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Lace, wings, bones, I made myself a new body

“Anorexic Lace B. Coat of Arms”. Copyrights Alice Odilon. December 2010. All rights reserved.

Anorexie et corps Cygne

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“L’Anse du corps”. copyright Alice ODILON1984. No clone is free.

Je pourrais dire que:

“l’anorexique écrit avec son corps,

résidu du manque

et signe d’élégance

en défense d’exister.”

L’anorexique figure par son corps propre le signe “émacié”

(selon Isabelle MEURET) de ce qu’il reste en dehors de l’amour.

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“Le Marquis au Signe blanc”. Copyright Alice ODILON1984.

L’anorexie produit cette figure blanche résiduelle comme une poussière

de forme résiliente et cependant extrêmement  résistante  à  l’assault  des réels.

Selon Isabelle Meuret:

{Ainsi Henri MICHAUX invente “Plume”, l’anti-héros faible et blâfard

qui pourtant résiste aux mauvaises réalités.

“Plume” est-il finalement le “vilain Petit Canard”?

Le personnage “PLUME” de Henri Michaux en est il l’incarnation

(ou plutôt la désincarnation incarnée)?

“Plume voyage , il voyage continuellement…”Entouré de femmes pleines de boutons,

de la police toujours inquiète,d’une reine nymphomane, de culs de jattes

plein les arbres, d’arracheurs de tête égarés, de chirurgiens ignorants,

Plume ne se plaint pas, il ne dit rien, il songe aux malheureux

qui ne peuvent pas voyager du tout.

” Plume” pourrait être le vilain petit canard, le rejeté, le damné,

qui deviendra beau malgré lui.

(Opposition héros-environnement )

(Le héros du roman d’apprentissage est tout d’abord directement confronté

à son environnement.

Alors qu’il est encore jeune, naïf et plein d’idéaux, il fait face à un monde hostile

et réaliste qui ne correspond que très partiellement à ce qu’il en imaginait.

Jacobs parle de « rupture entre une âme pleine d’idéaux et une réalité qui résiste ».

Les conséquences sont de l’incompréhension et du refus des deux côtés . Isabelle Meuret }

Plume pourrait être le “Petit Prince” de St Exupéry…….

Un être auquel on n’ a pas fait attention, et qui n’a pas de place

si ce n’est sur ce minuscule astre planétaire perdu dans la Galaxie.

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Dessin de St Exupéry.

C’est d’ailleurs le Petit Prince lui-même orphelin de tout,

qui donnera toute son attention et amour à la Rose venant à naître.

(“On ne peut donner que ce que l’on a pas reçu.”)

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Un amour à toute épreuve et sans compter.

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La Rose tant désirée, aimée avant de naître, deviendra délicatement capricieuse

et en même temps sera le ‘Doudou”du Petit Prince,

l’objet transitionnel qui lui permettra d’affronter la réalité.

“Plume” c’est Caliméro le petit canari visionnaire:

“C’est vraiment trop injuste!”

ponctue ses tristes mésaventures sur la planète des hommes.

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“Caliméro”

Ce petit être fragile et injustement ignoré et rejeté,

se démène pour naître à lui-même et faire de sa coquille une couronne naturelle de vérité.

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Silver Pageant Princess Tiara” (for a big success in the adult world).

Cette figure blanche de l’anorexie

Serait-elle la preuve de l’existence d’un corps membrane “signe”

sans cendre organique?

– Et si oui, où est le noyau de ce corps “fil”?

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L’anorexique boulimique sait très bien gérer le plein qu’elle détruit, par le vidage,

pour retrouver un vide sain, fécond, propice aux sensations fortes homéopathiques,

savourées en dandy sur le “fil du Grand Non”

(”édulcoré d’un petit oui lâché par les anorexiques boulimiques).


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“Non”

Et quelle force d’avoir osé franchir le pas d’une désacralisation de la bouche!            iconator_c7a56132f0331c2a4b8de9e8165e41271

Ainsi je tombe sur un texte de René GIRARD:

” Les personnes avec des désordres alimentaires

ne sont pas des personnes avec une gueule de bois religieuse,

les traditionnalistes et les fondamentalistes, mais les plus libérées.”

