Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

Anorexialand – A deep shambles.

he-tried-to-control-you-with-lies-and-contradictions2

"He tried to control you with liars  and contradictions". Copyright Alice ODILON 2008.

 

C’est un pays vide où elle se débat, une steppe comme une immense place d’un rien.

Elle loue cet endroit tel  un immense appartement vide.

 

rien

Elle a cherché une place du vide, car sa place initiale n’existe pas et n’a jamais été nommée.

Ce vide est sa substance, sa vie, son énergie.

 

7c88ab8f57623708e7ef9b1c3694dab92

Hartung

 

Ce négatif salutaire ressemble à s’y méprendre à celui de l’écriture zéro, le champ d’écriture de Beckett ou Michaux,

un vide sans objet, sans origine, sans mémoire.

C’est "le petit monde" ( la sphère de son esprit – selon Beckett ) séparé d’un grand monde ( l’extérieur ).

Un espace transitionnel du non-vécu,  où se joue un corps transitionnel  à la parole transtionnelle.

Cette sphère "a" va se heurter à une autre sphère "b".

Des échanges cellulaires auront lieu dans l’Aire "C" contenant "a" et "b".

 

 

cellules1

"cellules"

mitose-og-meiose

 

La mitose et la méîose: deux "miracles" d’échanges cellulaires.

 

images          

 

Deux sphères vont se saluer pour échanger des messages particuliers

dont les traces seront des photographies.

La sphère "a" va nommer pour la première fois, la sphère "b",

la reconnaître et lui parler, l’entendre, l’écouter, la voir, la regarder.

Ce jeu de reconnaissance se joue à double sens et le modèle "b"

et la photographe "a" élaborent une toile de langage neuf,

interrogeant le sens de l’amour, de la vie au féminin.

 

Alice ODILON.

 

Meeting an anti-girl

NB: Depuis le début de ce blog, j’aurais dû mentionner que le code est le suivant:

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Amis lecteurs gardez les en mémoire, si vous en avez envie.

Reprenons: Après le difficil entrevue entre le grand homme élancé et Akan, il se passe des choses tristes dans la tête de notre héroïne: des choses amolissant, ralentissant l’envie et l’énergie de celle-ci.

Elle qui d’habitude part de rien et retrouve son tout, se situe maintenant sur une ère de rue délicate et pleine d’embûches.

A chaque pas, il faut bien regarder de tous côtés pour voir venir l’ennemi, ou l’espoir, la Figure A.

Rien n’est moins simple que de poursuivre et repartir en avant, même de travers.

Akan sait que si elle renonce, elle mourra par l’ennui et la mort dans l’âme.

Il vaut mieux aller jusqu’au bout et tenter le coup pour le tout A-Figure.

Elle n’y perdra rien, elle y perdra toute sa vie.

En s’amusant des contraires, Akan marche à côté d’une jeune fille blanche à la peau immaculée, fraîche du matin, toute neuve, éclose et pourtant……

Les rythmes des pas de nos deux personnages coïncident presque, il reste un écart imperceptible dû aux poids différents des corps.

La jeune femme petite et massive, porte son bassin comme la mort, comme une faute impardonnable, une erreur exquise, un écran à la vie.

Tout son corps est attaché à cette masse finale d’inertie.

Elle voudrait cacher çà, l’oublier, oublier son poids aveugle et sa masse réelle.

Mais elle ne peut pas, elle en fut dotée par le Dieu du malheur, lors de ses 4 ans.

De ce terrible fait elle marche lourdement, freinée par la part sourde.

D’ailleurs elle a senti le bras de Akan frôler sa robe et cela ne lui plaît pas car elle ne veut pas que l’on sente son corps, que l’on touche une parcelle de sa peau sublime, que l’on voit la largeur de ses hanches

prisonnières dans la chair opâque.

- Excusez-moi, s’écrie Akan, comme une idiote.

