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La Tour Akanienne ou la structure ascensionnelle de la culture chinoise

Il suffit de voir un tableau de Li Yanshan, pour vivre le sentiment de petitesse et le “bon” placement de l’être face à l’Univers qui l’entoure.

L’homme est minuscule, mais il peut rêver, regarder, se taire, s’envoler dans l’air, vers le lointain.

La tour de Akan est une métaphore du bambou de Li Yanshan. Toujours mouvante, fragile et incassable.

Elle représente le corps de Akan et aussi le corps de toutes ses identités multiples incarnées au long de sa vie anorexique ascendante.

Pour grimper il faut s’alléger, s’étherer, se perdre et se reconnaître au sein du vide.

 

 ”La Tour Akanienne. HK 2011.”  Copyrights Alice Odilon.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{Bamboo was the lifelong love of Li Yanshan. He approached bamboo painting in light of the history of the genre and with reference to available masterpieces. His repertoire covered not only ink bamboo paintings but also outlined ones in colour. The picture shows his “Bamboo and Rocks”.}

 

Ainsi je crois que l’anorexie est une éthique du vide, ou du “moins possible” dans un monde mouvant.

Le fait d’être léger permet de réaliser des mouvements faciles et libres du corps et de l’esprit, la diète permet la jouissance des gôuts quand on fait dînette d’un repas d’oiseau, sain et vivifiant.

La couleur et l’écriture s’intègrent dans la vie d’un être fin inscrit dans la notion égalitaire espace-temps.

L’être étant si petit trouve son sens dans le déroulement du temps dans l’espace, joignant l’écriture et l’action.

Il n’y a jamais de plein, jamais de trou noir.

Toujours la vie est en mouvement ascensionnel.

La figure anorexique trouve son sens dans la culture Chinoise.

La figure anorexique est un mot, un simple trait, son contenu et sa forme ne font qu’un.

Cette figure là est un paradoxe,  figure pleine de vide et forte d’être vitalisée par le blanc de la page et non la mort.

Cette métaphore de l’anorexie, est une calligraphie (l’action) et une peinture (le corps mortel).

La figure anorexique est unité du vide et de l’écriture. “Elle abandonne le vouloir social, pour affermir ses os”.

La source anorexique utilise les paradoxes:

- La faiblesse est plus forte que la force.

- La modération, la sobriété, la maigreur, voir la sévérité d’un régime alimentaire génère le maximum d’énergie.

- Elle unit signifiant de la trace du corps et l’aura de la personne.

 

“Google Images”

 

On mange avec des baguettes, on retient son souffle, on prend le temps d’être humain.

Alice Odilon. 28/09/2011. Copyrights. Tous droits réservés.

 

Lisez Mon Livre: Hirondelle@anorexique.com

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Portrait of missing person thinking she’s not missing

In her book “The Missing person guide to love”, Susanna Jones described with talent, the soul of a missing person. Astonishing.

“Portrait of Cynthia Feliks, the One rejecting rescue”. Alice Odilon. Copyrights. 2009

 

Portrait of Patricia Johnson: Missing person from Vancouver Downtown. Alice Odilon. Copyrights 2009.

 

Susanna Jones excels to describe the loneliness of a runaway person.

Alice Odilon. 8/08/2011

Le Jardin des anorexies délicieuses

“La Tour Akanienne”. Copyright Alice Odilon 2009

 

Dans cette histoire de Tour Akanienne, j’aurais pu jouer avec les Arcanes Majeurs du tarot et d’étage en numéro, les locataires auraient trouvé leur place et leur sens contextuel, mais je voulais rester dans le sens unique de chaque personnage.

Il n’y aurait jamais dans cette tour, une cohérence ésotérique, une totale relativité des choses entre elles, car bien que les contrastes, les inégalités, les pouvoirs anarchiques aient une influence considérable sur le déroulement des vies, je pensais qu’il existait un espace vide occasionnant les solitudes des uns envers les autres.

Chaque histoire, chaque présent était inconnus de leur contemporains et, ainsi, sans fil ombilical, les personnages existaient sans bonne raison dans la Tour de Akan.

Soit qu’ils fut réfugiés, pensionnés, logés gratuitement, ou locataires, voir propriétaires, ils figuraient sur la liste des occupants officiels enregitrés dans le Grand Livre des Heures Akanniennes.

Une chose unissait ces gens abrités dans cet insolent gratte-ciel:

- la rêverie, un rêve éveillé les animant d’heure en heure dans une harmonie délicieuse et hallucinatoire.

Ces personnages en état second, vivaient en même temps, des illusions ou des fantasmes aussi éloignés les uns des autres, et cependant parvenaient à se dire bonjour dans l’ascenseur ou à partager des festivités ensemble, dans une joie naturelle et littéralement biologique, voire une extase de vivre.

Bien sûr un cauchemar naissait régulièrement dans la tour et des gens souffraient devant la mort sans qu’à l’étage au dessus on s’en soit aperçu.

Chaque appartement ouvrait sur des citations tronquées comme celle de Godard, volées pour être aimées, appropriées pour devenir réelle dans le rêve de ces gens de la Tour.