{“Je me souviens d’une émission de SEINFELD sur NBC

qui cernait brillamment la “normalité”de la névrose anorexique-boulimique

dans notre monde:

A la fin d’un repas dans un restaurant new-yorkais, une jeune femme

va dans la salle de bain vomir une grosse assiettée de spaghettis

qu’elle vient juste de manger.

Elle l’annonce à sa compagne, une autre femme, dans le même

ton tranquille et neutre qu’en d’autres temps elle aurait dit:

“je vais mettre du rouge à lèvres”. (René GIRARD).}

Et là encore la bouche est métonymisée.

Le rituel serait d’aller au restaurant comme les autres,

avec en plus le rituel du vomissement pour revenir à “soi”

(”moi” – sans les autres.).

(Avec en balancement le vide et le viol du plein par la bouche.)

Avaler-régurgiter, ne jamais se laisser empoisonnée par la “bouffe” extérieure,

ne jamais faire en sorte que la nourriture devienne “soi”.

C’est une question de vie ou de mort.


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“Titinimoi ne mange rien.” copyright Alice Odilon 2007.

Manger “rien” (LACAN).

“Rien” en figure d’une absence et place vide pour l’amour vitalisant, attendu sans faim.

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Un “Rien” fertile de vie honnête.

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Cette image tabou de notre société bourgeoise “bien intentionnée” (rien intentionnée”)

nous renvoie vers  le vrai “RIEN”.

En réponse à ce minable “rien” offert par les valeurs “Bushiennes” aux enfants d’aujourd’hui.

Cette image ne fait que montrer le nihilisme de l’anorexique en échange de Rien,

la question du Rien en remplacement de ………….Rien.

Rien de Tabou dans cette image que tant de bonnes bourgeoises et bourgeois

“bien intentionnées” (Rien intentionnées) boycottent en temps qu’ Image

incitatrice à l’anorexie dans les blogs (interdits) d’anas.

Ces jeunes anas très perceptives et souvent brillantes,

très ignorantes encore des enjeux politiques de leur corps et pensées,

manipulent des idées dynamites et c’est bien ce qu’on leur reproche:

vouloir tout changer.

Cette image ne parle pas de beauté, ne parle pas d’idéal,

cette image affiche le “Rien” dévastateur

de notre société qui engendre des maladies incurables chez certains êtres à risque.

Tant de déception chez ces jeunes femmes idéalistes,

qui rêvaient d’un monde bien plus positif et auxquelles on a donné “Rien”.

“Marche ou crève”.

“Pas de solidarité, pas de partage,  encore moins de regard vers l’autre,

encore moins d’écoute de l’autre,

il ne faut compter que sur soi, “les autres sont dangereux”.

“Et voilà ce que ces valeurs sans valeurs nous donnent  aujourd’hui:

des  jeunes gens addictifs sans substance ou avec substance,

se positionnant dans  la citadelle des psychoses,

des addictions, des perditions, de la fin de la faim.

On peut comprendre pourquoi cette petite image de femme anorexique fait si peur,

car elle nous montre la pire des vérités: l’échec de nos valeurs bourgeoises.

Et pourtant l’anorexique aura tout tenté pour dire sa perception aiguê

de son malaise humain, en s’enfilant dans la momie embaumée

survivant à la pourriture, émiettant une vie morte.

La momie symbolise ce morceau de peau intarissable resté en évidence hiatus.

Elle garde du sens, elle ne se résoud pas au déchet, naît sacrée, conservée

emballée en posture de X comme un nourrisson.

Cet X qui revient encore…… et qui sera ” the embodied negative metaphor”.

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Selon Ellen Siegelman.

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“La marque du Diable”. Copyright Alice ODILON.1977.

Dans cette image “La marque du diable”, la peau de cheval représente

l’objet transitionnel “peau morte” qui permet à l’anorexique de se “parer” de l’Autre.

