 – The Act: curtain opens in the cave of the Gorgons.


The snake-haired Medusa (“I bear terror”)is deeply sleeping in her cave.


Using Athena’s shield as a mirror to avoid the fell gaze of the Gorgon.



Perseus decapitates Medusa



Then, using Pluto’s helmet to make himself invisible, Perseus flees the wrath of the remaining Gorgons carrying Medusa’s head.



A) Let us resume the scene of the Mirror Stage: The Girl “a” confronts again with her “spéculaire” image.


She waits for a reaction of her reflection(this Other one)in the mirror.


And there this reflection seems to her, intimate and invasive.


Fortunately Mom is in the room behind her there, and the girl turns around towards her to cross her glance, then towards her words, to make sure of her intuition of identification in the “spéculaire image.”


The mother does not hold her in the arms, and is placed behind the girl, she decides not to name her, her image.


She does not say to her: “it is the image of your body, it is you whom we see in the mirror”.


But the Mother has a glance of Jellyfish which reflects but does not see, she lets sink the child into the fascination of the “reflecting eyes”.


The child never get the approving judgment of her blind Mother.



“Tournant le dos à la Gorgone pour ne pas être pétrifiée”. Copyright Alice ODILON 2009

{It is the negation of the future, the negation of the “that”, the negation of the unconscious.} J.M.FORGET (Anorexia symptom-out).


It is a categorical eye.


“Category” in Greek means proceeding to an accusation: – “you are A and not “no A”! You are static and not dynamics, you have more no right to speak that a corpse.”


The little Girl here is transformed into object.

The Perseides dolls”. Copyright Alice ODILON 2009. no clone is free.


This “missed Mirror Stage” has a big symbolic valuin the psychic evolution of the girl there to become anorexic.


Mom sees her daughter as a fixed object, wants her daughter frozen in an immortal fate without becoming.


Mom wants to bury her daughter in the melancholy because she lives herself this terrible spell.


The girl wants to be named to be able to cross the test of the mirror.


Then the girl meets herself alone in front of this double who is not maybe her, and then, where is she, from which nucleus she arises?


The girl begins a new life with this double “spéculaire”, with a certain guilt  because the Mother did not give her agreement, namely does not have accepted that this reflection has the right to exist and represents her daughter.

The girl saw in the eyes of her Mother only the black and not the desire of her Mother for her, her life.


Instead of the black, the girl chooses the mirror with this double.


The girl is dying to play with this double which will not bring her the rest of the recognized unity.


And if the girl sees herself it is by piece and never in its entirety in the eyes of her mother.


She lives in a symbiotic relation with the Mother and confronts with her double “(image spéculaire)”.


Henceforth the girl is confronted with enormous problems of distinction between the Me” and the others, the inside and the outside, and gets lost in her relationship with her “spéculaire image”.


And so her “body image” builds itself to and nevertheless, limited by a vague outline, and also by an uncertain size.


As we see it in this story, the glance of the little Girl (Perseus), which recovers from the “that”, don’t triumph over the eye (Gorgon), the static and mortifying material sphere,


the head of Jellyfish eyes of which stop any change “.


So the anorexic girl becomes the invisible Peeping Tom, the one who sees, unnoticed, the one who gets lost, unnoticed, the one who plays with copies, unnoticed.


I will clarify this word “unnoticed” in a next future post.

Alice ODILON. OCTOBER 2009

Une petite fille nommée “Regard”


“Big eyes and small body”. copyright Alice ODILON 2009.


Un regard mélancolique serait un regard qui n’attend rien, plus rien, tente d’échapper, atteindre le ciel ou l’horizon, le lointain, le paysage immense.



“Traumatic look”. Copyright Alice ODILON2009. No clone is free.

Un regard anorexique serait un regard cachant le corps, évacuant obstinément l’Autre pétrifiant et mortifère.

Grace à son corps devenu invisible, le regard anorexique tranche la tête de la Mère aveugle et froide.



“Two hearts for one”. copyright Alice ODILON2009. no clone is free.


La seule issue pour la petite fille anorexique est d’être invisible pour tuer l’oeil accusateur.

“Oeuf”. Odilon REDON.

Ce regard fuyant envisage tout, en étant constant et détourné.

Ce regard est un objet fuyant. Il se voudrait un sujet mouvant.

Ce regard est un accident contre le miroir.

Ce regard doit se détacher pour exister.

Mais se détacher c’est amputer sa vie.

Les yeux du coeur dans l’oeil ne tiendront pas longtemps sans fil.

Et le regard de la mère sèche, pétrifie.

La mère ne représente rien pour ce regard.



“L’invention de la Vie”. René Magritte 1928.

La Mère ne voit rien et se présente à l’enfant comme un stupide miroir réfléchissant,”anéantissant annulateur”.

La mère ne montre pas son regard capable de faire “une personne” de son enfant, – une personne détachée, aimée, désirée -.

La Mère refuse de rencontrer le regard demandant de son enfant.

Le regard de l’enfant tombe dans l’océan.

Le regard n’a pas de corps-fil comme un cerf volant.

C’est un regard volant, sphérique, qui n’a pas de pied dans la terre.

La tragédie de ce regard c’est de ne pouvoir transmettre les influx de la lumière et les communications à son corps car il s’est envolé.


“Lumière rouge sans rapport avec la lumière de l’oeil”. Copyright Alice ODILON. 2009. No clone is free.


Ce regard aime le ciel et les horizons, les nuages et les oiseaux, tout les volants vivant libres dans l’air.

Parfois il lui faut gonfler l’iris et fixer la méduse même si cela est terriblement mortel, dégoûtant.

La méduse voudrait tout pétrifier, juger le corps du regard, mais le regard cache son corps derrière lui et enfle encore pour hypnotiser la Méduse qui n’arrive pas à pétrifier le corps du regard.

Ce regard est un oeil actif, en devenir, mouvant, sujet mais en danger d’être attaché à ce corps mort.

La mère a pour but de reconnecter ce regard sauvage au corps à terre qui s’est soumis.

Mais le regard a deux solutions: faire front en gonflant et empêcher la Mère de voir le corps qu’elle a tué ou se détourner vers d’autres mers et horizons plus charitables.

L’important est de faire valoir que le regard est toujours vivant et bien volant et bien mouvant.

Et çà la Mère ne peut rien y faire.

Ce regard anorexique rêve d’être une hirondelle car elle crie avec son corps et son radar lui donne à voir de toute façon.

Sa vue est innée et son regard plane dans l’espace.

Ce regard anorexique s’accroche au miroir double ne renvoyant que l’abîme du double et jamais la Mer.

Ce regard joue d’un écart dans lequel il peut vivre sans être dévisagé.



“Mon Regard cachera mon corps”. Alice ODILON


Ce regard se cache derrière la tenture afin que la Mère ne puisse l’avaler.

Le vêtement lui permet de disparaître et de ne pas être assassinée par la Mère.

L’espace entre deux c’est le garant de la liberté.

“Regard de ma Mère tu me perds dans le vide”.

“Regard , mon regard tu me donnes la vie, le ciel, l’air, tu me donnes la vie”.

“Regard de ma Mère tu m’assassines”.

Je cache mon corps mort derrière ma tête; et mes yeux tentent une dérivation.

J’espère que la Mère s’y perdra.

Alice ODILON copyright. 23/10/2009

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