Ces êtres souffraient pour la plupart de TOC * et ne s’en vantaient pas, n’y n’avaient créé de groupes thérapeutiques.

Certains brillaient de leur force singulière et d’autres de leur handicap foudroyant.

Cependant dans cette Tour, ces gens si seuls les uns des autres, s’aimaient même de loin.

 

“La Tour Akanienne II.” Copyright Alice Odilon 2011.

 

* Le trouble obsessionnel compulsif (abrégé en TOC) est un trouble anxieux caractérisé par l’apparition récurrente de pensées intrusives liées ou non à une phobie.

Ces pensées dites obsessions génèrent des angoisses qui, selon certaines théories psychiatriques, seraient la cause des compulsions que l’on observe aussi chez ces personnes.
Ces compulsions sont des séries de gestes reconnus comme irrationnels par la personne mais néanmoins répétés de façon ritualisée et envahissante parfois jusqu’à la mise en danger de sa propre vie.

Alice Odilon 21/03/2011. Tous Droits Réservés.

One of the most searing Portraits of doll’s desperation ever put in Akan’s story.

It’s time to tell about essential, minimal, brutal things in Life. Isn’t it?

Akan had tried terribly hard to postpone this moment when a dark whispering murmur of the wind would came.

But it happened despite that.
This wind was the announcement of death.
Somebody in the tower was going to leave tragically.
This doll didn’t deserve to die alone nor endure this hard life.
This black day was actually a relief for this tenant, a squatter in fact.

She had been hiding in a basement for a few days after having run away from Bresson-City.

Her name was Doll “Mouchette”.


She came from the county of Bernanoshire, where she had lived in hardship in Bresson-city.
There she had faced major difficulties: a dying mother, an alcoholic father who was absent, and a baby brother in need of care.


She had been subjected to derision from her teachers.

“Nothing but a little savage” was how the Bresson-city school-teacher had described fourteen-year-old Mouchette, and that view had been echoed by every right-thinking local citizen.
Mouchette had been alone, completely alone, against everyone.”



Her mother was too sick to get out of bed,  Mouchette had been forced to take on the motherly tasks, preparing everyone’s meals and feeding her younger sibling.

At one point, it even looked like she might try breastfeeding when there was no fire on the stove to heat the baby’s milk.



She had been forced to be an adult even before her body was capable.
Also one dark night she had been raped by a bad man in a wood.


As tragedies continued to pile up, she had decided to leave Bresson-city and to take her life into her own hands, like a last act of defiance.
Mouchette doll was the most beautiful of dolls despite her tangled black hair, her dirty nails, and her wooden clogs.
Akan didn’t know Mouchette, until she had gone to bathe in the river with her friend Betsy, anorexic paper-doll and the severed hand of the doll who had disappeared.
It was the spring of 2011 in April.
It was still very chilly and the wind was twisting and twirling the petals of the young trees in bloom.
This supremely delicate dance had attracted a sad person.


“Mouchette finds rescue and peace in the nature”.

A young doll soiled by the earth and misery, with black hair matted and covered with dust, was sitting, stretched out on the ground, on the green bank: Mouchette.

Betsy who was unable to swim, given that her paper body would disintegrate, was also seated on the other side of the river, looking after the towels of her friends, Akan and Syndra Raynaud.

Akan and Syndra were playing in the cool water splashing each other and diving into the depths.
Their bodies glided in the light, with the thinness of Akan’s body magnificent in the light of the ripples, her skin both pale and livid embellishing the river.
Syndra, the severed hand of the doll who had disappeared, with her long fingers, mimicked the touching grace of a starfish.
Syndra became a mischievous mermaid jumping in the silvery waters; her fingers did not feel the slightest cold or the slightest increase in temperature: a kind of provisional harmony!


Suddenly a cry, Betsy, panicked, helpless, witness of the worst, the death of Mouchette.


Mouchette had let herself roll from the top of the bank like a lifeless puppet carried away by her own momentum down the slope.

{Of course, she does it alone, so maybe Bresson isn’t letting us off the hook after all.

Maybe putting up with a hard life leads us to even harder, more isolated positions.

In the prologue, Mouchette’s mother refers to a stone that is inside her, a metaphor for her illness.

But then, it could be where we all end up, weighted down, and the more we struggle, like a bird ensnared in a poacher’s trap, the more it hurts.

Bresson only releases Mouchette by letting that full weight land on her, and thus pushing her under.}

Mouchette let herself slide into the cold water, drown in icy water, on this beautiful sunny morning in mid-April.

Akan and Syndra had seen nothing, but felt the tumult of the circles in the water left by the despairing leap of the Doll Mouchette.


Betsy stiff with pain, dried out with sadness, stiffened even more before the now empty water.

It was April 14, 2011, Doll Mouchette would leave an enormous hole in the lives of Akan and her friends.

Bresson, director of the masterpiece, says:

“Mouchette offers evidence of misery and cruelty.

She is found everywhere: wars, concentration camps, tortures, assassinations.”



For Mouchette. Alice Odilon December 2010.

8 cases of Jane & John DOE, and Gina Cyphers, Tara Calico memory

 

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