Cet objet transitionnel est figé, mortifié, utilisé comme défense contre

l’environnement psychotique.

{ “The Bodily X  metaphor of anorexia :

“I connect and then I’m dead

I disconnect and then I’m alive

but, unfortunatly just for a short time.”

Je retiens les mots de Siegelman concernant un de ses rapports de thérapie:


“She told me poignantly how she had manage to struggle between

X’ing out” and be “X’ed out”.


“Connecting is what I have to do, and if my body is refusing, it’s just my body”.


“Clamp. Disconnect. And I do it again.”

It took a bodily form that seemed to bee a most eloquent and concret metaphor

for what was happening in Martha’s Psyche:

” A clamping” down in her midstation.

Ellen Siegelman. }



À défaut de tiers structurant , la métaphore du X éclaire combien,

il est extrêmement dangereux pour l’anorexique de recevoir la nourriture inerte

de cette mère anorexigène, de se connecter avec elle;

et combien il est difficile de s’en déconnecter,

par peur des représailles.

Car on est dans un mode de double contrainte.

L’anorexie devient un moyen de déconnection avec la mère.

(Dysménorrhée disconnective).

Ce qui vient à reconnaître que l’anorexique ne peut vivre

un état intermédiaire (transitionnel) entre sa sphère

et l’échange avec la sphère mère.

Le phénomène se résoud à l’intrusion ou à la fermeture de la sphère mère.

L’anorexique se vit tantôt violée par sa mère, tantôt ignorée par sa mère

après avoir été jetée pour trop avoir été violée.

Ainsi s’entrelacent la présence “mauvaise” de la mère omnipotente

et son absence radicale “bienfaitrice” mais “provisoire”.

Car elle part, certes la plupart du temps, mais elle peut revenir à tout moment.

Ainsi la photographie intervient en temps que coupure métaphorique

de ce rythme endiablé du danger et du répit éphémère.

La photographie permet un répit plus long pour l’âme anorexique.

Alice ODILON. 8/2/2009.

Touts droits réservés.


X, figure du renoncement anorexique




La figure X joue le signifiant et le signifié superposés, confondus, fusionnés.

Absence totale de symbolisation dans l’échafaudage psychique de l’enfant anorexique.

La jeune anorexique incarne le mal qu’elle rejète.

Elle doit le montrer pour l’exorciser.

Elle manque l’étape de la parole élaborée, détachée du corps.

Elle se joue maux (mot), maudite, (mots dits), barrant par sa forme en X, l’approche de sa mère empoisonnante.

- Quelques rappels sur la Psychanalyse et la naissance du sujet: {“Un objet transitionnel est un objet utilisé par un enfant entre 4 et 12 mois, pour représenter une présence rassurante (de la mère).

Avant la période transitionnelle, l’enfant est dans l’illusion : lorsque tout se passe bien, ses cris (déclanchés par exemple par la faim) entraînent une réponse à ses besoins sous la forme

d’un sein (accessoirement un biberon) qu’il fantasme comme étant une partie de lui et qui semble apparaître magiquement.

La mère, normalement dans un état de “préoccupation maternelle primaire”, permet au bébé d’avoir cette illusion d’omnipotence.

Ultérieurement la mère suffisamment bonne sera celle qui introduit progressivement la frustration.

Ainsi va apparaître l’objet transitionnel* permettant à l’enfant de fixer son chagrin lorsque sa mère part.

(Alternance des absences et des présences de la mère ainsi que leur imprévisibilité de manifestation.

*: Terme employé surtout en psychanalyse.}

en.wikipedia.org/wiki/Donald_Winnicott


Il désigne un objet qui est donné à un moment nommé (à un certain moment) par la mère.

Grâce à cet objet, la mère, même absente, est encore symboliquement présente pour l’enfant.

Cet objet est le prolongement de la mère, et l’enfant l’investit comme tel.

Par la suite (nous suivons toujours Winnicot), lorsqu’un objet transitionnel est investi, ce n’est pas l’objet qui est transitionnel, l’objet ne fait que représenter la transition du petit enfant qui passe de l’état d’union avec sa mère à l’état où il est en relation avec elle en temps que séparé.