- Ce n’est pas grave, murmure la gamine taciturne et sombre.

- Je voulais vous dire; vous avez l’air d’une amphore, d’un vase de plomb, votre allure si épaisse et sombre me fait mal, avoue Akan, d’un flot de mots lancés.

Votre tronc est votre énigme, la question non élucidée, le sujet essentiel, que vous évitez depuis longtemps, des années, certainement.

Cette boîte en vous va rester fermée et se durcir encore, la porte ne cèdera jamais, il est trop tard.

Vous avez été traumatisée dans l’enfance par les méfaits d’un abuseur menaçant de mort votre mère, et vous avez dû la défendre nuit et jour.

Vous vous êtes perdue à vous battre contre le mal, votre mère s’en est sortie et vous a sauvée aussi, mais vous vous êtes tout de même perdue et le trauma vous a emmenée de l’autre côté, celui des méchants.

De témoins victime, vous êtes devenue un prédateur.

Les parents harceleurs font des enfants manipulables qui donnent naissance à des manipulateurs pervers narcissiques. Votre mère était manipulée par sa mère, elle est devenue anorexique pour survivre de l’emprise; Vous êtes née en 1988, Vous avez été une petite fille sage, chagrinée car vos parents se sont séparés lorsque vous aviez 3 ans.

Vous avez été mal pendant cette période, très mal, vous perdiez tout sentiment de sécurité; votre mère était seule et vous sentiez sa faiblesse et son errance.

Un jour de février 92, elle s’est perdue dans les bras d’un abuseur comme pour retrouver l’emprise sécurisante et morbide qu’elle avait connue petite fille avec sa propre mère.

Vous avez réalisé comment votre maman était manipulable et cela vous a terrorisée.

Elle vous est apparue faible et imbécile, vous avez vu son aveuglement presque aussitôt.

La manipulation mentale a été votre mécanisme de  survie.

Voyant votre mère se détruire sous l’emprise de l’abuseur.

Vous avez emprunté la stratégie du harceleur menaçant votre vie et celle de votre mère.

Cela vous a permis de ne plus avoir peur.

Mais cela ne vous a pas rendu heureuse, cela vous a donné cet air maussade, ce visage contracté de mécontentement, votre côté bilieux, votre mémoire morose.



- Non mais çà va pas, espèce de folle! comment osez-vous? vous êtes vous regardée dans une glace, horreur de ma vue, mocheté, affreuse vieille femme, vous êtes si laide, tas d’os, terrible spectre nerveux, vous n’avez pas le droit de me dire la vérité.

- Si je suis ainsi c’est que je l’ai voulu, voilà toute la différence.

je me veux maigre et ardue comme l’herbe des chemins.

Sèche et racée en hirondelle dans le ciel.

Mon pas abrite mon coeur et mon corps respire dans mes pas.

je ne transporte plus rien avec moi que moi-même et mon présent, le reste s’est envolé, le mal s’est assoupi. Des cancers j’ai fait des gallets sur la plage.

Je me suis acceptée.

- Vos dires sont infondés. j’ai en effet un corps intérieur symbole de masouffrance et mon histoire dramatique, j’ai une volonté d’acier pour combattre le mal que je vois partout.

Je dois maîtriser les gens, les séduire, les charmer, les observer, les tester, les flatter.

je dois tuer l’autre pour vivre.

Je n’ai pas le choix, c’est ma vie.


Alice ODILON. Copyright 2/07/2010.


NB  Since the start of this blog I should have mentioned the following equivalence :

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Dear Readers bear this in mind if you so wish.


Let’s continue: Following the difficult meeting between the tall elegant man and Akan something sad came to pass in the mind of our heroine, something relaxing, reducing her desire and energy.

She, who normally started from nothing and yet discovered everything, found herself in a delicate situation on a road full of pitfalls.

With each step she had to look around for potential dangers, or hopefully for Figure A.