Et Winnicot insiste sur ceci :

{“Autant la mère doit avoir pu illusionner son enfant sur sa capacité à créer le sein qui le satisfait, autant elle doit s’employer à le désillusionner, en ne s’adaptant qu’incomplètement aux besoins de l’enfant”.

On peut donc se demander pourquoi l’illusion en tant que telle devient pour lui la fonction majeure de l’objet transitionnel, alors que précisément la présence de cet objet signalerait

plutôt les tentatives que fait l’enfant pour sortir de l’aire d’”illusion d’union” à la “séparation.”}

L’objet transitionnel un sujet en transition (car c’est bien le sujet qui est en transition), un sujet s’ouvrant à la symbolisation.

Il n’est donc pas rare que l’objet transitionnel soit nommé d’un signifiant où s’infiltre le prénom ou le petit nom par lequel l’enfant est lui-même interpellé : Totin, pour Coquin par exemple.”

Le fétiche a par contre un rôle morbide et sadique, il représente la mère sans désir.}

wiki/F%C3%A9tichisme_sexuel


Cet objet fétiche est le fantôme de la relation Mère/Enfant Anorexique.

(“The Imaginary Phallus”)


{In the distinction between penis and phallus, the latter refers to an imaginary object.

The imaginary phallus is perceived by the child as an object of the mother’s desire, as that which she desire ahead of the child, thus the child seeks to identify with this object.

The Oedipus and the castration complex imply the renunciation of the attempt to be the imaginery phallus.}


Je pense que dans l’anorexie, l’enfant n’a pas eu accès au symbolique.

Il n’a pas été nommé, il n’a pas de place respectée, il est honteux, secret, inavouable; il est l’enfant Anorexique en personne.

L’enfant n’a pas pu se représenter l’autre (la mère) en son absence car elle n’était jamais là ou jamais “présence aimante” quand elle était là.

Aucun bon souvenir, aucune chaleur, aucune différence entre le vide de sa présence et celui de sa présence dégôutée, indifférente.

Pourquoi se souvenir de ce vide?

Ce vide est-il la source de vie de l’anorexique?

Un vide sans mots, sans signes de vie, rien que du jeté mort, du terriblement vidé.

Aucun accès au répit de consolation.

La confrontation au trauma est inéluctable.

L’enfant crée son symptôme comme parade à cette souffrance.

en.wikipedia.org/wiki/Sinthome

{“The symptom does not call for interpretation: in itself it is not a call to the Other but a pure jouissance addressed to no one.” (LACAN).}

- Le symptôme devient son doudou.

“Le  symptôme est vérité”. Lacan

“Le symptôme est langage dont la parole doit être délivrée.” Lacan.

“Le symptôme est le retour du refoulé dans le compromis.” Lacan.

“Le symptôme a une structure signifiante”. Lacan.

“Le symptôme est symbolique. Lacan.

www.answers.com/topic/symptom-sinthome

{“Since meaning (sens) is already figured within the knot, at the intersection of the Symbolic and the Imaginary, it follows that the function of the sinthome knotting together the Real, the Imaginary and the Symbolic – is beyond meaning.”}(LACAN).

Sans son symptôme, l’enfant devient fou à lier.

Il est le nécessaire bouclier contre la mère néantisante.

Dans l’anorexie, je pense que le sujet se confond avec le fétiche (objet transitionnel tronqué, bugué).

Le sujet devient le fétiche, c’est à dire qu’il représente par lui-même l’absence de la mère.

Il devient l’Être rayé X rayant l’Autre.

Plus tard l’adolescente jeune adulte n’aura pas accès à la triangulation oedipienne.

{Le recours au fétiche traduit un clivage du Moi au niveau psychique, lui barrant l’arrêt à la bisexualité.}

Ainsi dans la genèse de l’anorexie, l’enfant n’a pas eu affaire avec un tiers structurant.

L’objet transitionnel a été jeté à la poubelle par la mère.

Dans le cas de l’anorexie, il fut détruit par la mère en dehors de la vue de l’enfant.

Ce qui empêche l’enfant d’avoir recours à une illusion de consolation; pire il n’aura en héritage que le cauchemar d’imaginer son nounours dans la poubelle, perdu à jamais.

L’enfant se confondra à ce vide consistant imparable, et s’en rendra à lui, comme victime de la Tentation de St Antoine.



“Thorax Hypertélique”.Copyright Alice ODILON 1977.

Cette identification passive sera la seule pantomine autorisée par la mère, en simulacre d’acceptation, de soumission, d’annulation du sujet anorexique.

L’enfant cachectique vomit sa mère dès qu’elle s’en va.

Il fait semblant d’aimer sa mère en acceptant tout, en incorporant cette masse hideuse du dégôut de la mère.

Tout compte fait, l’enfant introduit une notion de stabilité et de permanence face à l’absence blessante de la mère, qui revient quand on ne l’attend plus, ou qui surgit alors que l’on en a pas besoin.

L’enfant désormais est devenu rayant rayé.

L’enfant renonce à sa mère, à sa présence rêvée et à son absence redoutée.

Et finalement l’enfant confond le sentiment de sécurité quand elle est présente avec le sentiment de sécurité (répit avoué) quand elle s’absente; car elle n’est pas cette mère si douce et bonne qu’il fantasmait.

Au contraire, celle-ci se révèle mortifère par son indifférence masquée sous des “devoirs ”de mère.

Il advient que cette mère est néfaste au développement psychique de l’enfant incapable de trouver sa place d’objet aimé.

L’enfant barre sa douleur par le symptôme de renoncement.

Le sujet n’existe que dans “son monde” et la schize.

fr.wikipedia.org/wiki/Malaise_dans_la_civilisation

Meeting an anti-girl

NB: Depuis le début de ce blog, j’aurais dû mentionner que le code est le suivant:

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Amis lecteurs gardez les en mémoire, si vous en avez envie.

Reprenons: Après le difficil entrevue entre le grand homme élancé et Akan, il se passe des choses tristes dans la tête de notre héroïne: des choses amolissant, ralentissant l’envie et l’énergie de celle-ci.

Elle qui d’habitude part de rien et retrouve son tout, se situe maintenant sur une ère de rue délicate et pleine d’embûches.

A chaque pas, il faut bien regarder de tous côtés pour voir venir l’ennemi, ou l’espoir, la Figure A.

Rien n’est moins simple que de poursuivre et repartir en avant, même de travers.

Akan sait que si elle renonce, elle mourra par l’ennui et la mort dans l’âme.

Il vaut mieux aller jusqu’au bout et tenter le coup pour le tout A-Figure.

Elle n’y perdra rien, elle y perdra toute sa vie.

En s’amusant des contraires, Akan marche à côté d’une jeune fille blanche à la peau immaculée, fraîche du matin, toute neuve, éclose et pourtant……

Les rythmes des pas de nos deux personnages coïncident presque, il reste un écart imperceptible dû aux poids différents des corps.

La jeune femme petite et massive, porte son bassin comme la mort, comme une faute impardonnable, une erreur exquise, un écran à la vie.

Tout son corps est attaché à cette masse finale d’inertie.

Elle voudrait cacher çà, l’oublier, oublier son poids aveugle et sa masse réelle.

Mais elle ne peut pas, elle en fut dotée par le Dieu du malheur, lors de ses 4 ans.

De ce terrible fait elle marche lourdement, freinée par la part sourde.

D’ailleurs elle a senti le bras de Akan frôler sa robe et cela ne lui plaît pas car elle ne veut pas que l’on sente son corps, que l’on touche une parcelle de sa peau sublime, que l’on voit la largeur de ses hanches

prisonnières dans la chair opâque.

- Excusez-moi, s’écrie Akan, comme une idiote.

- Ce n’est pas grave, murmure la gamine taciturne et sombre.

- Je voulais vous dire; vous avez l’air d’une amphore, d’un vase de plomb, votre allure si épaisse et sombre me fait mal, avoue Akan, d’un flot de mots lancés.