Nothing is easier than to continue and to move forward, even awry.

Akan knows that if she doesn’t she’ll die of boredom and a heavy heart.

Better to go through with it and go all out for A Figure.

She won’t loss anything; she’ll lose all her life.

Whilst reflecting on these contradictions, Akan was walking next to a pale young girl with perfect skin, fresh as a daisy, brand new, as if newly hatched and yet………….

The rhythms of their steps almost coincided, there was just an almost imperceptible difference due to their contrasting body weights.

The young girl, small and heavy built, carried her pelvis as if dead, like an unforgivable sin, a terrible error, a shield from life.

All her body is attached to this mass of death and inertia.

She would have liked to hide this, forget it, forget her weight and her true mass.

However she is incapable, she was cursed with it by the God of misfortune when she was only 4 years old.

As a result of this terrible fact she walked heavily, slowed down by her handicap.

Besides she had felt Akan’s arm graze her dress and this was unpleasant for her as she didn’t want anyone to feel her body, to touch any part of her magnificent skin, or see the size of her hips imprisoned within.

- Excuse me, exclaimed Akan like an idiot.

- It’s nothing, murmured the taciturn and gloomy young girl.

- I’d like to tell you; you look like an amphora, a vase made of lead, your appearance so solid and somber upsets me, confessed Akan, with an outpouring of words. Your body is your enigma, the unanswered question, the essential subject that you have avoided for so long, years no doubt.

This box in you will remain closed and become even more durable, the door will never open, it is too late.

You have been traumatised in childhood by the misdeeds of an abuser threatening the life of your mother, and you had to defend her night and day.

You entered perdition by fighting against this evil, your mother escaped, saving you as well, despite which you were lost, the trauma transformed you and you ended up on the side of the wicked.

From being a victim and witness you have become a predator.

Overpowering and aggressive parents produce children that are easily manipulated who themselves give birth to perverse narcissic manipulators.

Your mother had been manipulated by her mother so she became anorexic to escape this stranglehold; You were born in 1988, you were a well-behaved little girl, saddened when your parents separated when you were 3.

You were unhappy during this period, very unhappy, you lost all sense of security; your mother was alone and you sensed her weakness and wandering.

One day in February 1992 she fell for an abuser as if she wanted to return to the unhealthy sensations of her childhood being manipulated by her own mother.

You realised how easily your mother could be manipulated and that terrorised you.

She seemed weak and stupid to you, you saw how blind she was almost immediately.

Mental manipulation was your means of surviving.

Seeing your own mother self destruct under the influence of the abuser, you took on the mantel of the abuser who threatened both you and your mother.

Like this you were no longer afraid.

However this didn’t make you happy, it gave you your sulky attitude, your discontented look, your bilious manner, your morose memories.

- But who do you think you are? You’re mad! Who gave you the right?

Have you looked in a mirror recently? Awful, horrible old woman, you are so ugly, a pile of bones, a nervous wreck, you don’t have the right to tell me the truth.

- I’m like this because I want to be, that’s the big difference.

I want to be thin and tough like grass growing on paths.

Dry and racy like swallows in the sky. My steps harbour my heart and my body breathes through my steps.

I have no other baggage than myself and my present, all the rest has gone, my pain has gone to sleep. I have transformed my cancerous memories into no more than pebbles on a beach.

I have come to terms with myself.

- What you say is untrue.

Effectively I have an inner body which is a symbol

of my suffering and my dramatic past; however I have a will power of steel to fight the evil that I see everywhere.

I have to master people, seduce them, charm them, observe them, test them, and flatter them.

I need to kill others to live.

I have no choice, it’s my life.


Alice ODILON. (Traduction David SOAMES)4/06/2010


A special Model for an anorexic photographer

“Copyright Alice ODILON 2001. Sandra Heidoff ou la Figure Anorexique.


Akan l’a toujours su: l’Anorexie gêne l’ordre social et son économie des biens et des corps.