Votre tronc est votre énigme, la question non élucidée, le sujet essentiel, que vous évitez depuis longtemps, des années, certainement.

Cette boîte en vous va rester fermée et se durcir encore, la porte ne cèdera jamais, il est trop tard.

Vous avez été traumatisée dans l’enfance par les méfaits d’un abuseur menaçant de mort votre mère, et vous avez dû la défendre nuit et jour.

Vous vous êtes perdue à vous battre contre le mal, votre mère s’en est sortie et vous a sauvée aussi, mais vous vous êtes tout de même perdue et le trauma vous a emmenée de l’autre côté, celui des méchants.

De témoins victime, vous êtes devenue un prédateur.

Les parents harceleurs font des enfants manipulables qui donnent naissance à des manipulateurs pervers narcissiques. Votre mère était manipulée par sa mère, elle est devenue anorexique pour survivre de l’emprise; Vous êtes née en 1988, Vous avez été une petite fille sage, chagrinée car vos parents se sont séparés lorsque vous aviez 3 ans.

Vous avez été mal pendant cette période, très mal, vous perdiez tout sentiment de sécurité; votre mère était seule et vous sentiez sa faiblesse et son errance.

Un jour de février 92, elle s’est perdue dans les bras d’un abuseur comme pour retrouver l’emprise sécurisante et morbide qu’elle avait connue petite fille avec sa propre mère.

Vous avez réalisé comment votre maman était manipulable et cela vous a terrorisée.

Elle vous est apparue faible et imbécile, vous avez vu son aveuglement presque aussitôt.

La manipulation mentale a été votre mécanisme de  survie.

Voyant votre mère se détruire sous l’emprise de l’abuseur.

Vous avez emprunté la stratégie du harceleur menaçant votre vie et celle de votre mère.

Cela vous a permis de ne plus avoir peur.

Mais cela ne vous a pas rendu heureuse, cela vous a donné cet air maussade, ce visage contracté de mécontentement, votre côté bilieux, votre mémoire morose.



- Non mais çà va pas, espèce de folle! comment osez-vous? vous êtes vous regardée dans une glace, horreur de ma vue, mocheté, affreuse vieille femme, vous êtes si laide, tas d’os, terrible spectre nerveux, vous n’avez pas le droit de me dire la vérité.

- Si je suis ainsi c’est que je l’ai voulu, voilà toute la différence.

je me veux maigre et ardue comme l’herbe des chemins.

Sèche et racée en hirondelle dans le ciel.

Mon pas abrite mon coeur et mon corps respire dans mes pas.

je ne transporte plus rien avec moi que moi-même et mon présent, le reste s’est envolé, le mal s’est assoupi. Des cancers j’ai fait des gallets sur la plage.

Je me suis acceptée.

- Vos dires sont infondés. j’ai en effet un corps intérieur symbole de masouffrance et mon histoire dramatique, j’ai une volonté d’acier pour combattre le mal que je vois partout.

Je dois maîtriser les gens, les séduire, les charmer, les observer, les tester, les flatter.

je dois tuer l’autre pour vivre.

Je n’ai pas le choix, c’est ma vie.


Alice ODILON. Copyright 2/07/2010.


NB  Since the start of this blog I should have mentioned the following equivalence :

Anorexic girl = anta-girl = disembodied person = embodied soul = bodily X metaphor = Figure A = Anorexic girl.


Dear Readers bear this in mind if you so wish.


Let’s continue: Following the difficult meeting between the tall elegant man and Akan something sad came to pass in the mind of our heroine, something relaxing, reducing her desire and energy.

She, who normally started from nothing and yet discovered everything, found herself in a delicate situation on a road full of pitfalls.

With each step she had to look around for potential dangers, or hopefully for Figure A.

Nothing is easier than to continue and to move forward, even awry.

Akan knows that if she doesn’t she’ll die of boredom and a heavy heart.

Better to go through with it and go all out for A Figure.

She won’t loss anything; she’ll lose all her life.

Whilst reflecting on these contradictions, Akan was walking next to a pale young girl with perfect skin, fresh as a daisy, brand new, as if newly hatched and yet………….

The rhythms of their steps almost coincided, there was just an almost imperceptible difference due to their contrasting body weights.

The young girl, small and heavy built, carried her pelvis as if dead, like an unforgivable sin, a terrible error, a shield from life.

All her body is attached to this mass of death and inertia.

She would have liked to hide this, forget it, forget her weight and her true mass.

However she is incapable, she was cursed with it by the God of misfortune when she was only 4 years old.

As a result of this terrible fact she walked heavily, slowed down by her handicap.

Besides she had felt Akan’s arm graze her dress and this was unpleasant for her as she didn’t want anyone to feel her body, to touch any part of her magnificent skin, or see the size of her hips imprisoned within.

- Excuse me, exclaimed Akan like an idiot.

- It’s nothing, murmured the taciturn and gloomy young girl.

- I’d like to tell you; you look like an amphora, a vase made of lead, your appearance so solid and somber upsets me, confessed Akan, with an outpouring of words. Your body is your enigma, the unanswered question, the essential subject that you have avoided for so long, years no doubt.

This box in you will remain closed and become even more durable, the door will never open, it is too late.

You have been traumatised in childhood by the misdeeds of an abuser threatening the life of your mother, and you had to defend her night and day.

You entered perdition by fighting against this evil, your mother escaped, saving you as well, despite which you were lost, the trauma transformed you and you ended up on the side of the wicked.

From being a victim and witness you have become a predator.

Overpowering and aggressive parents produce children that are easily manipulated who themselves give birth to perverse narcissic manipulators.

Your mother had been manipulated by her mother so she became anorexic to escape this stranglehold; You were born in 1988, you were a well-behaved little girl, saddened when your parents separated when you were 3.

You were unhappy during this period, very unhappy, you lost all sense of security; your mother was alone and you sensed her weakness and wandering.

One day in February 1992 she fell for an abuser as if she wanted to return to the unhealthy sensations of her childhood being manipulated by her own mother.

You realised how easily your mother could be manipulated and that terrorised you.

She seemed weak and stupid to you, you saw how blind she was almost immediately.

Mental manipulation was your means of surviving.

Seeing your own mother self destruct under the influence of the abuser, you took on the mantel of the abuser who threatened both you and your mother.

Like this you were no longer afraid.

However this didn’t make you happy, it gave you your sulky attitude, your discontented look, your bilious manner, your morose memories.

- But who do you think you are? You’re mad! Who gave you the right?

Have you looked in a mirror recently? Awful, horrible old woman, you are so ugly, a pile of bones, a nervous wreck, you don’t have the right to tell me the truth.

- I’m like this because I want to be, that’s the big difference.

I want to be thin and tough like grass growing on paths.

Dry and racy like swallows in the sky. My steps harbour my heart and my body breathes through my steps.

I have no other baggage than myself and my present, all the rest has gone, my pain has gone to sleep. I have transformed my cancerous memories into no more than pebbles on a beach.

I have come to terms with myself.

- What you say is untrue.

Effectively I have an inner body which is a symbol

of my suffering and my dramatic past; however I have a will power of steel to fight the evil that I see everywhere.

I have to master people, seduce them, charm them, observe them, test them, and flatter them.

I need to kill others to live.

I have no choice, it’s my life.


Alice ODILON. (Traduction David SOAMES)4/06/2010


The ghostly energy of anorexia

In the crowd there are anorexic people moving differently.

Their dark energy behaves like a form of negative energy, gravitational repulsion.

“Gravitational repulsive Energy”. Copyright Alice ODILON 2009. All rights reserved.

The nature of this force remains a mystery.

The pure essence of this dark energy creates energy phantom as the energy of an amputated limb.

This form of energy is sometimes also called “zero point energy”.

Sometimes these anorexic persons are so agitated, “elusive”, they seem untouchable like virtual photon particles.

The vacuum anorexic energy is the amount of produced  and saved energy to achieve the zero point and draw the body space time.


Alice ODILON December 2009.


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