La personne anorexique fait hiatus dans un système où les membres de la communauté vivent sous contrôle de l’économie globalisante.

Ce n’est pas l’anorexie que Toscany voulait viser mais la Femme elle-même dans son droit à l’image qu’elle peut avoir d’elle, quand on la considère comme une femelle à acheter ou épingler en étui pénien de l’homme voyageur et chasseur.

La Femme ne trouve pas son compte dans l’espace virtuel qui lui est assigné par l’Establishment phallocratique.

Elle a le droit si elle le veut de renoncer à ses charmes pour pouvoir se trouver, trouver sa place, son sens.

Qui cela gêne-t’il à part elle-même??????



“Copyright Alice ODILON 2001. Sandra Heidoff ou la Figure Anorexique.


Il existe une autre Femme, belle, sexy, anorexique et sexuelle, ayant conscience de son corps et de ses plaisirs, et qui pourtant, parfois renonce à la vie physique.

Cette Femme là, auto-destructrice, est en même temps capable de sauver les enfants battus, les personnes perdues, les femmes bafouées.

Cette Femme bi-pôlaire est la Femme idéale donnant vie et se donnant la mort à petite dose par l’anorexie.

La part de destruction sert la force de construction; il n’existe pas de vie sans épisode de déflagration, d’annulation.

La vie repose sur la Mort et Vice-versa.

Akan cherche cette Femme pour la photographier, cette Fille belle, jeune et racée, cette figure intelligente du corps féminin, et de l’esprit chevalier.

Cette figure “Signe/Cygne” existe.

Elle se cache dans les Universités, les salons de coiffure, les salles de danse, les cuisines, les hôpitaux, les buildings de la haute Cité, elle peut se présenter n’importe où, mais exceptionnellement, cependant, c’est ainsi, c’est génétiquement vrai.

Et Akan qui n’aime que les hommes, cherche cette figure clef d’un grand A, de l’Ecriture Anorexique, à l’encre blanche, jamais séchée.

Y croire c’est Y voir pour Akan.

Elle attend cette “A-Figure” venant à sa rencontre inopinément.


Akan has always known it: Anorexia impedes social order and its economy of goods and bodies.

The anorexic person creates a hiatus in a system where the members of a community live under the influence of a globalizing economy.

This is not the anorexia that Toscany wanted to target but the woman herself in her right to have a view of herself when one considers her as a female to buy or to pin in the cod-piece of a male hunter or traveler.

Woman can not find her place in a virtual world which is assigned to her by a phallocratic society.

She has the right, if she wants, to give up her charms to be able to find herself, find her place, her self meaning.

Who else does it bother apart from her??

There is another woman, beautiful, sexy, anorexic and sexual, having conscious of her body and its pleasures, and who all the same, sometimes renounces a physical life.

This self-destructive woman, is at the same time capable of saving hurt children, people in need, abused women.

This bi-polar woman is the ideal woman giving life and yet giving herself death by small doses through anorexia.

The destructive part serves the strength of construction.

There is no life without episodes of explosions, cancellations.

Life depends on death and vice versa.

Akan is looking for this woman to photograph her; this beautiful girl, young and thoroughbred, this intelligent person with a feminine body and the spirit of a Knight.

This figure “Sign” lives in this world.

She hides in the Universities, hair salons, dance halls, kitchens, hospitals, buildings in the City, she may appear anywhere, but very rarely however, and it is for this that it is genetically true.

And Akan, who only likes men, looks for this key figure with a capital A, from the word Anorexia, in white ink, never dried.

To believe is to see for Akan.

Akan waits for this “A-Figure” coming towards her unexpectedly.

Alice ODILON. 1/06/2010


Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

© 2009-2012 Alice ODILON All Rights Reserved -- Copyright notice by Blog Copyright

  • Social Slider
Support independent publishing: Buy this book on Lulu.